AES : le Mali appelle à transformer les ressources minières pour renforcer la souveraineté économique
Réunis à Ouagadougou à l’occasion de la Semaine de l’énergie des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), les responsables du Mali, du Burkina Faso et du Niger ont plaidé pour une meilleure valorisation des ressources naturelles de l’espace communautaire. Pour Bamako, l’enjeu n’est plus seulement d’extraire les minerais, mais de développer les capacités nécessaires à leur transformation au sein même de la région.
Les pays membres de l’AES veulent franchir une nouvelle étape dans la gestion et la valorisation de leurs ressources naturelles. Lors de la Semaine de l’énergie des pays de l’Alliance, organisée à Ouagadougou, le ministre malien des Mines, Amadou Keïta, a insisté sur la nécessité pour les trois États de coordonner leurs politiques afin de transformer davantage leurs ressources minières sur place.
« Il ne s’agit pas seulement d’avoir des ressources minérales, mais surtout d’arriver à les transformer », a souligné le ministre malien. Une orientation qui traduit la volonté de faire de l’exploitation des ressources naturelles un véritable levier de développement économique, plutôt qu’une simple activité d’extraction destinée à l’exportation.
Pour atteindre cet objectif, Amadou Keïta a notamment appelé à l’harmonisation des politiques minières des pays de l’AES et au renforcement des compétences. La formation de cadres qualifiés apparaît ainsi comme un élément essentiel pour permettre à la région de maîtriser davantage les différentes étapes de la chaîne de valeur minière.
Du côté du Niger, le ministre du Pétrole, Hamadou Tini, a estimé que la tenue de cette rencontre consacrée à l’énergie illustre la volonté politique des pays de l’AES de faire des ressources naturelles un instrument de souveraineté, de développement et d’intégration régionale. Selon lui, cette souveraineté ne se limite pas au contrôle du sous-sol, mais englobe l’ensemble de la chaîne, depuis l’exploration jusqu’à la sécurisation des corridors d’approvisionnement en ressources minérales.
Cette démarche s’inscrit dans une dynamique plus large engagée par les trois pays. En août dernier, les États membres de l’AES avaient annoncé leur accord autour de la création d’un mécanisme commun de gestion des ressources naturelles. L’objectif affiché est de renforcer la coordination entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger et de mieux tirer profit de leurs potentialités minières et énergétiques.
À travers cette orientation, l’AES entend ainsi renforcer son autonomie économique et faire de ses ressources naturelles un moteur de transformation structurelle. La valorisation locale des minerais, la formation des compétences et l’harmonisation des politiques pourraient constituer des axes majeurs de cette nouvelle stratégie régionale.
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L'Essor 11 Sep 2026 - 12:19 2
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LastusC'est très bien, mais encore faut-il développer l’éducation et les infrastructures connexes pour y arriver..... Qui va faire le boulot, avec quelle formation et quelle compétence??? Comment on s’y prend sans électricité, sans route, sans financement des banques???31 minutesRépondreLike (0) -
KinguirankeExcellente idee, allons pour notre souverainite minière complete et totale! Ensemble c'est toujours facile a le faire pour la prospérité du grand peuple de la Confederation de l'AES!36 minutesRépondreLike (0)