Conseil supérieur de l’agriculture : L’ambition d'une production record pour la Souveraineté alimentaire

Réuni, ce mardi 9 juin à Koulouba sous la présidence du Général d’armée Assimi Goïta, le Conseil supérieur de l’agriculture a dressé le bilan de la campagne 2025 et fixé les ambitions pour 2026. Il a annoncé le maintien des mesures de soutien aux producteurs. Ainsi, le prix du kilogramme de coton graine premier choix est fixé à 300 Fcfa. Le sac de 50 kg d’engrais minéral est maintenu à 15.000 Fcfa, tandis que celui de l’engrais organique est fixé à 3.000 Fcfa.

10 Juin 2026 - 07:03
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Conseil supérieur de l’agriculture : L’ambition d'une production record pour la Souveraineté alimentaire

Le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, a présidé, hier au Palais de Koulouba, les travaux de la 16è session du Conseil supérieur de l’agriculture. C’était en présence du Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga, des membres du gouvernement, des responsables des services techniques et des représentants du monde rural, notamment le président de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali (APCAM), Sanoussi Bouya Sylla.

Véritable cadre d’orientation stratégique du secteur agricole, cette session a permis d’évaluer les résultats de la campagne écoulée, d’examiner l’état d’exécution des recommandations précédentes et de définir les priorités pour les prochaines années. Présentant son rapport, le ministre de l’Agriculture, Dr Ibrahima Samaké, a indiqué que deux recommandations majeures de la précédente session ont été entièrement mises en œuvre. Il s’agit de l’octroi de 10 % des graines de coton aux éleveurs et aux cotonculteurs ainsi que l’opérationnalisation de la Politique nationale du conseil agricole destinée à rapprocher davantage les services d’encadrement des producteurs. Selon lui, deux autres recommandations sont en cours d’exécution: l’élaboration d’une stratégie nationale d’agro écologie et la mise en place d’un mécanisme multisectoriel de coordination de la sécurité alimentaire et nutritionnelle.

Concernant la campagne agricole 2025, les performances sont encourageantes. La production céréalière a atteint 11,45 millions de tonnes sur une prévision de 11,65 millions, soit un taux de réalisation de 99 % et une hausse de 14 % par rapport à 2024. Le pays a ainsi enregistré un excédent céréalier de plus de 3,4 millions de tonnes. La filière coton, en revanche, a connu une baisse significative. Avec 433.700 tonnes produites sur une prévision de 672.000 tonnes, le taux de réalisation s’établit à 64,5 %, en recul de 25 % par rapport à l’année précédente.

Dans les autres filières végétales, les performances demeurent globalement satisfaisantes. La production d’arachide a atteint 484.258 tonnes, tandis que celle de la pomme de terre a largement dépassé les objectifs avec près de 284.000 tonnes produites. Les productions animales et halieutiques ont également enregistré des résultats appréciables. Plus de 17.000 tonnes de lait ont été collectées, représentant 109 % des prévisions. La production de poisson a atteint près de 123.000 tonnes, soit 95 % des objectifs fixés. Le ministre a aussi présenté les résultats provisoires du Recensement général agricole. Celui-ci fait état de 926.900 exploitations agricoles familiales et d’une population agricole estimée à plus de 11 millions de personnes. Le cheptel national est évalué à près de 24,4 millions de bovins, 28 millions de caprins et plus de 24 millions d’ovins, confirmant l’importance stratégique de l’élevage dans l’économie rurale.

Ambitions élevées- Pour soutenir les producteurs, l’État a poursuivi ses efforts d’investissement. Au total, 978 équipements agricoles ont été distribués dans plusieurs régions du pays. Plus de 24.000 tonnes d’engrais ont été subventionnées pour les cultures céréalières, tandis que 188.489 tonnes ont été mobilisées au profit de la filière coton. Malgré ces acquis, plusieurs défis persistent. Le ministre a notamment évoqué les difficultés d’accès aux intrants agricoles, l’insuffisance du personnel d’encadrement et les contraintes sécuritaires dans certaines zones de production. Il a préconisé le renforcement du dispositif d’approvisionnement en intrants, le recrutement d’agents d’encadrement supplémentaires et la poursuite des efforts de sécurisation des bassins agricoles.

Pour la campagne 2026, les ambitions sont élevées. Les autorités visent une production céréalière de près de 11,92 millions de tonnes, une récolte de 598.500 tonnes de coton graine, ainsi qu’une hausse significative des productions de pomme de terre, d’oignon, de lait, de viande et de poisson. Plus de 9.700 hectares seront aménagés et 550 équipements agricoles supplémentaires mis à la disposition des exploitants. Le coût global prévisionnel de cette campagne est estimé à plus de 164 milliards de Fcfa. Dans la même dynamique, le gouvernement a présenté une stratégie de développement à long terme de l’Office du Niger, avec pour ambition de faire de cette zone agricole le principal pôle de production alimentaire du pays à l’horizon 2063.

Saluant les performances enregistrées malgré un contexte difficile, le Président de la Transition a félicité l’ensemble des acteurs du monde rural. Il a appelé à l’accélération des réformes, à la création des agropoles et au renforcement des mécanismes de suivi et d’évaluation des politiques agricoles. À l’issue de la session, le Chef de l’État a annoncé le maintien des mesures de soutien aux producteurs. Le prix du kilogramme de coton graine premier choix est fixé à 300 Fcfa. Le sac de 50 kg d’engrais minéral est maintenu à 15.000 Fcfa, tandis que celui de l’engrais organique est fixé à 3.000 Fcfa. Les semences hybrides de maïs seront cédées à 1.500 Fcfa le kilogramme.

Concluant son intervention, le Général d’armée Assimi Goïta a formulé le vœu d’une pluviométrie abondante et régulière, condition essentielle pour la réussite de la campagne agricole 2026 et pour la consolidation de la souveraineté alimentaire du Mali.

Mariam A. TRAORÉ

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Commentaires (4)

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KAYESIEN
KAYESIEN 5 mois
BRAVO POUR LE TRAVAIL ACCOMPLI PAR LES AGRICULTEURS ET LES AUTORITES !!!!!!!! NOS VILLES DOIVENT ETRE AUSSI ASSAINIES DOSSIER DESTINÉ À L’ÉTAT DU MALI Appui au Programme Citoyen de Pavage « Kayes Wa Télékaneh » 1. Contexte général La ville de Kayes connaît une croissance démographique rapide et une urbanisation marquée, avec près d’une vingtaine de quartiers : Kayes Ba, Légal Ségou, Médine, Liberté, Plateau, N’Dioum, Khasso, Aéroport et d’autres secteurs en pleine extension. Ces quartiers souffrent d’un déficit historique d’infrastructures routières, entraînant poussière, insalubrité, difficultés de mobilité et dégradation des conditions de vie. 2. Naissance de l’initiative Kayes Wa Télékaneh Face à ces défis, les citoyens ont lancé l’initiative Kayes Wa Télékaneh, un programme de pavage communautaire fondé sur la participation directe des habitants. Depuis son lancement, l’initiative a démontré une mobilisation exceptionnelle : Les citoyens fournissent la main‑d’œuvre. Les familles et les jeunes apportent le sable. Les opérateurs locaux mettent à disposition les machines. Les commerçants et la diaspora contribuent financièrement. Cette dynamique citoyenne réduit considérablement les coûts traditionnels d’un programme de pavage et constitue un modèle national de développement participatif. 3. Le besoin principal : l’accès au ciment Grâce à la mobilisation populaire, la quasi‑totalité des besoins logistiques est déjà couverte. Le seul élément manquant pour accélérer et étendre le programme est le ciment. Les estimations techniques indiquent qu’il faudrait environ : 7 000 tonnes de ciment pour paver un ensemble représentatif de 20 quartiers soit un investissement de 800 millions à 1 milliard de FCFA, au prix réglementé du ciment local. 4. Pourquoi l’appui de l’État est décisif L’État n’aurait pas à financer un programme complet de pavage : ? il lui suffirait de fournir le ciment, tandis que les citoyens continuent d’assurer : la main‑d’œuvre, le transport local, le sable, les machines, l’organisation opérationnelle. Ce partenariat État–population permettrait : d’accélérer le pavage de Kayes, de réduire les coûts de 60 à 70 %, de renforcer la cohésion sociale, de créer un modèle reproductible dans d’autres régions du Mali. 5. Demande officielle Nous sollicitons un programme national d’appui en ciment dédié à l’initiative Kayes Wa Télékaneh, afin de : garantir l’approvisionnement en ciment, sécuriser la continuité des travaux, permettre le pavage progressif des quartiers de Kayes, soutenir une initiative citoyenne exemplaire, structurée et déjà opérationnelle. 6. Conclusion L’initiative Kayes Wa Télékaneh prouve que le peuple est prêt. Les quartiers sont mobilisés, les jeunes sont engagés, les ressources locales sont déjà en action. Il ne manque qu’un partenaire pour franchir une étape historique : l’État du Mali. Avec un milliard de francs CFA en ciment, Kayes peut changer de visage. Le peuple fera le reste.
Sylla
Sylla 5 mois
AVEC 11,96 MILLIONS DE TONNES DE CEREALES EN 2026 ON DEVRAIT MAINTENIR NOTRE RANG SI L OBJECTIF EST ATTEINT
Sylla
Sylla 5 mois
Position du Mali dans le classement Selon la FAO Avec 11,45 millions de tonnes en 2025, le Mali se situe : dans le top 5 africain, devant le Kenya, le Ghana, la Guinée et le Burkina Faso, juste derrière l’Afrique du Sud, l’Égypte, le Nigeria et l’Éthiopie
CISSOKO
CISSOKO 5 mois
FELICITATIONS !!!!!!!!! POUR UN PAYS EN GUERRE CONTRE LE TERRORISME SPONSORISES PAR ETATS PUISSANTS C EST UN EXCELLENTE PERFORMANCE !!!!!!!!!!!!!! BRAVO AU PEUPLE MALIEN ET LEURS DIRIGEANTS !!!!!! S OCCUPER DES AGRICULTEURS ET DES TERROS EN MEME TEMPS CE N EST PAS FACILE
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