Avec le retour des dignitaires du consensus au pouvoir : Le Mali rate une alternance générationnelle

11 Avr 2012 - 00:11
Mis à jour: 15 ans
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La signature de l’accord de Cadre entre le Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’Etat et la  Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest vole en éclats l’espoir d’un profond changement de notre société et surtout d’une alternance générationnelle au sein de la classe politique, animée par des apatrides dont leur mauvaise gestion est la conséquence de la partition et de l’occupation de notre pays par des bandits de tous genres. Jusqu’où ira ce complot encore contre le Mali ? Avec le retour en force au pouvoir des gens qui devraient accompagner l’ancien président Amadou Toumani Touré (ATT) au poteau d’exécution pour haute trahison,  le peuple malien doit prendre encore son mal en patience. Pour combien de temps ? L’Histoire nous le dira. Si c’est vrai que sa roue tourne. Le coup d’Etat du 22 mars était perçu par la majorité des Maliens comme le parachèvement de la révolution du 26- Mars, récupérée très tôt par des anciens caciques du régime défunt du général président Moussa Traoré. A commencer par ATT. Ce dernier, si on devrait réellement s’attendre à un changement comme le disait le slogan du peuple «Kokadjè» (assainissement de la vie publique), n’était pas la personne la mieux indiquée pour diriger la transition de 1991 à 1992. Il n’est que le pur produit sorti du moule du président Traoré dont il a assuré la garde présidentielle pendant une dizaine d’années. Donc, aucune innovation ne pouvait venir de sa part pour alléger les souffrances d’un peuple meurtri dans sa chair après des années de braises du régime du général Traoré. Car en déphasage des réalités du citoyen lambda. On peut dire que cela a été le premier faux départ vers la satisfaction des attentes du pays malien. Deuxième faux départ, l’élection d’Alpha Oumar Konaré en 1992. Il a été ministre de celui que lui et ses compagnons de lutte ont toujours qualifié de dictateur, le général Moussa Traoré. Pour avoir quitté sur la pointe des pieds le gouvernement à la suite des malversations, Alpha Oumar Konaré connaissait bien le système de pillage des ressources de l’Etat, construit par l’ancien parti- Etat, l’Union démocratique du peuple malien (UDPM) pour appauvrir davantage les Maliens. C’est pourquoi une fois arrivé au pouvoir, il n’a pas hésité à l’intégrer à son propre plan de bradage des biens de l’Etat. Conséquence : 18 milliardaires en moins de dix ans dont 11 fonctionnaires de l’Etat. Son parti, l’Alliance pour la démocratie au Mali (ADEMA), s’est implanté sur les cendres de l’UDPM. Résultat ? Au sortir des législatives de 1992, non seulement l’ADEMA détenait la majorité à l’Assemblée nationale mais aussi il comptait en son sein des anciennes figures emblématiques de l’UDPM. A un moment où le crédo politique de tous les autres partis sur l’échiquier national et le peuple malien était le changement. Il va sans dire que ces deux hommes ne pouvaient en aucune manière incarner le changement souhaité par leurs compatriotes. Comme dirait l’autre, l’épervier ne peut œuvrer pour le bonheur des poussins de la basse- cour. Et sans surprise, l’échec s’est réalisé au bout de deux décennies de gestion de ces deux mêmes hommes qui se sont succédé à la tête de l’Etat par le chaos général que nous connaissons aujourd’hui. Les vautours font échec à la rectification «A Dieu au changement !», «Le Mali dévoré par ses fils indignes.»,  «Le Mali aux mains des hommes de faibles mœurs». C’est ce cri de détresse qu’un jeune a lancé au milieu d’une foule qui écoutait religieusement les commentaires de l’accord sur une radio internationale. Même sentiment partagé par un jeune du front anti- putschiste. Il estime que les hommes politiques maliens ont vendu l’âme du Mali au diable. C’est ce sentiment de désespoir, de tristesse qu’on pouvait lire sur le visage des milliers de jeunes à travers la ville de Bamako au lendemain de la signature de l’accord de Cadre entre la CEDEAO et la junte militaire. Le coup d’Etat du 22 mars n’a pas été apprécié pour un simple coup d’Etat, mais pour mettre à plat le système démocratique à la malienne qui a montré toutes ses limites. Le modèle démocratique malien tant vanté comme un modèle n’était qu’un mirage. Il n’a profité qu’aux seuls dirigeants. Pendant vingt ans, ils ont détruit le tissu social malien pour asseoir les bases d’une bourgeoisie insolente dont ils sont les animateurs. Pis, dans cette course effrénée à l’enrichissement illicite, ils ont négocié l’intégrité territoriale du Mali par la signature des accords. Deux par ATT : le Pacte national en avril 1992, l’Accord d’Alger en mai 2006 et un par Alpha Oumar Konaré : Le Livre Blanc en 1994. Il est bon que les Maliens se procurent de ces documents pour mesurer l’esprit patriotique de nos dirigeants, issus de la démocratie imposée à l’Afrique. Sans un débat de fond comme le souhaitait l’écrasante majorité des  Maliens, c’est la case départ. Avec le retour des gens au pouvoir qui ont aidé à ATT à trahir le peule malien, bonjour encore les dégâts. Les mêmes détournements des deniers publics auront encore pignon sur rue, l’école restera sans solution, les poursuites contre ATT à l’eau, la paupérisation de la population continuera de plus belle, le renouvellement de la classe politique est renvoyé aux calendes grecques. Alors que ce coup pouvait mettre à la touche ces vieux briscards qui ont tant causé de tort au peuple malien. Finalement, on a fait que déshabiller Jean pour habiller Paul. Yoro SOW

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Commentaires (18)

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idy
idy 15 ans
Quelle est la valeur d'un article au Mali? absolument rien, car tout le monde ecrit au mali, meme les gens qui ne doivent pas ecrirent sont des journalistes,ce qui rabaisse du coup la noblesse et la sagesse des journalistes. Ce journaliste ici pense que c'est le changement dhommes qui apportera du changement au Mali.Reflecissez bien avant d'ecrire.
Vision 2012 je suis desole de lire ce que vous venez de poser. maintenant nous savons que tous les soldats n'ont pas fuis mais qu'ils sont prisonniers dans des conditions ihumaines et desolant, j'ai du prendre un peu d'air et repousse des larmes pour ensuite revenir sur mon clavier pour vous ecrire.Les femmes qui demandient a ATT en fevrier des nouvelles de leurs maris, freres et fils, savent pas que la plupart sont vivant, mais souffrant. pourquoi ne pas envoyer ces informations directement a la Croix rouge et les ONG presente au Mali, envoye aussi a la presse internationale et Malienne, l'existance de ces prisonniers? Bien sur qu'il est possible de les sauves de leurs conditions, si les menbres du gouvernement Maliens sont pousses a le faire.Vraiment desolant, meme au soudan il etait possible pour la croix rouge d'acceder aux populations et aux prisoniers. Mais la presse a un enorme role a jouer aussi dans ces moment la, car elle sensibilise l'opinion nationale et internationale, pourquoi n'est elle pas presente et en nombre dans le Nord du Mali? Il est urgent que le Mali utilise la presse internationale pour demontrer les atrocites commisent et sensibiliser le monde pour sa cause. Oui je suis tres inquiete pour le Mali et les hommes politiques du Mali sont a l'origine de cette inquietude. Il faut organiser un groupe pour soliciter la presse internationale pour l'interet du Mali, des Maliennes et des Maliens.J'ai mal au coeur, je mange c'est dernier temps en pensant beaucoup au Maliens du Nord et j'ai peu d'appetit.Je dors mal car je me demande si le Mali va mettre tout en oeuvre pour reprendre le nord, proteger les populations souffrantes du Nord. En tout cas the premier ma mo de.
Xan
Xan 15 ans
Merci, M. le journaliste d'évoquer le changement tant entendu par le maliens depuis le 26 mars 1991. Quel Changement nous avions voulu? La question mérite d'être posée mon cher. Le Kokajè tant désiré par le citoyen lamda n'est qu'un concept qui doit être encré dans la mentalité des dirigeants pour que notre pays soit émergent. Le changement c'est dans la mentalité, le citoyen x doit changer, comprendre que tout acte que nous posons doit répercuter sur nos enfants. Nous qui sommes jeunes nous ne devons pas accepter que les anciens nous façonnent dans leur moule, malheureusement c'est le cas actuellement. Nous sommes pressés d'avoir tout et tout de suite au détriment du peuple. Bref, le changement que nous voudrons c'est nous même qui devront changer de comportement, nous n'avons pas besoin d'une révolution populaire ou des coups d’État pour le changement, mais plutôt le changement individuel : chacun de nous doit accepter de faire ce qui est normal et refuser de faire tout ce qui n'est pas normal même si après on a rien à manger à la maison. Si les jeunes acceptent de faire ce principe les anciens sont obligés de nous suivre ou de se barrer car ils s'exposent à des dénonciations Merci.
moussa ag
moussa ag 15 ans
Bon raisonnement! On ne peut pas demander et accepter le "Worosounko" pour notre boulot/devoir et se plaindre de la corruption au haut niveau. Les deux sont les mêmes a part a échelle différente. Mais le gouvernement a aussi la responsabilité de punir sans merci l'anormal pour forcer le peuple a changer. C'est une combinaison des deux, changement du peuple et rigueur du gouvernement, qui peut nous sauver. Moussa Ag
vision-2012
vision-2012 15 ans
Posté le 11/04/2012 à 16H06 par Bilqis Bonjour à tou-te-s/ As salam aleikoum, Triste, oh, si triste! ** "Capturés par les rebelles de l'AZAWAD Des prisonniers crient leur détresse ** le 08.04.12 10h00 1 réaction C’est à Achabrache, village abandonné par ses habitants en 2007, que le MNLA maintient en captivité une centaine de militaires, arrêtés à l’issue des batailles pour la prise de Ménaka, Tessalit, Kidal et Tin Zaouatine. Coupés du monde depuis plus de trois mois pour bon nombre d’entre eux, souffrant de maladies contagieuses, de blessures par balle, de sous-alimentation et de manque d’hygiène, ils crient leur détresse. De notre envoyée spéciale à Achebrache (nord du Mali) Depuis le début de la rébellion au nord du Mali, 400 militaires maliens ont été arrêtés par les combattants du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA). Une centaine d’entre eux sont transférés de Ménaka, Tessalit, Kidal et Tin Zaouatine, vers Achebrache, ce village abandonné en 2007 par ses habitants à cause des exactions commises par les militaires maliens. Le village qu’aimait tant feu Brahim Ag Bahanga pour sa verdure et sa beauté au point d’en faire sa résidence. Aujourd’hui, Achebrache n’est que ruines. Des maisons, il ne reste que les murs. Les portes et les toits n’existent plus, alors que les arbres, signe d’un passé fructueux, ne sont plus que des troncs éventrés. Vidé de son âme, le lieu n’est occupé que par les militaires maliens qui ont fait de l’école et de nombreuses demeures des fortifications. La seule construction digne de ce nom reste cette immense caserne en état d’achèvement, réalisée, nous dit-on, pour accueillir les Américains. La présence de prisonniers dans ces lieux nous interpelle. Le commandant Moussa Ag Ahmed accepte volontiers de nous faire visiter les lieux de détention. «Nous n’avons rien à cacher. Ce sont des militaires arrêtés pendant ou après les combats. Personne ne veut d’eux. Nous n’avons pas les moyens de les prendre en charge convenablement. Ils sont bien traités mais nous voulons qu’ils repartent chez eux. Ni leur gouvernement ni les ONG humanitaires ne s’inquiètent pour leur sort. Vous êtes les premiers à vouloir les rencontrer», déclare l’officier. Il enfile sa kalachnikov et se met à côté du chauffeur d’une Toyota Station. A l’arrière, deux jeunes munis de kalachnikovs et d’une mitrailleuse. Un autre véhicule du même type, bien armé aussi, est à l’arrière pour sécuriser le convoi. Ce dernier traverse des kilomètres de pistes rocailleuses. «J’ai perdu plusieurs de mes hommes sur cette piste. Les militaires l’ont bourrée de mines antipersonnel. Nous n’avons sécurisé que ce tronçon pour pouvoir passer. Si nous dévions de quelques centimètres, c’est la fin», explique le commandant. Le nouveau drapeau de l’Azawad, de couleurs rouge, verte et noire avec un triangle jaune, flotte sur toutes les bâtisses en ruine, tandis que sur les grands rochers qui surplombent la route, il est tout simplement dessiné à la main. Sur notre chemin, de nombreux chars et véhicules militaires, totalement détruits, sont abandonnés. Les quantités énormes de douilles de gros calibres qui jonchent la route montrent la violence avec laquelle le village a été pris aux militaires. «Ici, l’armée a beaucoup résisté. Les échanges de tirs ont duré trois jours après un siège d’un mois. A la fin, les militaires ont pris la fuite vers l’Algérie», raconte un des gardes de l’officier. Il nous emmène vers le premier groupe de prisonniers. Ils sont dans un espace à l’air libre, mais surveillés par plusieurs combattants du MNLA. Ils sont une trentaine, peut-être un peu plus. Parmi eux, deux commandants, un capitaine, trois lieutenants, des sous-officiers et des soldats. Le manque d’hygiène est flagrant. Certains n’arrêtent pas de se gratter. «Nous voulons juste informer juste informer nos familles que nous sommes en bonne santé. Cela fait presque trois mois que nous sommes ici. Nous mangeons à peine et beaucoup d’entre nous n’ont pu se changer ou prendre une douche», lance un des captifs. Les poux envahissent les corps des détenus et les murs de leurs cellules Certains ont les larmes aux yeux. D’autres n’hésitent pas à nous prier, en sanglotant, de faire parvenir leur cri de détresse. La majorité vient de Ménaka et de Tessalit. Tous veulent parler. Ils ont des haut-le-cœur. «Au nom du Seigneur, faites quelque chose pour nous. Nous ne savons pas ce qui se passe à Bamako ni pourquoi notre hiérarchie ne cherche plus après nous. Nous voulons entrer en contact avec nos familles et les rassurer. Nos femmes et nos enfants n’ont pas de nouvelles de nous depuis près de trois mois», témoigne, en larmes, un commandant. Nos accompagnateurs nous dirigent par la suite vers le deuxième point de détention, situé à quelques kilomètres, que nous traversons difficilement. Au nombre de quarante, les prisonniers sont entassés dans l’ancienne école désaffectée que les militaires avaient
vision-2012
vision-2012 15 ans
En une fois une preuve que les autorites et le politiciens maliens sont nuls... les enfants sont dans une telle situation.. tu n'entend aucun d'eux parler ou checher a negociier leurs sorts a travers croix rouge ou ONGS ou meme echange de prisonniers ou meme envoyer le moyens a "MNLA" qui dit avoir besoin. Ils sont en train seulement de crier politique ici a Bamako dans des salons et voiture climatisees .... IBK, Soumi Dionkounda, Madani tall, Moussa Mara, Mariko, Zou eux tous... leurs enfants sont aux USA et Paris pendant que ls enfant patriote qui combattent sont dans des conditions innacceptables! Honte a ces voleurs de l'Etat! Honete Honte hnoite :evil: :evil: :evil: :evil: :-x :-x :-x :-x :!: :!: :!: :!: :!:
abdoul kader siby
abdoul kader siby 15 ans
je pense ce SOW fait partir de ceux qui ont perdu à la loterie de M. sanogo. Ils pensaient pouvoir tirer beaucoup de profit suite à ce malencontreux coup d'etat pour se faire une place au soleil et atteindre leurs objectifs: boire dans la vache laitière MALI.Comprenons le dans sa deception. Mais qu'il sache que ce MALI ne sera ce qu'ils veulent en faire.
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