Pour sa participation aux concertations nationales, Le FDR plaide pour... Plus de membres à la commission d'organisation et la relecture des documents de base

27 Nov 2012 - 07:47
Mis à jour: 14 ans
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Si l'Alliance des démocrates et patriotes pour une sortie de crise (ADPS) de Soumana Sako refuse de participer aux concertations nationales avant la libération du Nord, le Front uni pour la sauvegarde de la démocratie et de la République (FDR) se dit prêt à prendre part à ces assises des 11, 12 et 13 décembre prochains si la commission d'organisation s'ouvrait à eux pour un meilleur quota de membres et si les documents de base étaient revisités. Histoire de permettre au forum de déboucher non à une remise en cause des institutions mais à une véritable réconciliation pour la libération du Nord et l'organisation des élections. A en croire certains responsables du FDR, le front n'a pas de penchant pour la politique de la chaise vide. Leur seule préoccupation serait de préserver l'ordre constitutionnel, si fragile soit-il, auquel le pays est parvenu après le coup d'Etat du 22 mars 2012. Ce message, laisse entendre le porte-parole du FDR, Amadou Koïta, a été transmis au président du groupement des leaders religieux, Ousmane Cherif Haïdara, venu à la rencontre du Front en missions de bons offices. Le même message a été transmis au comité militaire de suivi des réformes des forces armées et de sécurité et au regroupement Convergence pour sauver le Mali (CSM) de Me Mountaga Tall. Ces derniers auraient affirmé que leur préoccupation est aussi de préserver les institutions contre toute remise en cause. Alors que les militaires auraient expliqué aux responsables du FDR qu'ils doivent participer à ces assises pour enfin réclamer la démission du Premier ministre, ce qu'ils avaient réclamé dans un passé récent. Selon plusieurs responsables du FDR, avec les échanges grâce aux efforts du leader religieux, de nombreux cadres de la commission d'organisation sont prêts à amender les termes de référence des assises afin d'éviter une remise en cause des institutions existantes. Il est plus question aujourd'hui de " compléter " ces institutions en dotant le pays d'organes capables de conduire le recouvrement de l'intégrité du territoire et l'organisation rapide d'élections démocratiques, transparentes et crédibles. Ces organes complémentaires sont le haut conseil d'Etat (HCE), le conseil national de transition (CNT) et la Commission nationales aux négociations (CNN). Avec cette avancée, le FDR serait prêt à prendre part aux assises si la Commission d'organisation acceptait revoir à la hausse le nombre de ses représentants. Il leur était réservé deux représentants, alors que les autres regroupements politiques seraient certains à  quatre membres, d'autres à trois représentants au sein de la commission. Les responsables du FDR sont, par ailleurs, très sceptiques quand aux " intentions réelles " des premiers responsables de la commission d'organisation des concertations. Cette crise de confiance fait dire aux membres du front que le critère de choix des participants doit être défini sur des bases acceptables pour tous. Ils ne comprennent pas pourquoi un regroupement politique, comme la COPAM peut avoir 30 délégués sous le motif qu'elle s'est divisée en deux entités, qu'il y ait distinction entre le Haut conseil islamique et d'autres groupes de même obédience auxquels des quotas de délégués sont attribués. Sans compter des associations sans aucune légitimité avec des quotas pour, disent les responsables du FDR, "créer une majorité mécanique en faveur de ceux qui veulent tirer des profits du coup d'Etat ". Pour un responsable du FDR, avec des associations d'exploitants de sable, de chasseurs, des acteurs de la filière bétail et d'autres créées de toutes pièces, les assises risquent de prendre des décisions qui ne seraient pas la volonté de la majorité du peuple malien. A propos des objectifs, des assises, le FDR souhaite qu’un accent particulier soit mis sur les deux seuls points qui vaillent : libérer le Nord et organiser dans un délais raisonnable des élections libres, transparentes et démocratiques. Le reste, affirment les cadres du Front, c’est superflu. Ce n’est pas le moment de fragiliser les institutions. Bruno D SEGBEDJI

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Commentaires (12)

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Crakie
Crakie 14 ans
Grâce au courage du FDR le Mali retrouve au moins un moyen d'expression démocratique et la mise en place des institutions.arrêter vos cinéma avec votre concertation d'opportunistes de caniveau.panser à nos frères du nord au lieu de faire des mascarades inutiles et non productive.
djeden
djeden 14 ans
"Le Mali d’aujourd’hui est la conséquence d’un coup d’état stupide qui n’est ni légal ni n’a de motif valable. Alpha et ATT ont mal géré le pays surtout la corruption, la défense nationale et l’éducation nationale mais nous avions un cadre de droit tracé par la constitution qui nous permet de les traduire en justice." No comment mon frère. Pour la mauvaise gestion du pays, permettez moi d'ajouter les 23 ans de GMT aussi.
BOSSEUR
BOSSEUR 14 ans
le FDR veut prendre le Mali en otage; si il sait qu'il est degouté,l'histoire le jugera
Kassin 14 ans
L’ONU attend juste de voir si ce sont des opportunistes qui prendront le pouvoir à l’issue de la mascarade de concertations nationales. Si tel est le cas, l’Onu ne bougera pas d’un iota, les états-unis et l’Europe non plus. Ils vont au contraire aider le Mnla qui sera plus crédible que les guignols de bamako qui auront par une mascarade de concertations tué notre constitution du 25/02/1992 et enterré le Mali démocratique. Cela serait un motif valable pour que la communauté internationale tourne le dos au Mali. Elle le fera en donnant la main aux touareg pour combattre les islamistes. Ainsi les touareg auront gagné leur pari sans combattre vraiment ( première mi temps: l’Aqmi joue pour eux; deuxième mi-temps: la mascarade de concertations nationales leur donne la coupe).
Kassin 14 ans
Le Mali d'aujourd'hui est la conséquence d'un coup d'état stupide qui n'est ni légal ni n'a de motif valable. Alpha et ATT ont mal géré le pays surtout la corruption, la défense nationale et l'éducation nationale mais nous avions un cadre de droit tracé par la constitution qui nous permet de les traduire en justice. Il faut faire confiance à la justice dans un espace de droit et de liberté. Si elle ne fait pas son travail nous avons tout le cadre juridique pour l'obliger à le faire. Faire un coup d'état et plonger un pays en guerre dans une crise institutionnelle très grave et dans une transition incertaine est le comble de la bêtise des soldats fuyards des combats qui ne comprennent même pas le sens du serment qu'ils ont fait au Mali. Le pays est bloqué de partout et ces inconscients fuyards terrés à Kati comme des poules mouillées trouvent encore à dire des choses. Il faut avoir vraiment le culot pour des gens incapables d'aller au delà de Sevaré et Diabali alors que quelques centaines de bandits font la loi dans les deux tiers du pays. Pour débloquer cette situation, la rue doit s'exprimer en marchant sur Kati et la communauté internationale fera le reste.
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