Les Maliens ont fait "iabè" en votant IBK : "Peuple humilié recrute Kagamé"

13 Juin 2014 - 07:31
Mis à jour: 12 ans
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[caption id="attachment_332532" align="aligncenter" width="610"]Résolution de la crise du septentrion : Ladji Bourama perd les pédales ? Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta[/caption]   Disons le tout de suite, ce sous-titre est inspiré d'une anecdote retraçant le désespoir d'un patriote abattu - c'est un euphémisme- au lendemain de la déroute de l'armée malienne à Kidal. A la suite de laquelle débâcle, ce compatriote, M. Doumbia, s'est exprimé en ces termes combien désespérés : "je pense qu'il ne nous reste plus qu'a faire appel à Paul Kagamé du Rwanda pour prendre en charge notre mali et rétablir l'honneur de ses fils. Car, comme dit un adage, à défaut du sein de sa mère, on se contente de celui de sa grande mère. IBK était le dernier espoir, maintenant c'est fini, il ne nous reste plus que nos yeux pour pleurer…" Quelle amertume ! il faut dire que ce n'est pas tant la pertinence de l'appel à un Kagamé- ce qui parait fantaisiste- que le désespoir qui en découle et qui traduit l'état d'âme d'une grande majorité de maliens. Dont la situation est désormais similaire à celle d'un adversaire terrassé et roulé dans la poussière au point qu'aucun doute ne subsiste sur sa défaite. Nous estimons que plus que l'occupation des deux tiers du territoire national et la fuite de nos soldats devant les djihadistes, la victoire du MNLA sur l'armée malienne à Kidal a été le coup de grâce pour un peuple en situation d'humiliation depuis le 11 janvier 2011. Ce n'est plus seulement les seuls commerçants de Dabanani qui estiment avoir fait "iabé" en ayant voté pour IBK, mais la grande majorité des Maliens qui voudraient bien continuer à croire que "ce qui ce passe n'est pas vrai" mais hélas…la dure réalité est là. Entre bourdes et fautes politiques De son élection à maintenant, malgré cette légitimité populaire dont il se vante (légitimité à la relativiser tout de même, puisque sur près de 15 millions de Maliens et plus de 6 millions de votants, moins de 2 millions ont voté pour lui), Ladji Bourama a commis un certain nombre de bourdes ou posé plusieurs actes proches de fautes politiques. A commencer par les bourdes. Celles-ci ont commencé dès l'investiture du nouveau président de la République. Lorsque IBK qualifie le Général Moussa Traoré de "Grand Républicain" . Oubliant par là même que l'évènement du jour n'aurait pu avoir lieu s'il n'y avait pas eu une victoire de la démocratie  sur le régime de GMT. Par ailleurs, quelle insulte au Premier Ministre alors  pressenti, en l'occurrence Oumar Tatam LY, dont le défunt père, Ibrahima Ly, a été une des nombreuses victimes. La référence au très controversé Bouyé, le Chérif de Nioro, pour justifier son acceptation de la candidature de son fils chéri, Karim, aux législatives nous parait être aussi des plus déplacées. En effet,  en homme d'Etat responsable, IBK n'avait nul besoin d'invoquer l'intervention du Cherif, auquel d'ailleurs   il faisait par la même occasion une publicité gratuite dont le peuple n'a du reste que faire. La communication aussi a été jusque là un grand fiasco. Tiébilé Dramé avait  par exemple, raison lorsqu'il relevait les incohérences de IBK au sujet de l'entame des négociations avec les groupes armés : "Tantôt je ne négocie avec le couteau sous la gorge, c'est-à-dire avec les groupes armés,  tantôt c'est le Maroc  qui va jouer le médiateur, tantôt les pourparlers ne se dérouleront qu'au Mali, tantôt etc." Le même cafouillage est intervenu au sujet du prix de l'avion présidentiel : "17 milliards, 19 milliards, 20 milliards, commission des intermédiaires, etc… ", Bref toute chose qui prouve à suffisance que sa cloche quelque part. Car, comme on dit, les idées claires s'énoncent clairement et facilement.Le meme caffouillage a marqué les réactions de Boubacar Touré et du Ministre de la communication, Camara. Ce dernier ayant eu la réaction d'un professionnel par rapport à la façon dont le premier s'est attaquée à Tiébilé Dramé à la suite d'une publication assez méthodique du Président du PARENA. Les bourdes sont nombreuses, mais elles ne représentent rien finalement à côté de ce qu'on peut considérer comme des fautes politiques. Une des toutes premières fautes politiques a été surement le mépris et la décision dont IBK a fait preuve à l'égard de l'opposition politique. En effet, après les avoir ignorés, IBK a fini par tenir en décision certains des principaux leaders de l'opposition.   Ainsi, à la faveur de ce que d'aucuns ont qualifié de ''Sumu'' ou ''IBK SHOW'' au Maroc, le président essaye de prouver à l'opinion que c'est par ce qu'il n'aurait pas répondu à la sollicitation de Tiébilé que ce dernier s'en est pris à sa gouvernance. Il   dit à peu près la même chose dans Jeune Afrique. IBK aurait dû comprendre qu'étant de la majorité ou de l'opposition, on sert tous le Mali et que ce n'est nullement humiliant que le Président du Parena se dise disponible pour servir le Mali. La preuve éclatante de cela à été donnée lorsque lui-même a convié toute la classe politique, pour qu'ensemble, chacun de son côté et en sa manière, apporte sa pierre à l'édifice national.  Concernant Soumaïla Cissé, dans le même numéro de Jeune Afrique, il qualifie de ''comédie'' la visite que celui-ci lui a rendue au lendemain de l'élection, pour le féliciter de sa victoire. Selon IBK, c'est la communauté internationale qui a imposé cette corvée à Soumi qui, aussitôt après, s'est mis à le critiquer. Nous estimons que IBK n'a pas besoin de tout ça . Il est des situations où le silence est d'or.   "Ma famille d'abord" "Ma famille" aussi a été une faute politique commise par le nouveau locataire de Koulouba. Et pour cause. Lorsque le ''peuple'' vous donne une telle ''légitimité'', on doit se résoudre à certains sacrifices. Au lieu de cela, le président semble narguer ceux qu'il considère- à tort- comme ses détracteurs. L'occasion lui a été pourtant donnée de rectifier le tir à la suite de la démission de Oumar T.  LY, mais rien n'y fit. IBK signe et persiste. "Liaison dangereuse" Vraie ou fausse, " l'affaire Tommy " a entaché la réputation du président. Dont l'argumentaire, jusque- là, n'a convaincu que très peu de Maliens d'autant plus que, notamment, IBK reconnait avoir utilisé l'avion du sulfureux Tommy. Avion plutôt ''Loué'' selon ses propres propos. Mais avec quel argent ? s'interroge-t-on souvent.   "Avion présidentiel" Le président de la République a certainement besoin d'un bon avion présidentiel, mais les raisons invoquées pour justifier l'achat du nouvel appareil n'ont convaincu personne. Là aussi la communication n'a pas été à la hauteur. Par exemple le PM Moussa Mara parle d'un avion ''sans papiers'' qui pourrait être revendu en définitive. Le revendre avec quels papiers ? Ce n'est tout de même pas une ''Djakarta''. Le seul argument plus ou moins acceptable serait le coût des déplacements présidentiels au bout de quatre, cinq ans. Mais comment ces coûts ne seraient-t-ils pas grevés si IBK, tel un Obama ou un Hollande, se fait accompagner de 70 à 80 personnes ? Dont la plupart n'ont rien à faire dans ces missions. De plus cette théorie aurait pu prendre s'il n'y avait pas déjà un autre avion. La nomination de Mara Moussa Mara a beau avoir des qualités, sa nomination comme Premier Ministre est restée en travers de la gorge de nombreux Maliens. En effet, malgré ses supposées qualités, le nouveau chef du gouvernement a besoin d'une assise politique. Qu'il n'avait pas à priori et que c'est la mort dans l'âme que le parti présidentiel- humilié- se contraindrait à le soutenir. Certains voient aussi en Moussa Mara une autre forme de perpétuation du  "Grand Républicain" dont il serait d'ailleurs l'homonyme. Sans compter d'autres qui le trouvent arrogant ou à qu'il rappellera un certain passé sombre de notre histoire récente, par rapport à laquelle histoire certaines mémoires restent fraiches. Kidal, le grand échec Plusieurs fautes ont un rapport avec la crise du Nord, et particulièrement de Kidal. Tout d'abord, nous pensons qu'IBK a fait tout ce qu'il pouvait faire pour amener la "communauté internationale" (notion creuse) à exiger et obtenir le cantonnement et le désarmement des groupes armés. IBK a opté pour le mépris et une posture dont il n'a pas les moyens. Ce n'est, en effet, pas une mauvaise chose que de mépriser  le MNLA et les autres groupes armés, mais ce faisant, il aurait opté pour un réarmement tous azimuts des forces armées et de sécurité. Ce qu'il n'a pas fait et a été un énorme gâchis. Le président donne souvent l'impression de pratiquer la politique de l'autruche en préférant enfouir la tête dans le sable plutôt que de regarder la réalité en face. Par exemple, de sa nomination à sa disgrâce, le général Yamoussa Camara n'aurait jamais eu un tête- à- tête avec le président en tant que chef d'Etat major particulier. Il en serait de même avec l'actuel chef d'Etat major général des armées, Maïga, jusqu'à la déroute de Kidal. Fautes diplomatiques Il y en a eu au moins trois : lorsque IBK essaye de mettre hors jeu  Blaise Compaoré et "permet" la diffusion du reportage sur la mise en place d'un bureau de l'opposition ; lorsque depuis Dakar IBK dénonce publiquement le "double jeu" de la Russie de Poutine pour avoir reçu le MNLA ; lorsque, connaissant- en tant qu'historien - la rivalité qui existe entre le Maroc et l'Algérie au sujet du Sahara occidental, il tente de supplanter le grand voisin au profit du royaume chérifien. La visite de Mara Dans un premier temps, nous avions applaudi des deux mains l'initiative du nouveau PM de se rendre vaille que vaille à Kidal. Nous espérions le rétablissement de notre dignité qui passe forcement par un cinglant revers du MNLA. Mais nous avons vite déchanté. Ce n'est pas tant le courage de Mara et la détermination de IBK que l'amateurisme, l'impréparation et la naïveté dont les autorités ont fait preuve. Causant du coup la pire humiliation que le Mali ait connue. Le gouvernement ne convainc personne lorsqu'il dit n'avoir pas donné l'ordre. En effet, qui n'a pas écouté les informations relatives à l'envoi de 1500hommes en renfort ?   D'ailleurs à moins que ce fût de l'intox, nous ne comprenons pas comment une armée peut publiquement donner une information aussi sensible qui donne la  latitude à l'ennemi de prendre les dispositions nécessaires. Ce fut donc une autre humiliation lorsque le gouvernement sacrifie Soumeylou Boubèye et se démarque de lui. Il aurait dû s'assumer jusqu'au bout. Au lieu de cela, c'est nous qui, plus tôt ignorons l'appel au cessez-le feu du MNLA, bénissons finalement le président mauritanien pour avoir obtenu la suspension des combats. " On est vraiment mort avant l'heure " Combien de maliens ont passé plusieurs jours sans suivre les informations, de RFI en particulier qui se délecte des revers de notre " vaillante armée". Décidément les dieux sont tombés sur la tête. Quand les vivants envient les morts…Pour reprendre cet homme : "IBK nous a tués" Et cet autre qui réplique : "c'est Hollande qui nous a tués. Ah la France !" Mais entre nous, est-ce vraiment la France ? Regardons-nous dans le miroir. A partir du moment ou les autres pays ont pu contenir leur rébellion et partant tous les terroristes, que nous avons été obligés d'appeler les autres( y compris la France) au secours, c'est qu'on ne doit s'en prendre qu'a soi. Et ce qui rend la défaite plus amère, c'est de savoir qu'on s'achète un second avion présidentiel à 20 milliards, qu'on passe de façon la plus douteuse un marché de 69 milliards(en équipements militaires non prioritaires : uniformes, godasses, etc. selon le représentant du FMI) au moment ou les forces de défenses et de sécurité n'auraient même pas d'hélicoptères pour transporter leur troupes. Décidément le Malien est tombé trop bas.   Bons points Même si c'est encore timide, de bonnes actions ont été réalisées : la neutralisation de la junte militaire, la volonté-non encore traduite dans les actes-de combattre la corruption ( adoption en attente de nouveaux textes législatifs en la matière), d'augmenter sensiblement les salaires des fonctionnaires afin de diminuer l'ampleur de la corruption. Sur ce dernier point, après avoir ramené de 2012 à 2014 l'accord d'augmentation des salaires (augmentation insignifiante du reste), Moussa Mara est attendu de pied ferme après sa promesse faite lors de la déclaration de politique général (DPG). Il y a aussi l'extension de la cité universitaire de Kabala, la vision gouvernementale de l'agriculture, et surtout la rencontre dernièrement avec l'ensemble de la classe politique dont l'opposition Le piège à éviter Ce fut une très bonne chose de rencontrer la classe politique, et surtout d'associer l'opposition. Il serait encore mieux de multiplier ce genre de rencontres dans l'intérêt du Mali. Pour autant, l'opposition devrait conserver son essence qui est celle de la critique constructive. Dans un souci d'apaisement et d'équilibre, le pouvoir pouvait à la rigueur accorder des postes de responsabilités non ministériels aux opposants.   Vital  (Source LE POINT)

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Commentaires (27)

User
Konate Malinké
Konate Malinké 12 ans
kagamé est unique en afrique noir ,mais qui est pret a ce prix.
sony ali ber
sony ali ber 12 ans
dues discours populistes ,aux populismes ,mr ibk a franchi le pas ,sinon ,comment comprendre que le voyage du 1er ministre moussa mara se termine tragiquement,alors qu,il avait toute légitimité de stopper cette attaque rebelle en mettant tout simplement sa propre vie et de celle de ces concitoyens venu l,accueillir ,dans la main des forces française et de la munusma ;de tout faire pour sauver leur vie ,car eux ils avaient les moyens nécessaires pour stopper cette attaque ,au lieu de se laisser exflitrere tout seul,et laisser les autres a la merci des rebelles ,c,est de l, amateurisme
Badièl
Badièl 12 ans
IBK n'est pas le dernier espoir des Maliens, il y a encore des Maliens capables de relever le défi pourvu que l'oligarchie qui nous dirige fasses le bon choix, l'actuel président est le choix des Maliens ou de l'ologarchie, C'est comme un miroir où on se regarde. Chaque peuple a les dirigeants qu'il mérite.
ckbaly
ckbaly 12 ans
C'est une grosse insulte au génie du peuple malien que d'affirmer qu'Ibk est le dernier espoir du Mali. Chaque jour des enfants naissent dans ce pays et qui valent 10 fos mieux qu'Ibk. En réalité, sans être un accident de l'histoire, IBK était un mal nécessaire. Sinon, il n'était pas le meilleur des candidats, ni sur le plan moral, ni sur le plan intellectuel, ni sur le plan politique. Le peuple frustré a vu en lui un sauveur, à cause de son passage à la primature ou il a fait quelques actions d éclat, à part ça, rien. Le peuple se trompait donc, car voulant élire ce qu il croyait être l'Ibk réel, qui n était qu un mirage et de la légende. Au finish, IBK de la réalité est apparu au grand jour, on découvre qu il est vide. Ayant bâti sa réputation sur une légende et le dénigrement systématique de celui grâce à qui il est tout, Alpha Oumar KONARE, IBK fait une chute dans un puits. Tout s écroule parce qu il n a rien bâti. Mais on était tellement curieux de le voir au pouvoir!!!!
julles
julles 12 ans
Il est facile de critiquer ,de fustiger mais proposons des solutions concret tout le monde sait qu'IBK est un homme qui ne consulte pas ses entourages, sans l'apport d'une opposition constructive, d'une société civile éveillée bref l'ensemble des Maliens,les humiliations pourront s'accumuler, car chacun essaye de raconter ses pensées constructives à cotés sans efforts pour concrétiser en faisant sortir le pays du gouffre, l'hypocrisie des Maliens n'est-elle pas la cause de nos humiliations? Que dieu bénisse le Mali!
lalla
lalla 12 ans
Jules, si IBK ne consulte pas son entourage, c est son problème. Et s il est incapable, qu il dégage, il n est pas indispensable. IBK a cherché le pouvoir, pour jouir et non bâtir le Mali. Il ne voulait pas parler à l opposition qu il méprisait. Maintenant il la supplié à travers le PM pour le rencontrer à Koulouba. Il avait mis Blaise au placard maintenant il court derrière le Président du FASO et ce dernier lui rend la monnaie: mépris total! Non, le peuple malien s est trompé en élisant IBK, qui n est pas un travailleur, et ça on le savait, mais qui n à ni programme, ni cap. Donc, bonjour le pilotage à vue!
Naba Keita
Naba Keita 12 ans
1- Modibo Keita a fonde' plus de 28 enterprises et companies au nom de l'etat du Mali a l'instar de comatex, mali lait... ( y compris Air Mali S.A). 2- Modibo Keita avait forme' l'armee republicaine Malienne, une armee forte et bien structuree. 3- C'est grace a Modibo Keita que la cooperation sud-sud entre l'Egypte et le Mali etait d'un succes sans pareil ( Hotel de l'amitie' a Bozola face a l'ORTM et societe El Nasr Export import) 4- Le Mali a jouit d'une reputation internationale excellente a travers sa participation active a la fondation de l'organisation de l'unite Africaine et du mouvement des non-alignes. 5- Le franc Malien a ete etablit sous son egide pour une independance economique et une emergence de notre pays vers un sursaut dynamique exceptionelle. 6- Un livre be suffira pas pour etaler les realizations du pere de la nation Malienne qui n'avait aucun autre agenda que celuiq du Mali. Intellectuel, syndicaliste, grand republicain, noble et travailleur voila Modibo Keita...
Bougobalini
Bougobalini 12 ans
Une petite contribution de ma part aussi :wink: 1- COMATEX, Air Mali, etaient au bord de la faillite quand le president Modibo se faisait renverser. Je ne vous parle pas de rumeur ici mais des faits. 2- L'armee d'a l'epoque ne faisait pas 3,000 hommes et on a pas eu UNE SEULE GUERRE SERIEUSE a l'epoque pour que vous nous parlez d'une armee bien structuree. Elle n'a jamais ete testee a l'oeuvre, mais comme dans chaque pays on est content quand on parle en bien de notre armee. Mais admettons que cela soit meme vrai, comment le coup d'etat de 1968 est survenu alors? 3- C'est quoi la societe El Nasr? Une autre victime du temps? Lol 4- Le Mali continuait toujours a avoir une bonne reputation jusqu'aux evenements survenus depuis 2 ans. 5- Le franc malien ne valait rien. On l'utilisait chez nous mais sa valeur marchande avoisinait 0 a l'exterieur. 6- Un livre ne suffira pas non plus pour montrer a quel point Modibo Keita se dirigeait droit vers une DICTATURE CRUELLE et SANGUINAIRE. Ses ASSASSINATS POLITIQUES, CIVILS ET MILITAIRES parlent plus...Mais ceci releve de l'histoire et je ne veux pas trop m'y aventurer. L'objet de cette reponse n'est pas de denigrer le president Modibo Keita, ou sa politique. Je sais pertinemment qu'il devait etre anime de bonnes intentions mais que les choses ne se sont pas passees comme il l'esperait. Mais en meme temps, je me devais de faire quelques rappels pour vous dire qu'il est temps que l'on arrete de se bercer d'illusions du passe qui n'ont existe que dans notre imagination. Les problemes il y en avait a l'epoque du president Modibo et ils etaient meme pires dans certains cas. Alors qu'on ne vienne pas nous embrouiller ici avec des EPOPEES.
Ere Djibo
Ere Djibo 12 ans
Merci BOUGO pour ces précisions, je suis vraiment impressionné! Il est grand temps que les maliens sortent la tête de ces illusions! Quant au président Modibo KEITA, c'était un homme d'une intégrité a toute épreuve, pour moi, son mérite s'arrête a cela: La jeune République du Mali aurait pu prendre un autre chemin, et nous nous porterions mieux aujourd'hui!
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