Mali: échanges de tirs à Bamako et dans la ville-garnison de Kati

30 Avr 2012 - 22:43
Mis à jour: 14 ans
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[caption id="attachment_63803" align="alignleft" width="330" caption="Un soldat malien au camp militaire de Kati, près de Bamako en avril 2012 © AFP"][/caption] BAMAKO (AFP) - (AFP) - Des tirs nourris ont été échangés lundi soir à Bamako entre d'ex-putschistes et la garde présidentielle, loyale à l'ancien président renversé, et des coups de feu entendus au camp militaire de Kati, quartier général à l'ex-junte au pouvoir près de la capitale. Les tirs à Bamako, qui avaient baissé d'intensité vers 21H30 (locales et GMT), selon un journaliste de l'AFP, ont eu lieu en centre-ville et dans d'autres quartiers. Selon des témoins et des medias locaux, ils ont pour origine la tentative d'arrestation d'un responsable de la garde présidentielle (Bérets rouges) par l'ex-junte militaire qui avait renversé le régime du président malien Amadou Toumani Touré (ATT) le 22 mars avant d'accepter de rendre le pouvoir. Les "Bérets rouges" se sont opposés à l'arrestation d'Abidine Guindo, ancien chef d'état-major particulier du président ATT, par des hommes de l'ex-junte dirigée par le capitaine Amadou Haya Sanogo. Selon l'ambassade américaine, des tirs ont été entendus près du siège de l'Office de radio-télévision du Mali (ORTM), occupé par les proches du capitaine Sanogo depuis le coup d'Etat du 22 mars. Les "Bérets rouges" ont réussi à faire évacuer les journalistes qui se trouvaient dans les locaux de l'ORTM, semblant ainsi en reprendre le contrôle, selon des journaliste de la radio-télévision malienne. Prévu à 20H00 (locales et GMT), le journal télévisé n'a pas été diffusé. Le centre-ville s'est vidé de tous ses habitants, a constaté un journaliste de l'AFP, et peu de militaires y étaient visibles. Dans la ville-garnison proche de Kati, des tirs ont également été entendus. Des medias locaux ont fait état de "tirs à l'arme lourde" à Kati, ce qui n'a pas pu être confirmé par l'AFP. "Je suis sous le feu", a déclaré le capitaine Samba Coulibaly, membre de l'ex-junte interrogé par un journaliste de l'AFP sur la situation à Kati. Une autre source militaire a évoqué des "tirs", sans préciser par qui ils étaient tirés, et parlé de "civils qui quittaient la ville". Ces incidents surviennent à la veille d'une rencontre qui était prévue à Ouagadougou entre d'ex-putschistes et le président burkinabé Blaise Compaoré, médiateur dans la crise malienne. Le capitaine Sanogo a rejeté samedi les décisions prises le 26 avril à Abidjan lors d'un sommet de chefs d'Etat de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), dont l'envoi de soldats dans son pays pour sécuriser la transition après le putsch du 22 mars. Il a rejeté aussi la décision de la Cédéao de fixer la période de transition à douze mois, jusqu'à la tenue d'élections présidentielle et législatives. Il a affirmé qu'il prendrait ses "responsabilités" à l'issue du mandat constitutionnel de 40 jours du président par intérim Dioncounda Traoré, investi le 12 avril. Dimanche soir, un dirigeant syndical étudiant, Hamadou Traoré, membre du front anti-putsch au Mali, était sorti indemne d'une tentative d'attentat perpétrée par des hommes armés et des incidents se sont produits lundi à l'université publique de Bamako. Les jours précédents, la junte, qui avait accepté de rendre le pouvoir après un accord signé le 6 avril avec la Cédéao, avait procédé à l'arrestation de plusieurs personnalités politiques proches d'ATT ou considérées comme telles. Elles avaient été remises en liberté après plusieurs jours de détention à Kati. Les ex-putschistes entendent montrer qu'ils n'acceptent pas se laisser marginaliser par les organes de la transition, dirigés par Dioncounda Traoré et son Premier ministre, Cheick Modibo Diarra, qui a formé un gouvernement comprenant trois militaires proches de l'ex-junte. Depuis plusieurs jours, des tensions étaient nées au sein de l?armée, les bérets verts du capitaine Sanogo souhaitant garder le pouvoir, voire même présider la transition, alors que d?autres, notamment des officiers supérieurs, avaient opté pour un retrait de l?armée, écrivait lundi Le Journal du Mali sur son site. Le 22 mars, les putschistes avaient justifié leur coup d'Etat par "l'incompétence" du régime ATT dans la lutte contre les groupes armés toureg, islamistes et criminels dans le nord du Mali. Ces groupes ont profité du putsch pour renforcer leurs positions dans le Nord qu'ils occupent désormais totalement.   AFP 00:01 - 01/05/12

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Commentaires (55)

User
ivoirien
ivoirien 14 ans
UN GRAND MERCI pour toi MOMO , au moins toi tu sait réellement ce qui se passe actuellement au Mali, les autre prand les temp a insulter mon presi WATTARA . :cry:
ivoirien
ivoirien 14 ans
......... sachez que Mr Outtara alassane est un vrai ennemi d’afrique il est là que son intérêt , KOBA , tu est jaloux de mon presi pour qoi ??!! tu veu ohh tu veu pa ohh wattara est la pour 5ans , et ya foe . :lol: :lol: :lol: :-D :-D
Gnamakoudji
Gnamakoudji 14 ans
Je vous assure que le Mali ne tombera plus entre les mains des ennemis qu'ils soient a l'intérieur ou a l’extérieur!!! Le Mali vaincra on comprend tout ces aigris qui sont ont participé de près ou de loin à la destruction du Mali: Depuis 15ans voila la réalité qui prévaut: Le coût de la corruption au Mali est très élevé : Etat déliquescent, violence de toutes sortes, pouvoir en place rentiers et corrompus, économie en faillite, pauvreté et marginalisation de masse, administration publique gangrenée et obsolète, fuite des capitaux etc. Mais face à ce ‘’Tableau Noir’’ il y a des lueurs d’espoir. Le Peuple malien résiste de mille manières contre les dirigeants qui mènent le pays au chaos. La lutte pour la survie et pour la liberté se poursuit balisant le terrain pour ceux qui combattent la corruption. « Plus que la peste hier, le sida aujourd’hui, la corruption tue » . Les conditions d’un sursaut pour mettre fin au pillage du pays sont- elles réunies ? Le capitaine Sanogo tente, donnons lui le temps, il a prouvé qu'il est de bonne fois! Je suis pas pro junte ou anti junte je suis un malien soucieux de l'avenir de ma nation! Ce n’est pas une question d’Homme, c’est le système qui est mauvais, il faudrait faire la politique pour un idéal et non une ‘’personne’’. La société malienne dans son ensemble a t- elle suffisamment conscience de l’ampleur de la corruption qui s’apparente à un dépeçage en règle du Mali, hypothéquant la perspective de développement ? L’avenir immédiat nous le dira. Maintenant on est lucide! Arrêtez vos campagnes d’apatrides! Faire reculer la corruption, à défaut la vaincre définitivement, ne se décrète pas. La lutte contre la corruption est aussi décisive que celle pour les droits humains. Dans notre pays l’issue politique (une volonté politique) permettra de lever les barrières. Nous voudrions une démocratie certes mais pas celle de vitrine qui prévaut de nos jours. Je peux vous assurer que ce qui ne veulent pas qu'on arrête le pillage de l'économie de notre pays et qu'on le libère des mains de écumeurs administratifs et politiques, ils feront mieux de se chercher on les retrouvera ! Nous avons maintenant compris le complot intenté par la CEDEAO contre le Mali. En effet, depuis les premières heures du coup opéré le capitaine sanogo et son équipe, l'intention de la CEDEAO est toujours de restaurer ATT au pouvoir. Ils l'ont fait savoir dans leur déclaration d'Abidjan le 27 avril passé: garantir le retour de ATT au Mali et d'assurer sa sécurité une fois sur place au Mali. Mais le problème a été que le capitaine et son équipe ont été naifs, ils ont cru qu'ils avaient des hommes dignes de foi et confiance. Mais c'était loin de comprendre, que ces traitres de Blaise, d’Alassane et les apatrides maliens ne méritaient aucune confiance. Les bérets rouges qui ont voulu renverser Sanogo et son équipe, sont appuyés par des hommes de la CEDEAO. Mais aussi longtemps que Dieu est juste, les injustes ne vaincront jamais. Ces hommes d'ATT qui étaient payés à 13 millions de franc CFA par mois, rendront compte du mal qu'ils ont commis contre les maliens. La France et ses émissaires (Dioncounda et sa bande) mettront tout en œuvre pour combattre Sanogo et son équipe. Mais Dieu sécurise et donnera la victoire au peuple du Mali sous l'égide de Sanogo et son équipe
fou.dkg
fou.dkg 14 ans
inutile d'ecrire un roman fleuve pour dire des aneries comme tu le fais !! A l'heure actuelle le Mali ne peut guère tomber plus bas ,il est déjà au fond du trou . La CEDEAO vous jette des cordes pour vous aider à en sortir et toi tu veux les couper . Sans ce coup d'etat du 22 Mars ,ATT avait fini son temps ,c'est complétement ridicule de dire que la CEDEAO veut le remettre à Koulouba .Vouloir conforter Sanogo ,c'est vouloir creuser un peu plus profondément le trou .Sanogo a bien dit que Dioncouda ferait 40 jours et pas une heure de plus ;et ensuite ?? Sanogo prendra la place et se posera en sauveur du Mali et vous allez vous retrouver pendant des années sous une dictature militaire incapable de reprendre le Nord et la partition du pays sera scellée à tout jamais .
Diabaté
Diabaté 14 ans
Merci Fou.dkg il ne faut pas laisser ces genres de personnes sans cervelles, dire des âneries. Merci pour la riposte
Momo
Momo 14 ans
Comment des hommes et de femmes responsables désignés à la tête du gouvernement de transition peuvent-ils accepter autant d'implication d'un supposé CNRDRE dans les affaires publiques: des arrestations, des intimidations, des exactions, des tentatives de manipulation des étudiants et même des crimes ... la place du CNRDRE et d'aider aujourd'hui le gouvernement dans la résolution de la crise du nord. Qu'a fait le CNRDRE dans ce sens depuis qu'il est là ... rien. On n’a pas besoin d'eux à Bamako mais au nord ... que Dioncounda dirige ou k mariko dirige la transition on a un premier ministre consensuel qui a plein pouvoir et la priorité doit être le nord. Sanogo pense aujourd'hui à tout sauf le nord du Mali ... aucune action dans ce sens. Les civiles (religieux ont pu libérer plus 179 militaires et leurs familles), des civiles ont mis en place des couloirs humanitaires, des sociétés leurs font chaque jour des dons .... La junte n'est même pas capable de diriger l'armée malienne où chacun fait aujourd'hui ce qu'il veut à fortiori un pays. Le CNRDRE doit aller tirer ses balles au nord. Même le très contesté Colonel Gamou continue de se battre et le CNRDRE passe son temps à prendre le thé et chercher des postes.... Merde vous desservez les maliens ...
Miche2 14 ans
un GRAND MERCI Momo pour ta reaction au moins voilà qui sait réellement ce qui se passe actuellement au Mali
Gnamakoudji
Gnamakoudji 14 ans
Le problème n'est pas le capitaine Sanogo ! C'est aussi le non respect des accords je relate les faits! les Sbires de la France Dioncounda et la CEDEAO veut plonge le Mali encore plus dans la merde .je suis malien lucide je m'en fou de Sanogo ou de quiconque la n'est pas le problème:je résume, le poisson pourrit toujours par la tête. La CEDEAO est une organisation pourrie ; et sa putréfaction, il faut le reconnaître, découle du pourrissement moral de ceux-là même qui la dirigent. Ils sont aux soldes de la France à travers L'ONU a poussé les chefs d'états de la Cedeao qui essayent d'en finir avec le Mali. Pouvait-on s’attendre d’une cohorte de faiseurs de coups d’état, qu’elle résolve les questions de la déficience démocratique en Afrique sans passer par les voies tortueuses du mensonge, des virevoltes, et des magouilles ? Lorsque, LA CEDEAO appose sa signature sur un accord cadre avec la junte malienne, et le lendemain même, renie sa propre signature, comme il sait si bien le faire et l’a souventes fois fait.Nous disions qu'on a plus confiance aux instances internationales qui veulent voir ces forces étrangères s'installer et faire leur merde au Mali! je suis sidéré et dégoûtée du déficit d’honnêteté des dirigeants de la CEDEAO, qui samedi dernier ont tenté de désavouer un texte qu’ils avaient signé le 06 Avril et qui limitait l’intérim de Diancounda à 40 jours selon la constitution malienne, moi je dénonce une situation du faux , du Flou et du faire semblant! . Nous voulons de l'aide mais dans le respect totale ! Même si dioncounda doit continuer c'est aux forces vives de la nation malienne d'en décidé!Dioncounda et la CEDEAO ont trahie le Mali , ce sont les sbires de la France , qui voit que la situation malienne l’échappe! La démocratie, nous ne cessons de le dire, est comme la charité bien ordonnée ; elle commence par soi-même. Il est tout à fait absurde d’attendre d’une organisation gérée par des personnes qui n’ont de vertus que celles de la pègre mafieuse qu’elle infuse une morale considérée à l’Afrique. Pour restaurer la démocratie au Mali, il aurait d’abord fallu que les arbitres de la crise malienne fussent habités d’un élan démocratique. Or, ce qui manque le plus à la CEDEAO, c’est la démocratie et le respect de la parole donnée. Alassane Dramane Ouattara et sa clique les sous hommes de Sarkozy viennent de le démontrer au Mali … Si on accepte on es foutu , en quelque semaine on était arrivé a une normalisation! C'est inadmissible qu'une organisation sous régionale gère le Mali sans l'aval des maliens! C'est pas une question de pro junte ou anti junte mais c'est le bon sens qui voudra pas qu'on suit des gens qui change de cap au bon vouloir de leur maître sans voir l'intérêt du Mali!!!!!! Nous avons maintenant compris le complot intenté par la CEDEAO contre le Mali. En effet, depuis les premières heures du coup opéré le capitaine sanogo et son équipe, l'intention de la CEDEAO est toujours de restaurer ATT au pouvoir. Ils l'ont fait savoir dans leur déclaration d'Abidjan le 27 avril passé: garantir le retour de ATT au Mali et d'assurer sa sécurité une fois sur place au Mali. Mais le problème a été que le capitaine et son équipe ont été naifs, ils ont cru qu'ils avaient des hommes dignes de foi et confiance. Mais c'était loin de comprendre, que ces traitres de Blaise, de Alassane et les apatrides maliens ne méritaient aucune confiance. Les bérets rouges qui ont voulu renverser Sanogo et son équipe, sont appuyés par des hommes de la CEDEAO. Mais aussi longtemps que Dieu est juste, les injustes ne vaincront jamais. Ces hommes d'ATT qui étaient payés à 13 millions de franc CFA par mois, rendront compte du mal qu'ils ont commis contre les maliens. La France et son émissaires (Dioncounda et sa bande) mettront tout en oeuvre pour combattre Sanogo et son équipe. Mais Dieu sécurise et donnera la victoire au peuple du Mali sous l'égide de Sanogo et son équipe
koba
koba 14 ans
@ Gnamakoudji, merci pour votre commentaire, je suis d’accord avec toi. CEDEAO est dirigé par les pays colonialismes, sachez que Mr Outtara alassane est un vrai ennemi d’afrique il est là que son intérêt personnel. Aussi Dioucounda traoré étais un faux traoré il est escros que je ne jamais vus. Sachez ATT avais mis ADEMA au pouvoirs et ADEMA avais remis ATT au pouvoir et même ATT voulais remis Dioucouda au pouvoir. Je demande au maliens de faire très attention à la CEDEAO en ce moment, car la CEDEAO voulais affaibli notre armé.
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