La science s’intéressant au comment des choses et non au pourquoi des inventions, il convient naturellement de baliser la route ou de prendre des mesures pouvant réduire le régime des moteurs c’est-à-dire la vitesse à laquelle tournent les engins pour réduire les accidents en préservant les personnes et leurs biens. Ces mesures sont prises pour amoindrir les conséquences néfastes des inventions scientifiques. Les autorités en charge des travaux routiers, dans le but de réduire ou de sécuriser les personnes et leurs biens, ont confectionné sur la route de Samè menant à Kati, 90 « gendarmes couchés ». Suite aux nombreuses inquiétudes soulevées par rapport à ces ralentisseurs, bien que positifs à un certain égard mais négatif d’autre part, nous avons jugé opportun de prendre les avis des usagers. Suivez ce qu’ils en pensent :
KARIM COULIBALY : chauffeur de personnel
Les habitants de Samè sont en danger en ce sens que les gros porteurs à force de secousses peuvent se libérer de leurs conteneurs qui sont simplement accrochés à la cabine du véhicule. A tout moment, ces conteneurs peuvent se renverser dans les ravins en endommageant tout sur leur passage, même les vendeuses ne seront pas épargnées. Je me rappelle que sur la route de Sikasso, des accidents de ce genre avaient causé des dommages graves où il y a eu des pertes en vie humaine et de nombreux dégâts matériels. A chaque fois se renversaient des conteneurs sur les gens cherchant leurs quotidiens aux abords immédiats de la route.
IBRAHIM FOFANA : chauffeur de camion dit ‘‘35’’
Autant c’est trop rapproché, autant c’est nombreux. Pour moi, il fallait les espacer pour permettre aux usagers même de gravir facilement la côte. Sinon tout véhicule n’étant pas en bon état ne peut pas monter cette côte, elle use facilement les pièces et les pneus des véhicules or tout le monde, sans exception, sait combien coûte un pneu ou une pièce de véhicule. Je pense qu’il allait être un peu mieux si l’endroit était nivelé, aplani.
IBRAHIM DIARRA : Chauffeur de gros porteur
J’estime qu’ils sont très nombreux et fatigants, ces ‘‘gendarmes couchés’’ pour le moteur et même le chauffeur car d’un rien du tout c’est la catastrophe. Alors, je dirais qu’il fallait observer une distance raisonnablement éloignée entre les ‘‘gendarmes couchés’’. Voyez-vous, ceux-ci sont faits à intervalles très rapprochés de trois gendarmes couchés à chaque endroit. Nous ne pouvons pas empêcher les autorités mais nous ne pouvons que dénoncer ce qui ne nous arrange pas. C’est mal fait et il faut réduire le nombre, sans quoi les dégâts ne tarderont pas à s’ensuivre. Que Dieu nous en préserve !
En tout cas, l’on se rappelle qu’il n’y a pas si longtemps les autorités avaient instruit pour un délai de six mois de confectionner plutôt des dos d’âne en éliminant tous les gendarmes couchés. Cette disposition, à notre entendement, a été prise pour mieux sécuriser aussi bien les routes que les personnes et leurs biens. Malheureusement, nous assistons encore à un entêtement des citoyens à créer des ennuis sur les routes. Surtout cette voie qui est désormais très fréquentée par les gros porteurs pour joindre Kayes et Dakar. Il est alors opportun que soient prises des mesures draconiennes pour nous éviter un drame.
Pour notre part, nous pensons que les autorités, ou tout au moins le Ministre de l’Equipement et des Transports, M. Abdoulaye Koïta est interpellé par les citoyens afin de trouver une solution plus appropriée à ce problème de ‘‘gendarmes couchés’’ en diminuant le nombre et en les espaçant dans l’esprit de sécuriser les habitants. Parce que nous pensons qu’à chaque activité pour les populations, il convient de mettre en balance les rendements et les pertes, le pour et le contre.
Ténéko KONE et Yamalou DOLO