Le MNLA perd son principal soutien à Kidal

18 Mai 2013 - 10:23
Mis à jour: 13 ans
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[caption id="attachment_145008" align="alignleft" width="344"]Soldats du MNLA à Kidal le 4 février 2013. REUTERS Soldats du MNLA à Kidal le 4 février 2013.
REUTERS[/caption] Un influent chef tribal du Mali a retiré son soutien à la rébellion touareg laïque du MNLA qui réclame l’autodétermination des populations du Nord de ce pays divisé, a appris vendredi l’AFP.   Le patriarche des Touareg de l’Adrar des Iforas, principal soutien du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), dans la région de Kidal, située à 1.500 km au nord-est de Bamako, a démissionné du mouvement touareg.   Le MNLA avait été à l’origine d’une offensive lancée en janvier 2012 avec des islamistes armés dans le nord du Mali, qui avait abouti à l’occupation totale de cette région par les jihadistes qui avaient ensuite évincé les rebelles touareg.   En début d’année, la rébellion touareg est réapparue à Kidal à la faveur de l’intervention de l’armée française au Mali lancée le 11 janvier, destinée à empêcher une avancée des islamistes vers le Sud et reconquérir le Nord avec l’armée malienne et d’autres armées africaines.   « Je soussigné Intalla Ag Attaher, patriarche et chef des tribus et fractions de l’Adrar des Iforas, atteste avoir démissionné du MNLA, ce jour », a précisé un communiqué dont l’AFP a obtenu une copie.   Le texte ne précise pas les raisons de la démission du chef de tribus des Iforas, mais l’un de ses fils explique qu’il s’apprête à rejoindre le Haut conseil de l’Azawad (HCA), récemment créé, et qui a pour ambition de « fédérer » tous les groupes armés du Nord.   « Mon père va diriger maintenant le HCA. Nous voulons la paix avec le Mali. Nous ne voulons pas d’indépendance. Nous voulons le développement », a déclaré à l’AFP, Mohamed Ag Intalla, fils du patriarche des Touareg de l’Adrar des Iforas.   Intalla Ag Attaher, âgé de plus de 90 ans, est respecté de tous les Touareg de la région de Kidal, où rien ne peut se faire sans son consentement.   Dans un premier temps il était resté à équidistance du MNLA, et des dissidents du groupe islamiste armé Ansar Dine, regroupés au sein du mouvement islamiste de l’Azawad (MIA).   Il a ensuite rallié le MNLA, avant de claquer vendredi la porte de ce mouvement.   « Mon père veut regrouper tout le monde. C’est avec le Haut conseil de l’Azawad qu’on va faire la paix », a ajouté Mohamed Ag Intalla, également député de Kidal à l’Assemblée nationale du Mali.

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Commentaires (43)

User
Jean Poulain
Jean Poulain 13 ans
Intalla rejoue aujourd'hui le rôle qu'il a joué en 1963 en laissant Dibi Syllas Diarra fusiller ceux qu'il appelle ses fils. Curieux père tout de même !
amara
amara 13 ans
sans le nord chaque région du sud sera plus développé.comme le soit disant AZAWAD nous appartient même s'il reste un seul enfant Malien il vous matera pour récupéré notre terre aux étrangés Touaregs et leurs alliés français .
True
True 13 ans
LE MNLA EST UN GROUPUSCULE DE TOUAREGS MAUDITS QUI TROUVERONT LE PEUPLE MALIEN DANS SA DIVERSITE ETHNIQUE PRET A EN DECOUDRE. :cry:
alkerou
alkerou 13 ans
:twisted: :twisted: :twisted: :twisted: :twisted: :twisted: :twisted: :twisted: :twisted: :twisted: :twisted: :?:
yiromi
yiromi 13 ans
AG IBRAHIM 19 Juin 2012 Péril du peuple Touareg A tous les touaregs et les sympathisants de la cause touaregs à travers le monde, je dis et je redis : nous ne devons pas suivre aveuglement nos prétendus dirigeants dans cette entreprise, car, il n y aucune issue pour nous. C'est vraiment une entreprise suicidaire qui va sonner le glas de notre peuple. Pourquoi ??? Au lieu de vouloir un état, pourquoi de pas plutôt nous mobiliser et concentrer nos efforts et nos énergies pour développer nos villages, nos campements, nos villes et nos communautés ; pourquoi ne pas faire en sorte d'attirer plus d'investisseurs et de projets de développement à Toumbouctou, Gao, Kidal, Menaka, Ansongho, Ber, Tessalit, Taoudeni....Savons nous que même si nous avions cette indépendance, les bailleurs de fonds et surtout les investisseurs ne viendront pas de sitôt dans l'Azawad parce que d'une part, pour le principe, tout le monde va se dire que notre indépendance est illégitime et illégal au regard du droit malien et du droit international et d'autre part, par pur réalisme, les bailleurs de fonds et les investisseurs ne viendront pas de sitôt dans l’azawad parce que notre azawad sera une poudrière, une zone de guerre et d'instabilité par excellence dont les acteurs armés seront : nos propres combattants du MNLA qui auront comme adversaires, les islamistes ançardine, d'Aqmi, du mujiao, les mouvements armés songhois, peuhls, bellah et même arabes et l'armée régulière du Mali et peut être même que la Mauritanie, l'Algérie, le Niger et le Burkina seront obligés de stationner des troupes à leurs frontières pour empêcher et combattre des incursions sur leurs territoires. Toute cette instabilité, s’ajoutant au fait que nous n’aurions toujours pas la légitimité et la légalité internationale, fera de ce que nous appelons « azawad » un enfer sur terre ou pendant longtemps on ne parlera plus de paix, de sécurité et de développement. Et après ............. Après tout cela, quand la situation sera devenue complètement ingérable; quand l'espoir sera perdu; quand place sera faite aux seules armes ; quand ce territoire sera devenu les des points les plus horribles de la planète du fait des méfaits des armes, quand la souffrance des rares populations y vivant aura atteint son summum, alors ceux qui prétendent être nos dirigeants aujourd'hui vont nous tourner le dos car, ils ont leurs résidences et leurs fortunes ailleurs. Ils s'en iront, en changeant même d'identité s'il le faut, laissant les filles et les fils de ce territoire (je veux parler de la grandes majorité des touaregs, les songhoi, les bellah, les peuhls etc...) pleurer et mourir de leur misère. Ceux d'entre nous qui seront, dans cette misère, contraints à l'exil seront réduits à la mendicité et la misère extrème dans les camps de réfugiés, sans espoir de retourner un jour sur ces terre qui font partie intégrante du Mali. Pendant ce temps, les quelques pseudo intellectuels qui attisent aujourd'hui cette flamme destructrice, vont se constituer réfugiés politiques dans d'autres pays, pour bénéficier lâchement de certains avantages liés à ce titre, pendant que leur peuple continuera de se mourir du feu que eux même ont allumé. Peuple touaregs, ne nous laissons pas mener à ce suicide. Il n'est pas trop tard pour réagir. Alors réagissons pour le salut de notre peuple. Ag Ibrahim
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