Semaine du Numérique 2026 : le Mali adopte une feuille de route ambitieuse pour accélérer sa transformation digitale

La quatrième édition de la Semaine du Numérique s'est achevée ce samedi au Centre internationale de Conférence de Bamako avec l'adoption d'une série de recommandations destinées à accélérer la transformation digitale du Mali. Les travaux étaient présidés par le premier ministre, le général Abdoulaye Maïga, en présence de plusieurs membres du gouvernement.

01 Août 2026 - 19:42
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Semaine du Numérique 2026 : le Mali adopte une feuille de route ambitieuse pour accélérer sa transformation digitale

Placée sous le thème « Écosystème du numérique au Mali : état des lieux, enjeux et perspectives pour une transformation digitale réussie », cette rencontre a réuni les acteurs publics, le secteur privé, les partenaires techniques et financiers ainsi que les experts du numérique autour des principaux défis de la modernisation digitale du pays. Durant quatre jours, les participants ont dressé un état des lieux du secteur avant de définir les priorités qui devront guider la politique numérique nationale dans les prochaines années. Les travaux se sont articulés autour de trois axes majeurs : le développement des infrastructures numériques et de la connectivité, le renforcement de la gouvernance institutionnelle et la mise en place de mécanismes de financement durables. Les discussions ont mis en évidence la nécessité d'accélérer le déploiement des infrastructures afin de garantir un accès équitable aux services numériques sur l'ensemble du territoire. Les participants ont notamment recommandé l'élaboration d'une stratégie nationale de déploiement de la fibre optique intégrant les axes terrestres, aériens et fluviaux.

Les recommandations prévoient également la poursuite de la mise en place d'une dorsale nationale redondante et sécurisée reliant toutes les régions du pays, ainsi que l'établissement d'une cartographie précise des zones encore dépourvues de couverture numérique. La Société malienne de transmission (SMTD) devrait, selon les conclusions des travaux, devenir l'opérateur national unique chargé des infrastructures de transport et de stockage des données. Les participants ont également insisté sur la nécessité de renforcer la souveraineté numérique du Mali à travers une meilleure gouvernance des données. Ils préconisent l'élaboration d'une stratégie nationale de sécurisation du stockage, du transport et de l'exploitation des données, accompagnée d'une loi-cadre dédiée à leur gestion. La création d'un cadre permanent de concertation entre les structures du secteur ainsi que la mise en place d'un fonds destiné à soutenir les initiatives numériques nationales figurent également parmi les recommandations. L'innovation et le développement des compétences constituent un autre pilier de cette feuille de route. Les participants ont validé le déploiement progressif des premiers services publics reposant sur la signature électronique. Ils recommandent aussi le renforcement des capacités des acteurs du secteur à travers des formations adaptées, notamment en cybersécurité, ainsi que l'élaboration d'une stratégie nationale sur l'intelligence artificielle. Un protocole d'accord entre les États membres de la Confédération est également envisagé afin d'harmoniser les pratiques en matière de gouvernance de l'intelligence artificielle.

 « Faire du numérique un levier de souveraineté et de prospérité »

Présidant la cérémonie de clôture, le Premier ministre, le général de brigade Abdoulaye Maïga, a réaffirmé la volonté des autorités de faire du numérique un pilier du développement national. « Aucune nation ne peut plus prétendre au développement durable sans une stratégie numérique ambitieuse. Le Mali, pleinement conscient de cette réalité, porte l'ambition de bâtir un écosystème numérique performant, inclusif, innovant et sécurisé », a déclaré le Chef du Gouvernement. Selon lui, la jeunesse malienne doit désormais devenir un acteur de l'innovation plutôt qu'une simple consommatrice de technologies. Il a réaffirmé l'engagement de l'État à investir dans la formation aux compétences numériques, la recherche scientifique et l'entrepreneuriat technologique. « La transformation digitale ne constitue pas uniquement un projet technologique. Elle exige une gouvernance moderne, une vision partagée, des investissements durables et une mobilisation collective », a-t-il souligné, invitant les collectivités territoriales, le secteur privé, les universités, les innovateurs ainsi que la diaspora à accompagner cette dynamique.

15 000 jeunes bientôt formés aux métiers du numérique

Le Premier ministre a également annoncé la signature d'un partenariat avec l'association Kamako pour lancer un vaste programme de formation destiné aux jeunes. Selon lui, ce programme permettra de former 15 000 jeunes Maliens aux métiers du numérique dès cette année, avec l'ouverture de la première phase de formation au cours de cette édition de la Semaine du Numérique. Au terme de cette quatrième édition, les autorités maliennes disposent désormais d'une feuille de route structurée visant à renforcer les infrastructures, améliorer la gouvernance des données, développer les compétences numériques et promouvoir l'innovation. À travers ces engagements, le Mali affiche son ambition de faire du numérique un véritable moteur de croissance économique, de souveraineté et de modernisation de l'administration, tout en offrant de nouvelles opportunités à sa jeunesse.

Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net

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Commentaires (7)

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Etienne
Etienne 3 mois
CELA DIT CETTE INITATIVE AVEC 15000 JEUNES DANS LE NUMERIQUE EST UN TRES BON DEBUT DONC JE DIS BRAVO MAIS I LFAUT CONSOLIDER AVEC CONSTRUCTION PAR BRIQUE DE L ECOSYSTEME COMPLET LE FONDS DE 120 MILLIARDS DES MINES PEUT Y CONTRIBUER POUR UNE BONNE PARTIE CAR PRIORITAIRE AU MOINS LA MOITIE CAR PERMETTRA DE FABRIQUER NOS MACHINES AU LIEU D IMPORTER
Etienne
Etienne 3 mois
Pour que le Mali ait un écosystème complet (robotique, IA, innovation, industrie, startups, formation, production), il faut entre 150 et 300 milliards de francs CFA sur 5 à 7 ans. C’est le minimum réaliste pour passer d’un centre isolé (3,3 milliards) à un système national complet capable de produire, former, innover et exporter. Parce qu’un écosystème complet n’est pas seulement un bâtiment. Il faut 5 piliers, chacun avec un coût précis. 1.Centrestechnologiques nationaux ▪ Robotique ▪ IA ▪ Cybersécurité ▪ Électronique ▪ Drones ▪ Énergies renouvelables Coût:40à80milliardsCFA 2.Laboratoires ouverts aux ingénieurs (FabLabs nationaux) ▪ Machines CNC ▪ Imprimantes 3D industrielles ▪ Robots industriels ▪ Laboratoires électroniques ▪ Logiciels CAO/IA Coût:20à40milliardsCFA 3.Bureauxd’étudesnationaux (ingénieurs payés par l’État) Comme en Turquie, Corée du Sud, Rwanda. 1 Objectif : ▪ concevoir drones ▪ concevoir robots ▪ concevoir machines agricoles ▪ concevoir systèmes ferroviaires ▪ concevoir logiciels industriels Coût:30 à 60milliardsCFA 4.Incubateurs +financement des startups technologiques ▪ fonds pour prototypes ▪ fonds pour startups ▪ accompagnement juridique ▪ mentors ▪ commandes publiques Coût:20 à 50milliardsCFA 5.Universités techniques modernisées ▪ campus spécialisés ▪ professeurs internationaux ▪ partenariats industriels ▪ laboratoires de recherche Coût:40à70milliardsCFA Synthès des coûts Pilier Centres technologiques FabLabs nationaux Bureaux d’études Incubateurs + startups Universités techniques TOTAL Coût estimé 40-80 milliards CFA 20-40 milliards CFA 30-60 milliards CFA 20-50 milliards CFA 40-70 milliards CFA 150-300 milliards CFA ces initiatives et le centre de robotique/IA à 3,3 milliards CFA est un bon début, mais ce n’est que 2 % du travail. Pour un écosystèmec complet,il faut 150 à 300 milliards CFA. Avec ce budget, le Mali peut devenir un pays producteur (robots, drones, logiciels, machines), pas seulement un pays consommateur. ces centres devront etre bien sur avoir le propre centrale electrique photovoltaique comme l Usine de notre Seydoublen national qui lui a tout compris
Etienne
Etienne 3 mois
SI LES MALIENS T ECOUTAIENT ILS ATTENDRAI D AVOIR LE RESEAU EDM DANS TOUS LES VILLAGES POUR AVANCER HEUREUSEMENT ILS VIVENT AVEC LEUR TEMPS ET S EQUIPENT EN PANNEAUX SOLAIRE POUR LEUR ECLAIRAGE ET ARROSAGE DE JARDINS ET AUTRES HEUREUSEMENT POUR EUX ILLETTRES NE VEUT PAS DIRE CONS HELAS IL Y A DES LETTRES CONS ET DES ILLETTRES INTELLGENTS SERAS LE DERNIER ETERNEL AUCUN PAYS N A ATTENDU LA TON TELEPHONE EVITE D AVOIR ELECTRICITE JUSTEMENT
Nfp
Nfp 3 mois
Formidable !!! On a ni eau, ni électricité, ni établissements de santé dignes de ce nom, ni réseau routier digne de ce nom, on a le taux record d'Afrique d’illetrisme 77,8%!), et on sait toujours pas ramasser nos propres ordures au 21e siècle !!... Mais malgré ça (ou plutôt malgré TOUT ça !), notre URGENCE PRIORITAIRE serait semble-t-il..........LA TRANSFORMATION DIGITALE du Mali !!! Vous comprenez pourquoi à l'international, PERSONNE NE NOUS PREND AU SÉRIEUX...
Cleanup
Cleanup 3 mois
Déjà il faudrait avoir l'eau et l'électricité.
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