[Info RFI] Gambie: une intervention militaire est «envisageable» selon la Cédéao

13 Déc 2016 - 09:50
Mis à jour: 10 ans
13
[Info RFI] Gambie: une intervention militaire est «envisageable» selon la Cédéao
Le président gambien Yaya Jammeh, lors d'un sommet de la Cédéao, le 28 mars 2014. © ISSOUF SANOGO / AFP

Le président de la Commission de la Cédéao, Marcel de Souza, est l'invité de Christophe Boisbouvier ce matin sur RFI pour parler de la situation en Gambie. Il revient notamment sur le message porté ce mardi à Banjul par les présidents du Nigeria, de la Sierra Leone et du Liberia au président gambien sortant Yahya Jammeh, qui refuse désormais d'accepter sa défaite à l'élection présidentielle face à l'opposant Adama Barrow. Il rappelle que, pour la Cédéao, la diplomatie est privilégiée, mais qu'une intervention militaire pour faire respecter le verdict des urnes est « envisageable ».

« Nul ne peut remettre en cause la volonté du peuple qui s'est exprimé. » C'est en ces termes que Marcel de Souza, le président de la Commission de la Cédéao, a résumé le message porté ce mardi par les chefs d'Etat d'Afrique de l'Ouest à Yahya Jammeh. « Adama Barrow est le président élu, un point un trait », insiste le diplomate. Marcel de Souza regrette que Yahya Jammeh ait changé d'avis et décidé finalement de contester les résultats. Quand il a d'abord concédé sa défaite, « nous pensions qu'il accomplissait une excellente sortie, qui honorait la Cédéao », raconte-t-il. Aujourd'hui que la donne a changé, l'exigence est ferme : « Nous lui demandons de respecter son engagement vis-à-vis de son peuple pour que la volonté de celui-ci soit respecté », dit le président de la Commission. Une éventuelle option militaire pour faire plier le chef de l'Etat gambien sortant, Marcel de Souza ne l'exclut pas : « Nous privilégions la diplomatie préventive », la « persuasion », insiste-t-il. Mais si la diplomatie échoue, dit-il, « il faudra envisager des décisions plus draconiennes ». Tout en rappelant que cette décision appartient aux chefs d'Etat et de gouvernement de la Cédéao, qui doivent se réunir samedi prochain au Nigeria.
■ Verbatim Marcel Alain de Souza : La communauté internationale et la Cédéao, nous privilégions d'abord la diplomatie préventive et c'est ce que nous sommes en train de faire par la mission qui se rend là-bas ce mardi. Il faut aller par la persuasion, amener Monsieur Yahya Jammeh à respecter les principes. Ensuite, dans un deuxième temps, on verra comment mettre la pression par le Conseil de sécurité de l'ONU, par l'UA et par la Cédéao, pour que l'on puisse ne pas aller vers des affrontements. Et enfin, lorsque tout ceci ne marchera pas, on envisagera des décisions plus draconiennes. RFI : Peut-il s'agir d'une intervention militaire extérieure ? Marcel Alain de Souza : Cela relève de la conférence des chefs d'Etat et de gouvernement de la Cédéao, qui va se réunir à Abuja le 17 décembre. Tout ceci sera analysé et les décisions seront prises au moment opportun. RFI : Tout est possible, y compris la décision par la Cédéao d'envoyer des troupes à Banjul ? Marcel Alain de Souza : Nous l'avons fait par le passé. Nous avons actuellement des troupes en Guinée-Bissau avec ECOMIB. Nous avons eu des troupes au Mali. Et donc c'est une solution envisageable.
La communauté internationale et la Cédéao, nous privilégions d'abord la diplomatie préventive et c'est ce que nous sommes en train de faire par la mission qui se rend là-bas ce mardi. Il faut aller par la persuasion, amener Monsieur Yahya Jammeh à respecter les principes. Ensuite, dans un deuxième temps, on verra comment mettre la pression par le Conseil de sécurité de l'ONU, par l'UA et par la Cédéao, pour que l'on puisse ne pas aller vers des affrontements. Et enfin, lorsque tout ceci ne marchera pas, on envisagera des décisions plus draconiennes.
 Par RFI Publié le 12-12-2016

Quelle est votre réaction ?

Like Like 0
Je kiff pas Je kiff pas 0
Je kiff Je kiff 0
Drôle Drôle 0
Ouah Ouah 0
Triste Triste 0
Hmmm Hmmm 0

Commentaires (13)

User
alsace
alsace 10 ans
Les gens oublient que la CEDEAO est une communauté "Economique" avant tout! Au lieu de s'atteler à l'intégration "Economique" de cette communauté d'Etat, les Chef d'Etat de cette communauté n'attendent que les ordres des colons constitués en Unions des Exploitant (UE) de cette même CDEAO. C'est vraiment dommage! Un de vos membres (le Mali) est en gravats, vous n'avez rien pour lui secourir, voulez mettre un autre de vos membres en poussière! Il est temps maintenant de faire une pétition pour faire sortir mon pays de ces bordels.
maiga
maiga 10 ans
Au cas d'intervention de la Cédéao,en Gambie, on va l'interpeller(la Cédéao) à la CPI pour crime en Gambie.
BOKASSA 3
BOKASSA 3 10 ans
SI JAMAIS CETTE CEDEAO FRANCAFRICAINE MET SES BOTTES EN GAMBIE POUR DÉFENDRE LES INTÉRETS DES PAYS COLONISATEURS, ELLE VERRA, SAURA COMMENT ET COMBIEN L’ AFRIQUE ET LES AFRICAINS ONT CHANGÉ : NOUS PATRIOTES DE NOS CONTRÉES RESPECTIVES ALLONS PRENDRE LES ARMES POUR DÉFENDRE LA GAMBIE SOUVERAINE. LE BURUNDI, LE GABON , LA GAMBIE NE SERONT JAMAIS COMME LA COTE D’IVOIRE… ! NOUS PATRIOTES AFRICAINS, ALLONS METTRE FIN Á CETTE CEDEAO-COMMUNAUTÉ ÉCONOMIQUE- CONCUE EN INSTRUMENT POLITIQUE SORDIDE AUX MAINS ET AUX ORDRE DE LA FRANCAFRIQUE. DE QUEL DROIT CETTE PUANTERIE DE CEDEAO A Á FOUTRE DANS LA POLITIQUE NATIONALE DE SES ÉTATS MEMBRES ? ONT -ILS ÉTÉ, CES LARBINS CONGÉNITAUX DE L’OCCIDENT, ÉLUS PAR QUIQUE SE SOIT POUR NOUS IMPOSER UN TEL OU TEL PRÉSIDENT? COMMENT SONT- ILS ARRIVÉS Á NOUS CONSIDÉRER COMME DES ÉTATS FÉDÉRAUX D’UNE MAFFIA SUPRANATIONALE RÉGIONALE, AVEC UNE MONNAIE ET DES PASSEPORTS DITS ” CEDEAO” SANS AUCUN VOTE POPULAIRE, NATIONAL OU RÉFÉRENDUM, DE LA MANIERE COMME ON RASSEMBLE DES TROUPEAUX D’ ANIMAUX VIDES DE VOLONTÉ ? EN SOMME LA CEDEAO DOIT SE METTRE Á L’ÉCART POUR NE PAS SIGNER SA PROPRE MORT, PRÉMATURÉE. LA CEDEAO N’ A AUCUNE LÉGITIMITÉ POLITIQUE NI MILITAIRE EN AFRIQUE: ÉTANT FRANCAFRICAINE, PACOTILLE MADE IN FRANCE, CRIMINALITÉ POLITICO-ÉCONOMIQUE MADE IN FRANCE.
sila
sila 10 ans
monsieur BOKASSA tu es l'image de ton nom tu ne vois pas plus loin que le bout de ton nez .on parle d'un dictateur qui a perdu les elections qui a reconnu sa defaite et qui a fait volface pour y rester et toi tu te permets de dire des balivernes c'est les africains qui vont prendre leurs responsabilités tu es depassé BOKASSA
BOKASSA 3
BOKASSA 3 10 ans
SIMONE, C' EST QUOI AU JUSTE UN DICTATEUR ? NOUS VOYONS QUE TU TE PERDS DANS DES CONCEPTES ET LOCUTIONS VIDES DE SENS MAIS MACHÉS QUOTIDIENNEMENT PAR LES MERDIAS FASCISTES DU BLOC BAO. SIMOME, LIS MOI ENCORE...POUR COMPRENDRE AVEC TON PROPRE CHEF, ET PAS AVEC CELUI D ' UN QUELQU'UN AUTRE, QUI NE TE CLASSE PAS DANS LA RACE HUMAINE. SIMONE, MON NOM C' EST BO-KASSA. BO KASSA , C' EST UNE EXPRESSION BAMBARA, ET UN CONCEPTE TRES NATUREL. SIMONE, JE SUIS AFRICAIN, QUI EST : -AUTHENTIQUE -AVEC UN CONTENU AUTHENTQUE, PAS CHOISI OU CRÉE PAR LES FOSSOYEURS DE MON PEUPLE. ET TOI, CHERE SIMONE, TON NOM CA VIENT D' OÚ, QUEL EST SON SENS ? :neutral:
famois
famois 10 ans
Que les dirigeants africains sachent qu'être au pouvoir est légitime par les urnes donc LES COUPS DE FORCE pour s'éterniser au pouvoir est révolu. Qu'ils arrêtent ( nos dirigeants africains ) de se RIDICULISER par la FOLIE pour le POUVOIR . Si vos TRUQUAGES lors des élections échouent , rester au moins de BONS PERDANTS . J'avais dit dans ce même forum que nos dirigeants une fois au pouvoir deviennent subitement des personnes qui n'ont aucune faculté de réfléchir , des vrais BORNES . Un pays est à l'image de ses dirigeants .
BOKASSA 3
BOKASSA 3 10 ans
SI JAMAIS CETTE CEDEAO FRANCAFRICAINE MET SES BOTTES EN GAMBIE POUR DÉFENDRE LES INTÉRETS DES PAYS COLONISATEURS, ELLE VERRA, SAURA COMMENT ET COMBIEN L' AFRIQUE ET LES AFRICAINS ONT CHANGÉ : NOUS PATRIOTES DE NOS CONTRÉES RESPECTIVES ALLONS PRENDRE LES ARMES POUR DÉFENDRE LA GAMBIE SOUVERAINE. LE BURUNDI, LE GABON , LA GAMBIE NE SERONT JAMAIS COMME LA COTE D'IVOIRE... ! NOUS PATRIOTES AFRICAINS, ALLONS METTRE FIN Á CETTE CEDEAO-COMMUNAUTÉ ÉCONOMIQUE- CONCUE EN INSTRUMENT POLITIQUE SORDIDE AUX MAINS ET AUX ORDRE DE LA FRANCAFRIQUE. DE QUEL DROIT CETTE PUANTERIE DE CEDEAO A Á FOUTRE DANS LA POLITIQUE NATIONALE DE SES ÉTATS MEMBRES ? ONT -ILS ÉTÉ, CES LARBINS CONGÉNITAUX DE L'OCCIDENT, ÉLUS PAR QUIQUE SE SOIT POUR NOUS IMPOSER UN TEL OU TEL PRÉSIDENT? COMMENT SONT- ILS ARRIVÉS Á NOUS CONSIDÉRER COMME DES ÉTATS FÉDÉRAUX D'UNE MAFFIA SUPRANATIONALE RÉGIONALE, AVEC UNE MONNAIE ET DES PASSEPORTS DITS " CEDEAO" SANS AUCUN VOTE POPULAIRE, NATIONAL OU RÉFÉRENDUM, DE LA MANIERE COMME ON RASSEMBLE DES TROUPEAUX D' ANIMAUX VIDES DE VOLONTÉ ? EN SOMME LA CEDEAO DOIT SE METTRE Á L'ÉCART POUR NE PAS SIGNER SA PROPRE MORT, PRÉMATURÉE. LA CEDEAO N' A AUCUNE LÉGITIMITÉ POLITIQUE NI MILITAIRE EN AFRIQUE: ÉTANT FRANCAFRICAINE, PACOTILLE MADE IN FRANCE, CRIMINALITÉ POLITICO-ÉCONOMIQUE MADE IN FRANCE.
Les commentateurs les plus actifs de la semaine:
  • Kinguiranke (127)
  • Nfp (82)
  • Citoyen du monde (24)
  • kan (22)
  • Coulibaly Yacouba (20)