Le Niger et l’Algérie scellent un pacte énergétique de 40 MW à Niamey
Le 24 mars 2026, à Niamey, a été posée la première pierre de la centrale électrique de solidarité algéro-nigérienne.
Ce projet d'envergure, fruit de la coopération Sud-Sud, injectera 40 mégawatts supplémentaires sur le réseau nigérien d'ici la fin juin 2026. Un pas de géant pour la souveraineté énergétique du Niger, visant à réduire la dépendance extérieure et à soutenir l'industrialisation du pays.
Alors que le Mali et le Burkina Faso consolident leurs infrastructures, le Niger, voisin et partenaire stratégique au sein de l'Alliance des États du Sahel (AES), vient de franchir une étape décisive dans sa quête d'autonomie énergétique. Ce mardi 24 mars 2026, une cérémonie de haute portée diplomatique et technique a réuni les autorités nigériennes et une importante délégation algérienne pour la pose de la première pierre de la "Centrale électrique de solidarité algéro-nigérienne". Située à la périphérie de Niamey, cette future unité de production thermique n'est pas qu'un simple chantier de génie civil ; elle est le symbole d'une solidarité agissante entre deux nations déterminées à transformer leurs ressources en leviers de développement. Avec une capacité annoncée de 40 mégawatts (MW), cette centrale vient répondre à l'urgence de la demande intérieure, particulièrement pressante durant les périodes de forte chaleur.
Un sprint technologique pour une livraison en juin 2026
Le caractère exceptionnel de ce projet réside dans son calendrier d'exécution. Les responsables du projet et les ingénieurs des deux pays se sont engagés sur un délai de réalisation record : la mise en service est prévue pour la fin du mois de juin 2026. Ce "sprint" industriel vise à renforcer le réseau électrique national avant le pic de consommation saisonnier. L'infrastructure comprendra des groupes électrogènes de forte puissance, des systèmes de refroidissement de dernière génération et une interconnexion directe au poste haute tension de Niamey. Pour le gouvernement nigérien, cet apport de 40 MW constitue une bouffée d'oxygène pour le secteur industriel et artisanal, tout en améliorant significativement le taux d'accès à l'électricité pour les ménages de la capitale et de ses environs.
La souveraineté énergétique au cœur de la coopération Sud-Sud
Au-delà de l'aspect technique, ce projet s'inscrit dans une dynamique de rupture avec les schémas de dépendance énergétique hérités du passé. En s'appuyant sur l'expertise algérienne via le groupe Sonelgaz, le Niger démontre sa capacité à nouer des partenariats stratégiques mutuellement bénéfiques au sein du continent africain. Cette "centrale de la solidarité" est perçue comme un maillon essentiel de la sécurité nationale nigérienne. Lors des allocutions officielles, les autorités ont souligné que l'énergie est le socle de toute souveraineté véritable. En diversifiant ses sources de production et en augmentant sa capacité propre, le Niger se dote des moyens de résister aux pressions extérieures et de piloter son développement économique avec une autonomie accrue.
En conclusion, la pose de la première pierre de cette centrale marque le début d'une nouvelle ère pour le paysage énergétique nigérien. Entre défi technique et symbole politique, ces 40 mégawatts représentent bien plus que de l'électricité : ils incarnent la volonté des peuples du Sahel et de l'Afrique du Nord de construire, par eux-mêmes, les bases de leur émergence. D'ici juin 2026, les lumières de Niamey brilleront d'un éclat nouveau, portées par le souffle d'une coopération Sud-Sud plus dynamique que jamais.