Mali: la rébellion MNLA refuse de désarmer et réclame une mission de l'ONU
9 Mar 2013 - 19:10
9 Mar 2013 - 19:10
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La rébellion touareg du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) a refusé samedi de désarmer avant toute négociation avec les autorités maliennes, comme le lui demande l'Afrique de l'Ouest, et a réclamé l'envoi d'une mission de paix de l'ONU dans le pays.
Dans un communiqué signé de son secrétaire général Bilal Ag Achérif, le MNLA "rejette catégoriquement toute déclaration faisant de son désarmement un préalable à sa participation au processus de négociation".
Réunis en "sommet" dans la capitale politique ivoirienne Yamoussoukro le 28 février, les dirigeants de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) avaient affirmé que le dialogue intermalien passait par le "désarmement de tous les groupes armés, notamment le MNLA".
La rébellion a lancé "un appel pressant" à l'ONU pour "accélérer" le déploiement d’une force de maintien de la paix, qui selon elle devrait sécuriser le Nord malien jusqu’à ce qu'une solution politique soit trouvée entre Bamako et le MNLA.
La Mission internationale de soutien au Mali (Misma), la force africaine déployée dans le pays, est censée prendre à terme le relais des troupes françaises combattant depuis janvier les groupes jihadistes qui occupaient tout le nord du Mali depuis l'an dernier. Elle pourrait être transformée dans quelques mois en une mission de paix des Nations unies.
Affirmant protéger les habitants du nord du Mali contre "les crimes massifs et les multiples exactions" de l’armée malienne, le MNLA a appelé la Cédéao et la communauté internationale à "exercer des pressions" sur Bamako en vue de l'ouverture d'un "dialogue".
Les autorités maliennes de transition ont annoncé cette semaine la création d'une Commission dialogue et réconciliation (CDR), qui devra notamment oeuvrer à rapprocher les différentes communautés, dont les Arabes et Touareg souvent vus par les populations noires comme des soutiens des islamistes.
Le MNLA, rébellion touareg laïque qui a renoncé à sa revendication d'indépendance du Nord malien, avait combattu aux côtés des groupes islamistes contre l'armée malienne en 2012, avant d'être évincé dans la région par ses ex-alliés.
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TiebahPour le Mali,le MNLA a commis un acte de haute trahison.Le refus de deposer les armes est le refus de renoncer a la violence dont il a fait montre depuis le debut des hostilites contre l'armee malienne.L'ONU n'a pas mandat de proteger les organisations en rebellion contre un de ses Etats membres.Aucune resolution de l'Assemblee Generale de l'ONU n'autorise la creation d'un Etat independant en chassant les residents legaux pour faire place a un groupe de Nomades eparpilles parmi une quinzaine d'autres ethnies sur une surface de 850 000 Km2.La Resolution de l'Assemblee Generale demande le respect des droits de toutes les minorites dans ce cas: droits religieux,culturels,coutumiers, ,participation a la politique du pays,developpement local grace a une decentralisation ..)Des Casques bleus au Mali pour donner un droit politique au MNLA serait une provocation envers l'Armee nationale chargee de defendre l'integrite territoriale du Mali.Ce sera la guerre contre le peuple et l'armee du Mali.13 ansRépondreLike (0) -
Dr ANASSER AG RHISSABonjour, Merci Shikassy Hama d'aller dans le même sens que moi. La discipline, le respect de la hiérarchie, le sens du devoir, la cohésion et le respect des lois doivent caractériser les métiers au sein de l’armée et d’une façon générale des forces de défense et sécurité. L’amour du métier doit aider à aller dans ce sens. A défaut, en ne respectant pas ces caractéristiques, chacun fera ce qu’il veut et le désordre s’installera. Quant au recrutement dans l’armée et au changement d’échelon, ils doivent se faire au mérite et à la compétence en tenant compte du profil. Aujourd’hui, l’armée malienne a besoin d’une refondation en partant d’un renforcement de capacités adapté au contexte Malien, d’une réorganisation complète mais aussi de la valorisation de ses métiers. Aidons-la dans ce sens. Bien cordialement Dr ANASSER AG RHISSA EXPERT TIC ET GOUVERNANCE E-mail: [email protected]13 ansRépondreLike (0) -
Shikassy HamaJe suis d'avis avec ANASER, l'armée malienne existe mais aujourd'hui son existence est menacée du fait de sa désorganisation, de l'indiscipline en son sein. Une armée n'existe pas sans discipline. Aujourd'hui un nouveau ne craint plus un supérieur hiérarchique. Sinon comment expliquer qu'en temps de guerre des éléments laissent leurs positions pour disent-ils des primes de guerre. L'armée est donc devenue un groupe syndicale avec des revendications revues chaque fois à la hausse. Quant aux MNLA, je crois son heure a sonné, ils aujourd'hui, ils se vantent de l'accompagnement de l'armée française. Celle-ci se prépare déjà à replier et leur place va être occupée. Le MNLA ne sait -il pas que ce sont les mêmes soldats nigériens, tchadiens, bref africains qui constitueront les casques bleus. Qu'ils arrêtent de rêver. Ils vont être désarmés de gré ou de force.13 ansRépondreLike (0) -
AbimélecC'est un défis que le MNLA lance à toute la CEDEAO. Il revient à cette institution de se donner un peu de personnalité pour être crédible. Si la MISMA qui est déjà en place n'est pas capable de répondre à cette question du MNLA, que chaque armée retourne dans son pays et qu'on laisse le Mali rechercher d'autres solutions!13 ansRépondreLike (0) -
AbdooooooooooLe MNLA doit être combattu si il ne veut pas se désarmer ce mouvement raciste a fait trop de mal à la population touaregs dont il se réclame. Ce sont des bandits armés13 ansRépondreLike (0) -
Dr ANASSER AG RHISSABonjour, Merci Moussa Ag et Blanche Neige. Je suis désolé, l’armée du Mali existe bel et bien mais n’a pas de moyens, a besoin d’être formée, d’être dynamisée et d’être réorganisée. Si cette armée n’existait pas, qui a arrêté les Djihadistes à Konna et les a même repoussés le 07 janvier 2013 avant leur retour stoppé par l’armée française (merci France) le 11 janvier 2013 ? Certes, ses moyens sont limités et elle a un problème de management opérationnel, mais elle existe. Ces vaillants soldats dont vous parlez, Moussa Ag, ne sont pas des électrons libres mais font partie de l’armée du Mali. Un seul élément, même si c’est le responsable du comité du suivi de la reforme de l’armée, n’est pas toute l’armée. Il convient de faire un vrai diagnostic afin de l’aider à reconstruire sa cohésion, son unité et son management opérationnel. Motivons-la, considérons-la, aidons-la à se relever au lieu de la dénigrer et l’anéantir. Bien cordialement Dr ANASSER AG RHISSA EXPERT TIC/GOUVERNANCE13 ansRépondreLike (0)