L'Afrique de l'Ouest fait plier l'ex-junte au Mali, accord sur la transition

20 Mai 2012 - 08:56
Mis à jour: 14 ans
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(AFP) - L'Afrique de l'Ouest a fait plier samedi l'ex-junte au pouvoir au Mali, qui a dû accepter le maintien du président intérimaire Dioncounda Traoré à la tête de la transition dans ce pays en pleine crise depuis le putsch du 22 mars. [caption id="attachment_67583" align="alignleft" width="250" caption="Le ministre ivoirien des Affaires étrangères Daniel Kablan Duncan (D) et le président de la Cédéao Kadre Desire Ouedraogo le 19 mai 2012 à Abidjan"][/caption] Les auteurs du coup d'Etat "adhèrent" aux décisions de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) prévoyant que M. Traoré dirige la transition jusqu'à l'organisation d'élections, ont annoncé l'ex-junte et une délégation de la Cédéao samedi. "Un accord de principe a été trouvé", a déclaré à la télévision publique malienne le chef des ex-putschistes, le capitaine Amadou Haya Sanogo, après avoir reçu les ministres burkinabè Djibrill Bassolé et ivoirien Adama Bictogo, dépêchés samedi au Mali par la Cédéao. Dioncounda Traoré, qui a prêté serment le 12 avril comme chef de l'Etat par intérim, "va rester au pouvoir pour diriger la transition", a indiqué une source militaire dans l'entourage du capitaine Sanogo. Le ministre Djibrill Bassolé a confirmé cette "convergence de vues" et a indiqué que des mesures "d'accompagnement" restaient à mettre au point. La délégation de la Cédéao sera renforcée dimanche par des représentants de l'ONU et de l'Union africaine pour "passer un message clair: que la junte doit rester en dehors du processus politique", a déclaré le ministre ivoirien des Affaires étrangères, Daniel Kablan Duncan, à la fin d'un sommet de ministres ouest-africains à Abidjan sur les crises au Mali et en Guinée-Bissau. A la moindre entorse, des sanctions seraient "appliquées automatiquement", a-t-il averti. Les ex-putschistes qui ont renversé le 22 mars le régime d'Amadou Toumani Touré sont restés jusque-là incontournables, bien qu'ils aient officiellement rendu le pouvoir aux civils en vertu d'un accord-cadre conclu avec la Cédéao le 6 avril. Ils entendaient faire partir M. Traoré dès mardi prochain, soit au terme du délai constitutionnel de 40 jours pourtant déclaré intenable dans l'accord-cadre. La Cédéao avait au départ prévu une transition d'un an, mais aucune précision sur la durée du processus n'a été donnée samedi à Abidjan et Bamako. [caption id="attachment_67584" align="alignright" width="250" caption="Le président intérimaire malien Dioncounda Traoré le 16 mai 2012 à Abidjan"][/caption]
Cette détente avait été préparée par l'adoption vendredi par l'Assemblée nationale d'un projet de loi accordant l'amnistie aux auteurs du coup d'Etat. Accord à Bissau Le défi le plus grave est cependant la partition du pays: le putsch a favorisé la chute du nord du Mali aux mains de groupes armés, rebelles touareg et surtout islamistes, notamment Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Le médiateur, le président burkinabè Blaise Compaoré, a ouvert des "consultations" avec les mouvements armés. En Guinée-Bissau, qui a connu un nouveau coup d'Etat le 12 avril, la Cédéao souhaite que le processus de transition en cours "puisse être inclusif et rassemble l'ensemble des parties prenantes, y compris le PAIGC" (Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert, ex-parti au pouvoir), en vue de "la paix et la stabilité", a affirmé Daniel Kablan Duncan. Or, le PAIGC ne reconnaît pas les autorités de transition toute juste installées et n'a pas signé l'accord de sortie de crise conclu vendredi par le parlement, les auteurs du coup d'Etat et plusieurs partis politiques, dont le Parti de la rénovation sociale (PRS) de Kumba Yala qui, avant le putsch, était le principal leader d'opposition. L'accord doit notamment permettre de mettre en place une nouvelle commission électorale dans ce pays à l'instabilité chronique devenu depuis plusieurs années une plaque tournante du trafic de drogue entre Amérique du Sud et Europe. Une force militaire de la Cédéao qui comptera 639 éléments a commencé cette semaine à se déployer pour sécuriser la transition et remplacer la très controversée mission militaire angolaise (Missang) présente depuis plus d'un an. Le Conseil de sécurité de l'ONU a demandé vendredi le retour immédiat à "l'ordre constitutionnel" et adopté à l'unanimité une interdiction de voyager contre cinq responsables du putsch, dont le puissant Antonio Indjaï, chef d'état-major de l'armée.

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Commentaires (66)

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Nabé
Nabé 14 ans
A bas Sanogo Vive le Mali et vive la CEDEAO
cedeao
cedeao 14 ans
je vs avait dit quoi? entre dimanche on le degage de gré ou de forçe le petit voyou :twisted:
cedeao
cedeao 14 ans
moussa laisse le moi je repond argument sur argument tout les fauteurs de de troubles on les botte en touche toi meme tu vois le sanogo la comme il est habillè? c'est 1 soldat ça et il veut etre presi
moussa ag
moussa ag 14 ans
fais gaffe...ils vont dire que tu es fils de ADO et apatride... :lol: :lol: :lol: :lol: MOI J'AI FINI PAR ACCEPTER FILS DE VOLEURS et d'autre yari yara pour pouvoir continuer a discuter avec nos chers compatriotes qui supportent l' AS FANFARONS PUTCHISTES-BLUFFEURS DU CNDR... Il parait qu'ils sont venu pour redresser l'ETAT et compte le faire de facon DEMOCRATIQUE mais que nous autres ne leur donnons pas la chance... Moussa Ag
Hermez
Hermez 14 ans
hey toi la, tu comprends par ton cul ou quoi. A qui la faute aujourdhui, apres 23 ans le Mali n a meme pas une armee? Est ce la faute de Sanogo ou le couple ATT-Diacounda et sa clique? le Mali se reveille un bon matin de Janvier 2012, piannnnnn…y a rien pas d armee, quelle honte? Reponds!
moussa ag
moussa ag 14 ans
Tu l'as insulter...donc il ne va pas repondre... Quand on eli un president, qu'il soit voleur, fou, idiot,...on ne peut pas lui faire de coup d'etat mais plustot trouver un moyen legitime pour se debarrasser de lui...c'est comme ca que ca marche...c'est malheureux pour ceux qui sont aigris mais c'est comme ca que ca marche... DEMANDES AUX FRANCAIS...AUX SENEGALAIS...ET MEME AUX AMERICAINS AVEC BUSH... LA MAJORITE ELI QUI ELLE VEUT...PAS CE QUE MOUSSA AG VEUT...PAS CE QUE HERMEZ VEUT...DONC SI LA MAJORITE CHOISI UN "TOUT CE QUE TU VEUX" C'EST CE QU'ON A COMME PRESIDENT... C'EST PAS NOUS QUI AVONT INVETE CE TRUC LA...ON A RIEN INVENTER D'AILLEURS...MAIS ON VEUT UTILISER LES INVENTIONS DES AUTRES A NOTRE MANIERE... Moussa Ag
Kba
Kba 14 ans
Que le bon Dieu protege le Mali . La CEDEAO est la pour faire le jeu de l'occident . Le moment que les maliens se rendront compte nous nous mordrons les dents . Les premiers enemies du Mali sont les membres du FDR . Quand ATT detruisaient ce pays ils etaient tous present personne n'a dit un seul mot . Aujourd'hui parceque les interets personnels sont menaces ils crient partout . Quel jugement les maliens porteront le fait que le MNLA a ete recu au parlement de l'union europeen. La France n'a jusqu'a present pas condamne l'assassinat des militaires maliens par les rebelles . Les 2 burkinabes Blaise et Alassane Ouattara avec sa nationalite ivoirienne douteuse sont a la merci de la France essayent de soigner leur visage sur le plan international . Combien d'ivoiriens ont ete tue par ces 2 burkinabes Blaise et Alassane?
belentigui
belentigui 14 ans
J'ai l'impression que vous passez tous à côté. Vous connaissez mal le "suppo de satan". Il a toujours fait croire qu'il est d'accord avec la CEDEAO le temps de consulter satan "Donsoba, son maître spirituel". Je vous promet qu'il va se retracter encore une fois et se camoufler derrière la populasse. Voilà ce qu'est le capitaine haddock : un populeux qui ne veut que le pouvoir. C'est vraiment dommage de voir ou nous en sommes aujourd'hui au Mali (entre Sanago, Donsoba, Dioncounda et le Cherif de Nioro). Pauvre Mali... Qui penses Mali ? Très peu. Nous voulons tous notre petit intérêt personnel. Que ceux qui sont avec Dioncounda et/ou ceux qui sont avec Sanogo se posent la même question : QU'A-T-IL FAIT MON IDOLE DE MARS A AUJOURD'HUI? Il est important pour nous de comprendre qu'il ne s'agit aucunement de Sanogo, Dioncounda encore moins de ATT ou Moussa Traoré. Il s'agit de notre devenir, de notre Mali dans lequel nous devons tous être aujourd'hui porteur du drapeau national et incarner l'hymne national qui dit : A ton appel Mali Pour ta prospérité Fidèle à ton destin Nous serons tous unis Un peuple, un but, une foi ... Si l'ennemi découvre son front Au dedans ou au dehors Debout sur les remparts Nous sommes résolus de mourir ... Pour l'Afrique et pour toi Mali Notre drapeau sera liberté Pour l'Afrique et pour toi Mali Notre combat sera unité O Mali d'aujourd'hui O Mali de demain Les champs fleurissent d'espérance Les cœurs vibrent de confiance ... Debout villes et campagnes Debout femmes, jeunes et vieux Pour la patrie en marche Vers l'avenir radieux Pour notre dignité Renforçons bien nos rangs Pour le salut public Forgeons le bien commun Ensemble au coude à coude Faisons le sentier du bonheur ... La voie est dure très dure Qui mène au bonheur commun Courage et dévouement Vigilance à tout moment Vérité des temps anciens Vérité de tous les jours Le bonheur par le labeur Fera le Mali de demain Espérons revenir à de meilleurs sentiments, à nos valeurs ancestrales pour sauver notre bien commun. Réunissons pour aller reconquérir ce que notre vaillante armée a perdu après et seulement après, nous pourrons établir de nouvelles bases de conduite pour un nouveau Mali. Au lieu de se faire la guerre pro Sanogo / pro Dioncounda etc. pensons que notre Mali (un des plus grands Etat de l'Ouest Africain) est aujourd'hui un des plus petits Etat de la zone car +70% en moins. Il est plus que jamais temps pour nous de taire nos haines, nos divergences et de comprendre que aujourd'hui nous sommes face au défi du devenir (exister ou disparaitre à jamais). Notre problème n'est en rien la CEDEAO (elle ne saurait prendre notre place). Notre seul probleme est que depuis l'aube des temps nous nous mentons à nous même et nous faisons semblant de nous aimer dans ce "Grand Mali" sans fondement aucune depuis le lendemain des indépendances. Aujourd'hui en voila la preuve palpante : les maliens doivent s'unirent pour leur devenir. IMPOSSIBLE (+ 30 partis politiques, + 200 associations, + xx radios, + xx journaux, + xx...). Les maliens contrairement à ce qui est donné comme image ne sont d'accord que sur leur discorde. Cette haine qui a detruit les familles, qui a separé les frères se trouve aujourd'hui sur la place publique. Le mensonge n'a que trop duré cher peuple malien... Sinon quoi de plus simple qu'une marche pacifique de jeunes en direction du nord Mali pour recouvrer notre territoire...
moussa ag
moussa ag 14 ans
Si l’ennemi découvre son front Au dedans ou au dehors Debout sur les remparts Nous sommes résolus de COURIR C'EST CA LA VERSION DE SANOGO... SANOGO PEUT ET VA CONTINUER A JOUER AVEC LA CDEAO MAIS CA NE VA PAS MARCHER,,,IL A A FAIRE A DES ADULTES QUI ONT BEAUCOUP D'EXPERIENCE ET CONNAISSENT SES LIMITES A LUI... ILS ONT CREE UN GOUVERNEMENT QUI COMPROMET SON EXISTENCE ET CELLE DE SA CLIQUE... ILS VONT TROUVER MOYEN DE FAIRE DES ELECTIONS...ET CE SERA LA FIN DU CAPI ET SA CLIQUE... LA SEULE VRAIE PORTE DE SORTI POUR SANOGO EST DE SE CONCENTRER SUR LA LIBERATION DU NORD COMME PROMIS... Moussa Ag
Atlante 14 ans
LOL Qui est fou!!! Bon maintenant au front!!!
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