Paix, réconciliation et cohésion nationale : Cinq années d'engagement !

Le jeudi 2 juillet 2026, dans le cadre de la présentation du bilan quinquennal de l'action du Président de la Transition, Son Excellence le général de corps d'armée Ismaël Wagué...

11 Juillet 2026 - 02:35
 0
Paix, réconciliation et  cohésion nationale : Cinq années d'engagement !

Le jeudi 2 juillet 2026, dans le cadre de la présentation du bilan quinquennal de l'action du Président de la Transition, Son Excellence le général de corps d'armée Ismaël Wagué, ministre d'Etat, ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, a présenté les principales réalisations de son département ainsi que les perspectives qui guideront son action au cours du prochain quinquennat.

Au cours des cinq dernières années, le ministère a conduit une réforme profonde de la gouvernance de la paix, de la réconciliation et de la cohésion nationale, en mettant en œuvre une vision stratégique fondée sur le renforcement des institutions, la consolidation du dialogue entre les Maliens et la promotion d'un développement inclusif au bénéfice des communautés.

Cette action gouvernementale s'est déployée autour de trois priorités majeures : conduire des réformes institutionnelles structurantes ; consolider le dialogue national et la réconciliation entre les filles et les fils du Mali ; promouvoir un développement local durable, facteur de stabilité, de cohésion sociale et de paix.

Des réformes structurantes au service de la paix

Le ministère a engagé plusieurs réformes majeures destinées à renforcer durablement les mécanismes nationaux de prévention et de gestion des conflits.

Parmi les avancées les plus significatives figurent la restructuration de la Mission d'appui à la réconciliation nationale (MARN), afin de renforcer son ancrage territorial et son efficacité opérationnelle ; l'adoption de la Politique nationale de réparation en faveur des victimes des crises et conflits, ainsi que l'opérationnalisation de l'Autorité de gestion des réparations en faveur des victimes (AGRV), traduisant la volonté de l'Etat d'inscrire la justice réparatrice au cœur du processus de réconciliation. Le gouvernement a également procédé à la réforme de la Commission nationale d'intégration (CNI) et de la Commission nationale DDR-I, désormais dotées d'une autonomie renforcée et de capacités accrues pour l'exécution de leurs missions. À ces avancées s'ajoutent la création du Centre pour la promotion de la paix et de l'unité au Mali, espace permanent dédié à la recherche, au dialogue, à la médiation et à la prévention des conflits, ainsi que l'adoption de la Charte nationale pour la paix et la réconciliation, issue du Dialogue inter-maliens pour la paix et la réconciliation nationale, qui constitue désormais le référentiel stratégique de la politique nationale de paix et de cohésion.

Des résultats tangibles au bénéfice des populations

L'action du ministère s'est traduite par des résultats concrets sur le terrain. Dans le cadre de l'approche du Développement conduit par les communautés (DCC), mise en œuvre à travers les projets PCRSS et Malidenko, 843 infrastructures communautaires ont été réalisées au profit des populations, tandis que 190 autres infrastructures sont actuellement en cours d'exécution.

Les différents programmes ont permis de former et d'accompagner plus de 10 500 bénéficiaires, tout en favorisant la création de plus de 36 000 emplois, contribuant ainsi au renforcement de la résilience économique et sociale des communautés.

En matière de Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Intégration (DDR-I), 1 617 ex-combattants ont été intégrés au sein des Forces armées maliennes, tandis que 1 760 combattants ont été démobilisés au cours de l'année 2025.  Par ailleurs, 428 initiatives de consolidation de la paix ont été mises en œuvre sur l'ensemble du territoire national afin de promouvoir le vivre-ensemble, renforcer les capacités des acteurs locaux et prévenir les conflits.

Des ambitions à la hauteur des défis

S'appuyant sur les acquis enregistrés, le ministère entend poursuivre cette dynamique à travers des objectifs ambitieux pour le prochain quinquennat.

Il est notamment prévu : la réalisation de plus de 2300 nouvelles infrastructures communautaires ; la création de plus de 64 000 emplois supplémentaires ; la poursuite du programme DDR-I au profit de 34 000 ex-combattants ; l'extension de l'approche DCC de 2 000 à 6 000 villages sur l'ensemble du territoire national ; la mise en œuvre effective de la Charte nationale pour la paix et la réconciliation ; le renforcement des dispositifs nationaux de dialogue, de prévention des conflits et de réparation en faveur des victimes.

Ces résultats traduisent la volonté constante des plus hautes autorités de la Transition de faire de la paix, de la réconciliation nationale et de la cohésion sociale les fondements d'un Mali souverain, stable, uni et résolument tourné vers un développement inclusif et durable. Le ministère de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale réaffirme son engagement à poursuivre cette œuvre collective, dans un esprit de responsabilité, de solidarité et de rassemblement, afin de consolider les acquis et de répondre durablement aux aspirations légitimes des populations maliennes.

 Secteurs de l'énergie et de l'eau :

Des réformes pour soulager durablement les Maliens

Dans le cadre de la présentation du bilan des cinq années de la Transition, sous le leadership de Son Excellence le général d'armée Assimi Goïta, le ministre de l'Energie et de l'Eau, Pr. Tiémoko Traoré, a pris part, le mardi 30 juin 2026, à une séance de restitution des actions menées par son département au cours du quinquennat écoulé.

Cet exercice, organisé conjointement avec la ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, et le ministre de l'Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, s'est tenu dans les locaux de l'Usine malienne de produits pharmaceutiques (UMPP), symbole de la souveraineté industrielle retrouvée du Mali.

Face aux opérateurs économiques, transporteurs, industriels, organisations syndicales et représentants des médias, le ministre Tiémoko Traoré a présenté les principales réalisations enregistrées dans les secteurs de l'énergie et de l'eau, ainsi que les projets structurants actuellement en cours d'exécution.

Revenant sur le contexte particulier dans lequel évolue le Mali ces dernières années, le ministre a rappelé que notre pays, qui ne dispose pas de ressources pétrolières, dépend fortement des hydrocarbures pour sa production d'électricité.

Cette réalité a conduit les plus hautes autorités à engager un changement profond de paradigme, fondé sur la valorisation des ressources nationales afin de renforcer durablement la souveraineté énergétique du pays.

Cette orientation stratégique s'est traduite par la réalisation de plusieurs infrastructures majeures, notamment la mise en service de la centrale hydroélectrique de Gouina, d'une capacité de 140 MW, réceptionnée fin 2022, la centrale thermique de Sirakoro d'une capacité de 100 MW, ainsi que l'interconnexion électrique Guinée-Mali à travers la ligne de transport de 225 kV.

S'agissant du secteur de l'eau, le ministre Tiémoko Traoré a souligné qu'une étape historique a été franchie avec l'adoption, en avril dernier, de la toute première Politique nationale de l'eau. Ce document stratégique constitue désormais le cadre de référence pour une gestion durable et intégrée des ressources en eau, en apportant des réponses adaptées aux défis du secteur. Le ministre a rappelé que l'accès à l'eau étant étroitement lié à la disponibilité de l'énergie, la quête de souveraineté énergétique contribue également à renforcer la sécurité hydrique du pays.

Au-delà des investissements réalisés, le ministre de l'Energie et de l'Eau a mis en avant les importantes réformes engagées dans la gouvernance des secteurs de l'énergie et de l'eau. Parmi les acquis majeurs de la Transition figure le maintien des tarifs de l'électricité et de l'eau, malgré la hausse continue des coûts des hydrocarbures utilisés pour la production d'électricité.

"A aucun moment, sous le leadership de Son Excellence le général d'armée Assimi Goïta, président de la Transition, chef de l'Etat, il n'y a eu d'augmentation du prix du kilowattheure, ni du mètre cube d'eau", a déclaré le ministre, soulignant que cette stabilité tarifaire est rendue possible grâce aux importantes subventions consenties par l'Etat.

Le ministre a également mis en exergue les progrès accomplis dans la gestion du secteur de l'électricité, notamment avec l'abandon du système de contractualisation dit "Take or Pay".

"Sous le leadership des plus hautes autorités, nous sommes passés à un système où nous payons uniquement ce que nous consommons. C'est un gain considérable. Il fallait véritablement oser le faire", a-t-il expliqué.

Abordant enfin la transition énergétique, le ministre Tiémoko Traoré a assuré que les différents projets de champs solaires en cours font l'objet d'un suivi rapproché par son département.

"Nous travaillons sans relâche pour accélérer l'opérationnalisation de ces champs solaires", a-t-il affirmé, rappelant que cette dynamique s'inscrit dans la vision de Son Excellence le général d'armée Assimi Goïta, président de la Transition, chef de l'Etat, mise en œuvre sous la coordination du général de division Abdoulaye Maïga, Premier ministre, avec pour objectif d'alléger durablement les souffrances des populations à travers une amélioration progressive de l'offre énergétique nationale.

 Sante, développement social, réconciliation et affaires religieuses

Des avancées significatives

Dans le cadre de la commémoration des cinq années d'exercice du président de la Transition, le général d'armée Assimi Goïta, trois membres du gouvernement se sont prêtés, le jeudi 2 juillet, à un exercice de redevabilité devant un public venu s'informer sur les principales réalisations enregistrées dans leurs secteurs respectifs. Il s'agit du ministre d'Etat, ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, le général de corps d'armée Ismaël Wagué, du ministre de la Santé et du Développement social, le médecin colonel-major Assa Badiallo Touré, et du ministre du Culte et des Affaires religieuses, Mahamadou Koné.

Assurant la modération des échanges, le ministre d'Etat Ismaël Wagué a introduit ses deux homologues avant de leur donner la parole pour la présentation des résultats obtenus au cours des cinq dernières années.

Avec la sérénité et la maîtrise qui la caractérisent, le ministre Assa Badiallo Touré a dressé le bilan de son département, un bilan largement salué par les participants et les bénéficiaires. Parmi les réalisations majeures figurent notamment la construction de 15 hôpitaux de district actuellement en chantier, l'édification des sièges de la Maison des Pupilles, de l'INPS et de la Canam, la création de centres de dialyse, l'installation de panneaux solaires dans les structures sanitaires (hôpitaux et CS-Réf), les dons de vivres et de non-vivres aux couches vulnérables ainsi qu'aux victimes d'inondations, les actions de solidarité à travers l'initiative "Sounkalo Solidarité", l'équipement des établissements de santé et la promotion de la digitalisation des services de santé et de développement social.

Cette modernisation a notamment permis la mise en œuvre du paiement des pensions par transfert d'argent mobile, facilitant ainsi l'accès aux prestations sociales pour de nombreux bénéficiaires. Profitant de cette tribune, le ministre a exprimé sa profonde gratitude au président de la Transition pour sa vision fondée sur le partage, la cohésion sociale et le développement du pays.

Pour sa part, le ministre du Culte et des Affaires religieuses, Mahamadou Koné, a mis en lumière les avancées enregistrées dans l'organisation des pèlerinages musulmans et chrétiens, ainsi que les efforts consentis en matière de formation des leaders religieux au Mali et à l'étranger.

Le ministre d'Etat Ismaël Wagué a, quant à lui, présenté les actions entreprises dans les domaines de la réconciliation, de la paix et du développement communautaire. Il a souligné l'importance du partenariat établi avec les acteurs locaux, véritables relais de proximité, qui contribuent à l'atteinte des résultats enregistrés. Il a attribué ces avancées à la vision du président de la Transition.

Les différentes questions et demandes d'éclaircissement adressées aux trois ministres ont reçu des réponses jugées satisfaisantes par les participants. Les intervenants ont réaffirmé leur disponibilité et assuré que les portes de leurs départements demeurent ouvertes à tous, dans un esprit de collaboration et de service public, afin de contribuer ensemble au développement du Mali.

"Si nous nous donnons la main, il n'y a aucune raison pour que nous ne réussissions pas", a déclaré le ministre Koné. C'est sur une note d'espoir que s'est achevée cette plénière, marquée par des échanges fructueux, des témoignages édifiants et l'engagement renouvelé des autorités à poursuivre les efforts en faveur du développement, de la paix et du bien-être des populations maliennes.