Crise malienne : IBK rejette t-il les accords de Ouaga ?

21 Déc 2013 - 02:00
Mis à jour: 13 ans
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IBKEn juin dernier, suite à de dures tractations à Ouagadougou dans la capitale Burkinabè, l’Etat malien d’une part et les groupes armés du nord d’autre part, ont paraphé sous la médiation internationale, le document appelé l’accord préliminaire permettant la tenue des élections sur toute l’étendue du territoire national,  à Kidal y inclus. L’accord qui, malgré des disfonctionnements, les dispositions et mesures de confiance ont permis aux protagonistes d’arriver à un ordre constitutionnel normal. Textuellement, si on s’en tenait aux stipulations dudit accord, deux mois après l’élection du nouveau président, il était prévu la poursuite des pourparlers inclusifs pour la mise en place d’un accord global et définitif de paix entre les protagonistes. Mais jusque là, le nouveau pouvoir malien et la communauté internationale semblent en mal de s’exécuter pour ce faire.     A qui la faute ? Ce qui bloque réellement la mise en place de cet accord est ce qui suit : La France s’affiche radicale sur le fait que le pouvoir central malien devra d’abord dialoguer avec les groupes armés tel qu’il était signé à Ouagadougou.  Sans quoi, la région de Kidal demeurera ce qu’elle est à ce jour.   C’est aussi la position de la médiation burkinabè qui attend les nouvelles autorités maliennes dans le même sens.     Pour Bamako, ce sont les groups rebelles qui sont à la base du retard. Autrement dit, dans le même accord, il est  mentionné dès le préambule la non négociabilité de l’unité nationale, la forme laïque et républicaine du Mali. Alors, tout propos ou comportement de leur part tendant à renier l’unicité du Mali, témoigne leur manque de crédibilité. C’est pourquoi IBK tente de faire autrement le cap sur la situation.     Ainsi, tel que l’exigeait le paragraphe de la résolution 2100 du conseil de sécurité de l’Onu, « Il n’y aura pas de négociations avec les groupes armés tant qu’ils ne vont pas déposer les armes. Kidal reviendra dans le giron malien, Inch-Allah  », avançait le président IBK, le mardi dernier depuis la région de Kayes.     Contrairement à ce que prévoit la résolution 2100, les derniers accords de juin à Ouaga, l’Etat malien par la signature de l’actuel ministre de l’administration territoriale, (Moussa Sinko Coulibaly) est fortement engagé à dialoguer avec les groupes armés, et cela sous la médiation internationale.     Où dialoguer  s’il le faut? Visiblement, pas à Ouagadougou tel qu’il était prévu depuis juin. Par ce que le président malien, IBK qui s’érigeait en nationaliste avant son élection, rejette encore, toute idée d’aller aborder la situation du Mali en dehors du pays. Il préférerait, selon ses proches, mettre en place un accord qui sera appelé « l’accord de Bamako ». Pas mal, mais la question cruciale qu’il faut se poser est de savoir si Bamako où certains responsables rebelles et compagnie, ayant causé du tord à leur pays  craignent de se rendre, serait confortable pour bien discuter.   Dans ce climat, difficile est de connaître si IBK pourra réellement  dialoguer avec les mouvements armés s’il conditionne le faire par le désarmement  quand on sait le degré de complaisance ouverte de Paris et de la MINUSMA face à ceux qu’on connait il y a belle lurette.     Issiaka M Tamboura    

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Commentaires (49)

User
Cheick
Cheick 13 ans
La corruption a causé un grand tort au paysage politique Malien y compris les journalistes qui n’ont pas dépeint les mascarades chroniques qui amènent un pays au chaos total. C’est cet obscurantisme ou cette corruption généralisée qui a entrainé le mutisme total sur le piège international dont la génération à venir sera victime de ce refrain diplomatique qui pourrait causer sans cesse du tort à notre société d’aujourd’hui et celle de demain. La seule solution est de procéder à un soulèvement général de refus catégorique à toute proposition de morcellement de notre territoire qui devient de plus en plus la hantise du monde occidental contre notre pays.
Cheick
Cheick 13 ans
La corruption a causé un grand tort au paysage politique Malien y compris les journalistes qui n’ont pas dépeint les mascarades chroniques qui amènent un pays au chaos total. C’est cet obscurantisme ou cette corruption généralisée qui a entrainé le mutisme total sur le piège international dont la génération à venir sera victime de ce refrain diplomatique qui pourrait causer sans cesse du tort à notre société d’aujourd’hui et celle de demain. La seule solution est de procéder à un soulèvement général de refus catégorique à toute proposition de morcellement de notre territoire qui devient de plus en plus la hantise du monde occidental contre notre pays,notamment de l’hexagone pour leur raison personnelle.
tiefari
tiefari 13 ans
Mr le president votre position est celle de la majorité des maliens,tennez bon on n'est avec vous,le mali est un et indivisible
alkerou
alkerou 13 ans
:roll: :roll: :roll: :roll: :roll: :roll: :roll: :roll: :roll: :roll: :roll: :roll: :roll: :roll: :roll: :roll: :roll: :roll: :roll: :roll: :roll: :roll: :roll: :roll: :roll: :roll: :roll: :roll: :roll: :roll: :roll: :roll: :?: :?: :?: :?: :?: :?: :?: :?: :?:
yugubane
yugubane 13 ans
Salut alkerou ! ca va barder !! ca va peter !!ca va......... on va voir !! :roll: :roll: :roll: :roll: :roll: :roll: :roll: :roll: :-P :-P :-P :-P :-P :-P :-P :-P :-P :-P :-P :-P :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol: :lol:
Tecoum
Tecoum 13 ans
Dans une situation de Droit,des qu'on abandonne l'adhesion stricte au Droit,on est a la merci des circonstances conjonturelles.Le Droit International n'a jamais mis au meme pied d'egalite un Etat et une rebellion ou les rebelles criminels creent au depart la terreur par des actes cruels et barbares.Le Conseil de securite a prie l'Etat Malien d'engager des pourparlers avec les rebelles qui auraient depose les armes et reconnu l'independance et l'integrite territoriale du Mali.Les accords de Ouaga ne respecte pas ces principes cardinaux.Le President elu du Mali a donc raison de rejeter ces Accords et de prendre les mesures adequates pour enrayer la rebellion et defendre l'independance et l'integrite territoriale du Mali.Il faut ramener le role du Serval au mandat du Secretaire General de l'ONU:Eliminer le danger jihadiste au Sahara.Il faut discuter le role de la MINUSMA avec Secretaire General et remplacer s'il le faut les deux Representants sur le terrain par des hommes integres loyaux
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