Editorial : Amadou Haya Sanogo joue avec le feu

27 Nov 2012 - 09:00
Mis à jour: 14 ans
20
Stratégie de lutte ou erreur délibérée à vouloir laisser partir le général Amadou Toumani Touré à Dakar et libérer les anciens ministres et les généraux des forces armées, impliqués dans toutes les affaires sales de ces vingt dernières années. Ces libérations ont été rendues possibles grâce à l’injonction de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) auprès du président de la junte. Je ne suis pas l’oiseau de mauvais augure. Mais ce qui se passe depuis la libération de ces bidasses et anciens ministres, m’invite à la réflexion. Bamako a basculé dans une insécurité notoire, et cela, malgré les patrouilles militaires et policières. Dans la nuit du mercredi 14 au jeudi 15, les Bamakois ont frôlé la catastrophe avec l’enlèvement de quatre commissaires de police par un syndicat de la police, proche, dit-on, du Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’Etat (CNRDRE). Derrière ces agissements, il faut situer les responsabilités. Qui se cacherait derrière ces hommes en uniforme pour commettre des actes dignes d’une République Western ? Les auteurs de ces actes insolites doivent subir les sanctions de la junte. La police se dit de l’ordre établi dans un Etat, dans une ville, pour tout ce qui regarde la tranquillité, la sureté et la commodité des citoyens, des habitants. Les lois de la police concernent l’homme civil dans ses rapports avec la société. Qui dit police, parle d’ordre. Or cela fait la énième fois qu’un syndicat de  la police crée le désordre dans la capitale pour des raisons d’avancement à titre exceptionnel accordé par la junte à certains policiers dont la décision a été tout simplement annulée. Depuis l’annulation de la décision rendue publique, le syndicat dit Siméon est monté au créneau pour se faire entendre. Sommes-nous dans une République dirigée et dominée par des policiers? Le capitaine Amadou Haya Sanogo joue avec le feu  dans un contexte où les anciens dignitaires en liberté détiennent encore et toujours le pouvoir financier. Aujourd’hui, au sein des forces armées se côtoient fils des anciens caciques de l’Union démocratique du peuple malien (ex-UDPM) et ceux de l’ADEMA et d’ATT. Dure sera la purge ! Reste à savoir qui contrôle les troupes ? Amy SANOGO

Quelle est votre réaction ?

Like Like 0
Je kiff pas Je kiff pas 0
Je kiff Je kiff 0
Drôle Drôle 0
Ouah Ouah 0
Triste Triste 0
Hmmm Hmmm 0

Commentaires (20)

User
malko2012
malko2012 14 ans
Madame le Journaliste, vous donnez vraiment le veriige (rien compris de l'article) ou c peut moi qui suis con
malko2012
malko2012 14 ans
Madame la journaliste, vous donnez vraiment le vertige (rien compris) ou c peut etre moi qui suis con.
1FILSDUMALIBA
1FILSDUMALIBA 14 ans
Le Peuple doit prendre ses responsabiltes, c'est a dire la demonstration de force sinon nous laissons tous et toutes notre peau. Le Mali etait deja occupe depuis le regime de aok et plus sous att, on le savait mais il n'y a pas de vraies actions et avec la chute de kadaffi et le coups de force les envahisseurs seront installes pour de vrai. :wink:
pengyou 14 ans
Maintenant les insulte et les critiques steriles contre le Capitaine Sanogo sont devenues "le sport national" pour les journalistes en manque d'inspiration et d'autres nostalgiques du regime de laisser aller d'ATT. Quand est-ce que vous allez ouvrir les yeux pour voir les vraies raisons de la galere qu'on vit aujourd'hui au Mali?
jilby
jilby 14 ans
DES CONNERIES, DES CONNERIES ET DES CONNERIES. CE MAUDIT CAPITAINE AU LIEU DE S ASSEOIRE SUR SON CUL POUR DIRE IL Y A CECI IL YA CELA IL FERAIT DE S OCCUPER DE LA RAISON DE SON COUP D ETAT. BANDE DE FUYARD AH BABO NOUNOU, ALLEZ Y AU NORD VOUS AVEZ SEME LE DESORDRE DANS NOTRE PAYS.
Les commentateurs les plus actifs de la semaine:
  • Kinguiranke (114)
  • Nfp (89)
  • Kankan (52)
  • Sissoko (32)
  • Coulibaly Yacouba (19)