Aveuglé par la soif du pouvoir : Le FDR dévoile son visage
FDR (photo archives)[/caption]
Après sa cuisante défaite à la présidentielle dont le premier et le second tour se sont déroulés respectivement le 28 juillet et le 11 août 2013, le Front uni pour la sauvegarde de la démocratie et la république (FDR) se transforme en ennemi et s’en prend à ceux qui sont, selon lui, impliqués dans son échec sans précédent. Assoiffé du sadisme qui, prouve d’ailleurs que nos valeurs sociétales sont foulées aux pieds, cette meute des «Anti-putschs» a étalé ses propres conspirations. Lire notre analyse.
Au moment où les Maliens, après un an et demi de crise politico-sécuritaire, ont opté pour la réconciliation et la cohésion sociales, le FDR entend instaurer la division et la déstabilisation sociale. Le comble a été la diffusion, il y a quelques mois, d’un communiqué attaquant le décret présidentiel qui attribue le grade de Général des armées à Amadou Haya Sanogo, ex chef de la junte qui a renversé le 22 mars 2012 le régime d’ATT. Rappelons que la promotion faite à Sanogo tout comme celle de Moussa Sinko Coulibaly et de Didier Dakouo qui, arborent désormais le grade de général de brigade, ont été décidées lors du conseil des ministres du 14 août 2013. Où se situe alors le problème?
Le Front uni pour la sauvegarde de la démocratie et la république (FDR) ne s’est pas limité à désapprouver les actes du président de la république par intérim Dioncounda Traoré. Il s’en prend aussi à certains regroupements en les qualifiant de ‘’Partisans du coup d’état’’. Mieux, il a porté plainte devant le Tribunal administratif de la Commune III du district de Bamako demandant l’annulation des décrets présidentiels qui mettent Amadou Haya Sanogo, Moussa Sinko Coulibaly et Didier Dakouo au rang des hauts gradés.
On n’est nullement surpris par les attitudes pernicieuses de ces emmerdeurs. Car, ceux-ci ont déjà entrepris plusieurs tentatives pour saboter le pouvoir de transition qui n’a tout simplement pas marché dans leur sillage. Et bizarrement dans son communiqué, le FDR a fait mention également de l’agression physique dont le président par intérim a été victime lors des événements du 21 mai 2012. Pourquoi remue-t-il le couteau dans une plaie en voie de cicatrisation? L’intéressé lui-même a dit, à qui veut l’entendre, avoir pardonné. Le FDR a-t-il intérêt à allumer le feu au Mali?
Le refus de s’adapter à la nouvelle situation fait mal
La destruction comme moyen de reconquérir le pouvoir Tout se préparait en clando. On se rappelle, en juillet 2012 lors d’une énième tentative d’éjection de Cheick Modibo Diarra, à l’époque Premier ministre, les nostalgiques de la gabegie recasés au sein du FDR auraient élaboré un plan soumis au mini sommet de Ouaga. Ils auraient également formulé d’autres exigences à propos de la formation d’un nouveau gouvernement en déclarant que le choix du nouveau Premier ministre revenait au président de la transition et à la Communauté économique des états de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO). À les entendre, le locataire de la primature devrait répondre à des critères d’expérience et de compétence en matière de gestion de l’Etat. Il s’agirait certainement de quelqu’un qui vient du cercle fermé de ceux qui ont mal gouverné le Mali. En effet, ils n’ont jamais voulu que le Premier ministre soit désigné par la concertation nationale. À souligner qu’ils se sont dressés en véritables obstacles à la tenue de ladite rencontre. Mais pendant le mini-sommet de Ouaga, les émissaires du président Blaise Compaoré venus à Bamako ont vite constaté la vague de contestation populaire qui découle des approches préconisées par le FDR. Les cabales contre le peuple ne pouvant pas aller loin, les travaux dans la capitale burkinabè ont pris fin par un nouvel ultimatum. Les citoyens ont alors beaucoup souffert. Plus tard, les artisans de la déstabilisation du Mali se sont curieusement érigés en défenseurs des cinq bérets rouges radiés de l’armée pour, dit-on, «Faute grave».
Est-il possible de faire des omelettes sans casser des œufs !