Edito : L’impossible convention de Sanogo

17 Mai 2012 - 04:06
Mis à jour: 14 ans
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Qui sera le futur président de la transition? La CEDEAO estime que la personnalité la plus proche possible de la Constitution demeure le président intérimaire, Dioncounda Traoré, dont le mandat en cours s’achève le 22 mai. Le Capitaine Amadou Sanogo n’est pas d’accord avec cette option et préconise une convention pour choisir le président de la transition.   [caption id="attachment_66369" align="alignleft" width="610" caption="Le capitaine malien Amadou Sanogo, auteur du coup d'Etat du 22 mars, le 6 avril 2012 au camp militaire de Kati, près de Bamako © AFP"][/caption] Il estime, en effet, que c’est une «solution à la malienne», laquelle serait élaborée par toutes les forces vives de la nation. Le président du CNRDRE, plagiant d’ailleurs Dioncounda Traoré a déclaré que son Comité «ne sera jamais un problème, mais plutôt une solution… Nous avons décidé de demander de façon désintéressée à Son Excellence Monsieur le Premier ministre, dès aujourd’hui, d’organiser une convention avec toutes les forces vives de la nation, sans exception aucune». Mon Dieu! Quelle autorité le Capitaine Sanogo représente-t-il? Quels pouvoirs lui confère la Constitution, ou même l’Accord – cadre? Peut-il donner des instructions au Premier ministre? A notre entendement, le Président du CNRDRE, jusqu’à preuve du contraire, ne représente aucune autorité et ne détient, en conséquence, aucun pouvoir, en dehors de celui des armes, que le monde moderne actuel ne reconnait plus. Il ne peut donc donner aucune instruction au chef du gouvernement, a fortiori celle d’organiser une convention, laquelle engagerait toute la nation. Le fait que l’initiative vienne du Capitaine Sanogo rend donc cette proposition irrecevable. Elle est pour ainsi dire impossible, mort-née même. C’est peut-être la principale raison pour laquelle Cheick Modibo Diarra n’en avait toujours pas parlé au moment où nous mettions sous presse. Rares sont, à l’heure actuelle, les forces vives de la nation qui y ont adhéré, excepté la Coordination des organisations patriotiques du Mali (COPAM), dirigé par le syndicaliste Hammadoun, Amion Guindo. Disons-nous la vérité: est-il raisonnable d’envisager d’organiser un forum digne de ce nom avant la date fatidique du 22 mai? Quels en seront les termes de référence? Qui seront ses participants? Le véritable enjeu d’une telle rencontre, c’est bien la qualité des participants, parce c’est à eux qu’il reviendra, en définitive, de «choisir le Président de la transition». Eh bien non! Ce poste est trop important pour  que l’on désigne celui l’occupera de cette façon là. Du moment que nous avons un partenaire qui s’appelle la CEDEAO, qui s’appuie à la fois sur la Constitution du Mali et sur l’Accord-cadre, interrogeons ensemble les textes et voyons le candidat qui est le plus proche de la Constitution. Une chose est certaine: ce n’est pas le Capitaine Sanogo, dont la place se trouve dans les casernes. Ce n’est non plus un religieux (ni l’Imam Mahmoud Dicko, ni Monseigneur Jean Zerbo, ni le Pasteur Kassoum Coulibaly). Ceux-ci préfèrent la mosquée, le temple ou l’Eglise au palais de Koulouba. Le président de la transition ne peut être qu’un homme politique. Le plus cité aujourd’hui, c’est bien IBK, le Président du RPM, réputé pour sa fermeté et sa rigueur face à la chienlit. Mais ce denier, député à l’Assemblée nationale, ne peut avoir une légitimité plus forte que celle de son Président, Dioncounda Traoré, quel que soit ce que les uns et les autres pourraient lui reprocher comme talon d’Achille. Il est et demeure, à notre avis, le plus légitime, en sa qualité du chef de l’institution parlementaire, laquelle devrait continuer à œuvrer durant toute la période de la transition. C’est pourquoi 22 Septembre persiste et signe: Dioncounda Traoré est le plus proche de la Constitution. Aussi soutenons-nous la position de la CEDEAO, qui nous parait juste, impartiale et désintéressée. Le Capitaine Sanogo doit donc se tenir tranquille, pour éviter les sanctions qu’il encourt  de la part de la CEDEAO en perturbant la transition. Il doit se tenir tranquille pour éviter également à son peuple, qu’il dit aimer tant, d’être sous embargo à cause de ses agissements. Que Dieu sauve le Mali! Chahana Takiou   

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Commentaires (13)

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Dembele Mohamed Bamako
Dembele Mohamed Bamako 14 ans
diocounda traore :jour j -3, ok? A bon attendeur salut !
The Democrate
The Democrate 14 ans
Mon Cher Chahana, très beau texte, très patriotique, très courageux. je n'ai pas toujours été d'accord avec certaines de tes positions sur Africable mais je reconnais là que tu as dit tout ce qu'il faut. Puisse Dieu fasse que le prisonnier de Kati, fuiyard de Tinzawatène t'entende.
Sankaratom
Sankaratom 14 ans
Je pense que c'est la presse qui donne de l'importance a Sanogo. Aussitot qu'il se oublie, il convoque la presse pour sortir des "fumusteries". L'indifference est la solution a ce gars. que personne ne le considere. qu'il reste le President de Kati s'il veut et laisse les "tche farinw" aller liberer le Nord. « Peut-on laisser ses ses attributs (t..es. ti..cu..les) dans la machoire du caiman et continuer a pecher du poisson? ». Je pense que tout homme sense penserait d’abord a « liberer ses attributs » avant toute chose. EH BIEN B.R.D.L DE M.R.D. LIBERONS D’ABORD LE NORD qui NOTRE ATTRIBUT, NOTRE DIGNITE, ET NOTRE HONNEUR. LE NORD C"EST NOUS!!!! Nous aurons tout le temps de venir nous quereller pour pouvoir. Il ne va pas fuir, il serait toujours la. AUTANT IL EST *****URGENT**** POUR LES POPULATIONS DU NORD DE COMMENCER LA *****RESISTANCE(les militaires du CNRD+E ont abdique)****** CONTRE AQMI ET LES AUTRES CAFARDS, AUTANT IL EST IMPERIEUX QU’A BAMAKO , KATI ET « AU SUD », ON ENTAME LA **** »DESOBEISSANCE CIVILE »***** JUSQU’AU JOUR OU LA JUNTE NOUS LAISSERAIT RESPIRER. Tant que la population dans les villes (Bamako, Kati, Segou Sikasso ect…) ne fait pas pression sur les politiques et les militaires, CEUX-CI NE VONT PAS BOUGER. IL EST TEMPS QUE LA CEDEAO COMMENCE LES BOMBARDEMENTS AERIENS. IL NE FAUT PAS « DONNER AUX ANSAR DIENS, INDEPENDANTISTES DOMINES, AQMIENS ET AUTRES CAFARDS DE SE FECONDER INVITRO’LEMENT » ET DE S’INSTALLER. « HONTE AUX MILITAIRES QUI SE CACHENT A BAMAKO, KATI, KOULIKORO… ALORS QUE LES 2/3 DE LEUR PAYS SONT OCCUPES. A BAS LE MILITAIRES CITADINS » Répondre
kkka
kkka 14 ans
Merci aux uns et aux autres de faire comprendre à ce capitaine que le Mali n'a pas besoin de lui à sa tête et son coup d'état étant consommé qu'il songe au nord du Mali. Il prétend défendre l'accord cadre qui ne prévoit pas de convention nationale qui du reste est mort né puisque le temps presse et le nord attend avec l'avancée des rebelles dans leur organisation institutionnelle. Que Dieu sauve le Mali.
Soudanaisfrançais
Soudanaisfrançais 14 ans
Vous oubliez que quand vous dites Sanogo, vous dites "la Junte" ou vous dites l'"Armée". Ce que vous oubliez, c'est que le Ministre de la défense vient de la Junte dont Sanogo est le Président. Autrement dit, qui a l'armée a la réalité du pouvoir. Le gouvernement actuel en place est celui de la CEDEAO qui ne fait pas le poids d'autant plus qu'il ne commande pas l'armée. Autrement dit encore, Sanogo est le Président et Chef de l'Etat et il agit comme tel. Autrement dit encore, le dernier mot (ou discours) dans ce pays ne revient qu'à Sanogo=Junte=Armée malienne. C'est ce que la CEDEAO a compris quand elle a violé l'Accord-Cadre en voulant envoyer des soldats de la CEDEAO pour garder les membres de la transition. Mais les résultats de l'affrontement test entre armée et bérets rouges ont très vite amené la CEDEAO à changer de décision dans la mesure un tel affrontement entre les soldats de la CEDEAO et l'armée malienne replié au Sud aura des conséquences terribles sur les civils et compromettra toute quiétude au Sud. Je le répète, la question du Mali aujourd'hui, ne la résumer pas à Sanogo mais à l'armée. Je vous répète que toute l'armée est presque avec lui. L'armée ne fait pas confiance aux civils! Elle préfère faire confiance et allégeance à la Junte plutôt qu'aux politiciens, surtout les dauphins constitutionnels qui put rien faire si ce n'est contribuer à tuer à petit feu l'armée. Enfin, l'armée du Mali qui doit prendre part activement à la libération du nord se sent plus en sécurité avec Sanogo ou la Junte qu'avec n'importe quel civil, mais encore moins ceux qui sont comptables de la gestion d'ATT.
blo
blo 14 ans
Incroyable mai vrai ! Fuir le front pour faire le fanfaron devant les siens aux mains nues. Et même mieux : les voler, les piller, saccager les biens de l’Etat. Et encore mieux, des Mariko, Amion et Hamey Dicko applaudissent ! Conclusion : Les Mariko, Amion et Hamey Dicko veulent uniquement faire du mal au Djoncounda, aux maliens et surtout au Nord Mali qui souffre. Tout mettre en œuvre pour que la CEDEAO ne vienne priver Sanogo de son fusil et l’obliger à aller au front…
patriote
patriote 14 ans
merci chahana pour toutes tes contributions sur africable et le journal 22 septembre tu parles chaque fois comme si tu écoutais 12millions de maliens nous sommes aujourd'hui fatigués du comportement de sanogo et de sa bande ce sont ces vauriens,ces drogués qui ont mis ce pays à terre et ils demandent une immunité contre quoi et qui?qu'ils partent ou qu'ils restent ils payeront pour tous les crimes qu'ils ont eu à commettre .
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