Mali. L’insécurité empêche plus de 150 000 enfants d’aller à l’école

26 Sept 2017 - 08:19
Mis à jour: 9 ans
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Mali. L’insécurité empêche plus de 150 000 enfants d’aller à l’école
ORTM / Journal TV 20h du 07 septembre 2016
Plus de 150 000 enfants ne peuvent pas aller à l’école en raison du manque de sécurité dans le nord et le centre du Mali, indique Amnesty International dans un rapport rendu public vendredi 22 septembre, en prévision de l’examen de la situation des droits humains dans ce pays par le Conseil des droits de l’homme des Nations unies. Le nouveau rapport, intitulé Mali: Violations and abuses as instability spreads’, publié en prévision de l’Examen périodique universel (EPU) du Mali en janvier prochain, révèle qu’en juin 2017 plus de 500 établissements scolaires étaient fermés dans les régions où des groupes armés sont actifs, notamment celles de Gao, Kidal, Ségou, Mopti et Tombouctou. Certains, en particulier dans le centre du pays, ont été forcés à fermer après que des membres de groupes armés ont menacé leur personnel. Des dizaines de milliers d’enfants paient le prix fort dans un contexte où la violence et l’insécurité persistent dans le nord et s’étendent à présent au centre du Mali. La privation de leur droit à l’éducation a atteint un seuil critique. Cela doit cesser. « Des dizaines de milliers d’enfants paient le prix fort dans un contexte où la violence et l’insécurité persistent dans le nord et s’étendent à présent au centre du Mali. La privation de leur droit à l’éducation a atteint un seuil critique. Cela doit cesser, a déclaré Gaëtan Mootoo, chercheur sur l’Afrique de l’Ouest à Amnesty International. « Alors que le Mali célèbre aujourd’hui le 57e anniversaire de son indépendance, les autorités doivent prendre toutes les mesures nécessaires pour empêcher la fermeture d’écoles et assurer la sécurité des enfants et du personnel scolaire. » Le rapport attire par ailleurs l’attention sur les conditions de détention effroyables à la prison centrale de Bamako et dans d’autres prisons en dehors de la capitale. Lors d’une visite de la prison de Bamako en avril 2017, les autorités carcérales ont indiqué à Amnesty International que 1 200 personnes y étaient détenues et devaient dormir à tour de rôle en raison de l’espace limité. Cette prison a une capacité de seulement 400 détenus. Amnesty International a confirmé que les conditions à la prison centrale de Bamako ne s’étaient pas améliorées depuis ses dernières visites, en 2013 et 2014. À titre d’exemple, aucune des personnes arrêtées et inculpées d’actes terroristes depuis 2013 n’est autorisée à faire de l’exercice en dehors des cellules, qui sont surpeuplées et mal ventilées. En novembre 2015, des groupes armés ont tué 19 civils lors du siège de l’hôtel Radisson, à Bamako, au cours duquel plus de 150 personnes ont été prises en otage. Celles-ci ont été libérées lorsque les forces de sécurité sont intervenues. Amnesty International a été informée par des organisations travaillant sur le terrain au Mali qu’au moins 15 personnes, de nationalité malienne ou étrangère, sont actuellement retenues en otage par des groupes armés. Depuis le début de l’année 2017, les attaques commises par des groupes armés dans le centre et le nord du pays sont en augmentation, y compris celles visant des imams, des chefs de villages et des représentants de l’État, et ont donné lieu à de nombreuses atteintes aux droits humains et violations du droit international humanitaire. Le 18 janvier 2017, Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) a attaqué le camp du Mécanisme opérationnel de coordination à Gao. Plus de 70 personnes ont été tuées, dont des civils. Le 18 juin 2017, quatre civils ont été tués au cours d’un attentat contre un hôtel de la périphérie de Bamako perpétré par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), un autre groupe armé. En 2013, à l’issue du dernier EPU concernant le Mali, celui-ci a accepté la recommandation qui lui a été faite par le Conseil des droits de l’homme d’amener les groupes armés à rendre des comptes pour les graves atteintes aux droits humains. Cependant, la situation n’a guère progressé. L’impunité persiste pour les atteintes aux droits humains et les violations du droit international humanitaire, telles que les homicides, la torture et les pillages, surtout lorsqu’elles sont commises dans le cadre du conflit actuel. Par conséquent, les victimes et leurs proches ne peuvent obtenir vérité, justice et réparation. Amnesty International appelle les autorités maliennes à créer la commission d’enquête internationale prévue par l’accord de paix d’Alger. Cette commission devra mener des enquêtes efficaces dans les meilleurs délais sur les allégations faisant état d’exécutions extrajudiciaires, de disparitions forcées et d’autres crimes de droit international aux mains des forces de sécurité maliennes et des groupes armés. Une situation où des personnes soupçonnées d’être responsables de graves atteintes droits humains ne sont pas amenées à rendre des comptes serait désastreuse pour un pays qui peine à mettre fin à un conflit ayant occasionné des violences atroces dans les régions du nord et du centre. « Une situation où des personnes soupçonnées d’être responsables de graves atteintes droits humains ne sont pas amenées à rendre des comptes serait désastreuse pour un pays qui peine à mettre fin à un conflit ayant occasionné des violences atroces dans les régions du nord et du centre », a déclaré Gaëtan Mootoo. Complément d’information La 29e session du Groupe de travail sur l’EPU du Mali se déroulera en janvier 2018. Le Mali a accepté 111 recommandations lors de son EPU de 2013, dont celles d’initier l’interdiction des mutilations génitales féminines (MGF), de protéger les enfants du recrutement par des groupes armés et d’enquêter sur les exécutions extrajudiciaires. Il a toutefois rejeté 14 recommandations, notamment celles prévoyant des enquêtes sur les allégations d’exécutions extrajudiciaires de Touaregs et de torture aux mains des services de sécurité de l’État. Amnesty International 21 septembre 2017  

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Commentaires (9)

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WANG
WANG 9 ans
C'est une conséquence du fait que l'État n'exerce plus de contrôle sur ces parties du pays.
Tous coupables
Tous coupables 9 ans
Certains pays arabes au nom de l islam prosper leurs economies sur le sang des maliens, tout pillant notre richesse et venir nous de la merde, je precise bien de la merde des habits et des foulard de merde pas adapte a notre climat. il faut oser le dire. Au nom de l islam le maroc par exemple est entrain de s ingerer a tout au mali de l agriculture, mine, banque telecommunications agriculture, agro pastorale. Entre temps la majorite des maliens reste spectateurs (c est dieu va tout regle) avant le suicide collectif
WANG
WANG 9 ans
Si Maroc occupe le terrain, il faut reconnaitre qu'il est vide et la présence marocaine n'a rien avoir avec l'islam ou une quelconque liaison historique. C'est du business. C'est pas les marocains qui ont demandé à l'État de vendre ses parts dans Sotelma. Ils ont répondu à un appel public d'achat et leur offre était la plus lucrative pour le Mali (180 milliards à l'époque voir le lien http://www.maliweb.net/category.php?NID=52841). Dans le commerce et les relations d'affaires si vous n'occupez pas le terrain quelqu'un d'autre se chargera de le faire à votre place et récoltera certainement les bénéfices.
Tous coupables
Tous coupables 9 ans
Quant une croyance etrangere vient detruire votre existence on appel cela l auto destruction c est le cas malien
Tous coupables
Tous coupables 9 ans
C est le suicide collectif tout simplement????
TOURE
TOURE 9 ans
Avant de parler de ces enfants, le semblant de Président de la République que nous avons lui-même ne peut se rendre dans cette partie du pays. Que peut faire l'état corrompu pour ces enfants alors? On refuse d'équiper l'armée qui voit disparaître son budget, pendant qu'elle a besoin de drones et d'hélicos. L'incapable et incompétent semblant de Président à la tête du pays laisse son fils faire envoler les ressources destinées à l'armée sans broncher. Les Maliens ne disent rien et laissent faire. L'armée est coincée. Si elle renverse cette vermine, elle se fera taper sur les doigts. Or, la destitution de IBK est un devoir pour chaque soldat Malien et un droit sacré pour tout citoyen Malien de les soutenir car, le pays se trouve entre de mauvaises mains. Renverser IBK n'est pas un coup d'état, c'est venir au secours d'un peuple en danger de mort. Si cet homme reste un an de plus à la tête du pays, il sera trop tard pour sauver le Mali. Avec son fils et ses proches, ils ont volé tout l'argent destiné à l'armée. Comment voulez-vous que cette armée protège les populations? Il n'y a pas d'armée, il y' ajuste des soldats aux mains nues qui portent l'uniforme pour se distinguer des autres, c'est tout!!!
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