Boycott de l’état d’urgence par les leaders religieux. Lorsque deux verbes se suivent le second se met à l’infinitif.

30 Déc 2015 - 01:10
Mis à jour: 11 ans
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Boycott de l’état d’urgence par les leaders religieux. Lorsque deux verbes se suivent le second se met à l’infinitif.
Le verbe ‘’prêcher’’ a eu raison du verbe ‘’décider’’. Forcément donc, lorsque deux verbes se suivent, le second se met à l’infinitif. Une assertion vraie, les religieux sont passés outre, la mesure de l’état d’urgence tombé lundi dernier a cédée à la détermination des religieux, le verbe prêcher a pris le dessus sur décider. Ils ont célébré le Maouloud de la plus belle manière, comme si de rien n’était, à travers des prêches dites partout dans les villes notamment ici à Bamako, la capitale. Pouvait-il en être autrement dès lors que ces prêches de Maouloud, il faut aussi le dire, en plus de la spiritualité de l’évènement, constituent aussi, de moments d’entrée d’énormes sommes d’argent, difficile donc d’y renoncer quelque soit l’élévation des risques sécuritaires.  Bonjour donc à la fête du 31 Décembre, moment de fortes réjouissances et  d’entrée d’argent également, qu’importe l’élévation des risques justifiant la mesure de l’état d’urgence. Les tenanciers de bars, bistrots, night-clubs et autres lieux de réjouissances peuvent bien bénir les leaders religieux du Mali, qui par leur volonté d’animer leurs prêches, ont mis à mal, l’autorité de l’Etat. Et pourtant, 48 heures avant, c’est-à-dire lundi,  le gouvernement malien, à la suite d’un Conseil de Ministres présidé par le Chef de l’Etat en personne, avait  décidé de décréter l’état d’urgence pour une durée de dix jours, à compter du 21 décembre à minuit. Selon le gouvernement réuni en conseil extraordinaire, “L’institution de l’état d’urgence vise à donner aux autorités compétentes les moyens de droit leur permettant de mieux circonscrire et combattre tout projet d’atteinte à la sécurité des personnes et de leurs biens et toute tentative de troubles à la quiétude des populations”. C’était en raison donc des risques que font courir les rassemblements en ces périodes de fin d’année, que le gouvernement entendait justifier son état d’urgence. Il  y a eu jusqu’ici plus de peur que de mal, tout s’est bien passé en attendant, le Baptême et la Saint Sylvestre, une aubaine pour les tenanciers de bars, bistrots, restaurants et Night-clubs qui s’étaient pris la tête à l’annonce de la mesure d’état d’urgence, eux qui avaient énormément investis. Mais puisque, les religieux sont passés outre, alors qui va pouvoir empêcher la grande fête du 31 décembre ? La logique selon laquelle, lorsque deux verbes se suivent, le second se met à l’infinitif s’est jouée à fond.  Un très mauvais coup pour le gouvernement qui  vient de se  fragiliser avec cette situation. Modibo Keïta aurait dû prendre cette mesure bien en amont en décrétant l’état d’urgence depuis la première décade de ce mois de décembre, jusqu’à la première du mois de janvier 2016 et personne n’aurait eu à redire. Mais l’argument ayant entraîné à la désobéissance s’est, traduit par l’état d’avancement des préparatifs des fêtes de Maouloud, naissance et baptême, de Noeël et du 31 décembre. Sory de Motti

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Commentaires (79)

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NEWS MALIANS
NEWS MALIANS 11 ans
Ceci est une décision gouvernementale pour tous et contre tous, c’est une décision qui va dans les intérêts générale de la population. La population en particulier les leaders religieux, les fidèles doivent obligatoirement respecter cette décision pour la sécurité de tous.
Sa Majesté
Sa Majesté 11 ans
La population doit être complice de son gouvernement, car la lutte contre le terrorisme est ardant et complexe. Le gouvernement seul ne peut pas cerner le problème. Les points de rassemblé sont la cible des terroristes et leurs mode d'opération est imprévisible.
Chérif Haïdara
Chérif Haïdara 11 ans
Les autorités malienne ont fait preuve de compréhension et de largesse, ce sont les leaders religieux qui n'ont pas respecté l’État d'urgence. Les leaders religieux n'ont pas fait preuve responsabilité et de patriotisme. La vie des s'est millions de personnes est plus ou moins plus important que leur prêche voilée.
Sikasso le sage
Sikasso le sage 11 ans
La fête de Maouloud est une fête à l’occasion de laquelle les musulmans font des rassemblements partout dans le pays, ce qui profite bien aux terroristes. Certes, le risque zéro n’existe pas mais faire de son mieux, pour s’assurer être prêt à affronter la chose contre laquelle on a pris des précautions, est une obligation morale et matérielle. Donc vive l’état d’urgence ! A bs les violateurs de l’état d’urgence ! A bas les fanatiques ! A bas les prêcheurs qui ont violé l’état d’urgence ! :?: :?: :-P :-P
Mali info
Mali info 11 ans
Ni la fête de Maouloud ni la fête de Noël n’est interdite par le décret pris en session extraordinaire du conseil des ministres. Vu la situation que traverse notre pays et la sous-région, à l’approche des fêtes de Maouloud, de Naissance et de 31 décembre à l’occasion desquelles on assiste à des rassemblements, le gouvernement dans le cadre de son devoir et de sa mission a jugé indispensable de décrété l’état d’urgence pour bien se préparer contre les attaques terroristes. Malheureusement que nos religieux ont mal interprété le décret.
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