Putsch au Mali : Ouattara va frapper un grand coup

26 Mars 2012 - 13:17
Mis à jour: 15 ans
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Nord-Sud (RCI) - La réunion extraordinaire des chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) sera décisive dans la résolution de la crise malienne. Le chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara, veut prendre les taureaux par les cornes. Il a décidé de relever le défi lancé par les militaires maliens insurgés qui ont déposé, jeudi dernier, Amadou Toumani Touré. En sa qualité de président en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), Alassane Ouattara a convoqué ses pairs à une réunion extraordinaire qui se tient, demain, à Abidjan. De sources bien informées, la réunion des chefs d’Etat devrait aller au-delà de la simple condamnation du putsch intervenu, jeudi, à Bamako. Mieux, le chef de l’Etat ivoirien s’apprête à proposer à ses homologues ouest-africains, de recourir le cas échéant, à une intervention militaire pour rétablir les institutions républicaines maliennes. Il prépare donc l’argumentaire nécessaire pour convaincre ses pairs à accepter ce schéma, en phase avec la vision de la réunion d’Abuja du 17 février 2012 au terme de laquelle les chefs d’Etat de la Cedeao ont plébiscité Alassane Ouattara à la tête de l’organisation. La mission non écrite que lui ont confiée ses pairs consistait à ramener un minimum de sérénité dans la sous-région pour pouvoir mettre en route ses projets de développement. Et, au nombre des pays dans lesquels ses talents de diplomates devaient contribuer à ramener un calme, figure le Mali. Sans perdre de temps, il avait mandaté le président de la Commission de la Cedeao, Kadré Désiré Ouédraogo, au pays des Dogons pour évaluer la situation et amorcer un dialogue entre les protagonistes de la crise malienne. Le coup de force de jeudi dernier constitue donc un pied de nez aux chefs d’Etat ouest-africains. Une raison qui vient en rajouter à la principale qui devrait amener à passer à l’offensive. Car, la raison majeure qui commande d’intervenir, militairement si besoin est, est la menace que représente le cas malien pour toute la sous-région. En renversant les institutions républicaines au Mali, les insurgés donnent, sans forcément s’en rendre compte, un coup de main aux rebelles et autres terroristes estampillés Aqmi ou Boko Haram pour s’enraciner solidement en Afrique de l’Ouest. Le besoin d’intervenir pour stopper la vague terroriste est motivé par le besoin sécuritaire à l’intérieur de tous les Etats de l’Afrique de l’Ouest. Les chefs d’Etat ont aussitôt missionné les patrons des armées de la Cedeao pour définir les mesures sécuritaires nécessaires pour verrouiller la sous-région. Au terme de la réunion préparatoire d’urgence de la session du comité des chefs d’état-major de la Cedeao à Abuja, le 24 février 2012, les patrons des armées ouest-africaines avaient donné le ton. « Notre sous-région fait face à de nouvelles menaces qui entraînent la résurgence des conflits anciens, fragilisent des pans entiers de nos sociétés et menacent nos capacités de défense. C’est le lieu d’appeler à la définition d’une politique de défense commune, à la mutualisation de nos moyens afin de juguler la poussée du terrorisme, de reprendre le contrôle de nos côtes livrées à la piraterie maritime et contenir les flux d’armes qui aggravent la criminalité, le grand banditisme », avait indiqué Soumaïla Bakayoko, le chef d’état-major des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci). Le cas malien est donc l’exemple concret qui permet aux chefs d’Etat ouest-africains de mettre en branle, les stratégies arrêtées par leurs chefs militaires. La crise est là et il faut la gérer ! La dimension personnelle dans la résolution préparée par Alassane Ouattara préconisant de passer à l’offensive, est liée au soutien dont lui-même a bénéficié de la part de la communauté internationale. Un soutien déterminant qui lui a permis de remporter le bras de fer post-électoral à lui imposé par Laurent Gbagbo. Un soutien dont l’homme-orchestre était l’ancien président en exercice de la Cedeao, le nigérian Goodluck Jonathan. Dans la posture de leader de la sous-région ouest-africaine, on peut aisément deviner que M. Ouattara est habité par le souci de renvoyer l’ascenseur à un autre démocrate en mauvaise posture dans son pays. D’où l’idée de défendre un schéma d’intervention militaire en cas d’échec des discussions pour amener les putschistes à la raison. « Il s’agit d’envoyer un signal fort à tous les putschistes pour éviter qu’ils ramènent la sous-région trop en arrière. C’est une question de principe », justifie un diplomate. Une option partagée par Paris qui exgige le retour du président Amadou Toumani Touré. Position rendue publique, hier, par Henri de Raincourt, ministre français de la Coopération. Selon des sources concordantes, plusieurs présidents ouest-africains ont déjà marqué leur adhésion à la résolution de M. Ouattara. Reste à convaincre quelques sceptiques qui se recrutent parmi les voisins du Mali. D’ailleurs, le président ivoirien en fait une affaire personnelle, assure une source diplomatique, c’est aussi à cause de la proximité avec la Mali. En effet, Abidjan et Bamako partagent une longue frontière (532 km) que les adversaires armés d’Alassane Ouattara pourraient être tentés d’utiliser, eux qui cherchent depuis longtemps, une base-arrière pour leurs opérations. « Le danger du coup d’Etat au Mali, c’est qu’il peut conduire à l’effritement de ce pays. Or, l’effritement du Mali pourrait ouvrir la voie à la désagrégation de toute la sous-région, notamment en Côte d’Ivoire où la stabilité n’est pas encore totalement revenue », analyse un diplomate africain. Par mesure de prudence, tous les pays partageant une frontière avec le Mali, l’ont fermée. Mais, pour combien de temps? Marc Dossa - NORD-SUD du 26 mars 2012  (via abidjan.net)  

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Commentaires (162)

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0883mhara
0883mhara 15 ans
OUATTARA fait attention car la moitié de tes electeurs st d'origine malienne, le temps passe vite et c'est bientot une autre election. Par ailleurs ecoutes le peuple malien ki a souffert sous ATT et ki n'en veut plu.Mefies toi de la malédiction de toutes ses vieilles personnes ki souffrent au MALI.On a jamais été un pays democrate et maintenant qu'on a l'occasion d'organiser des élections libres et transparentes vous voulez nous montrer comme exemple avec vos sanctions bidons, dirigez bien vos pays et vous serez trankil c'est tout. Regardes bien l'interet du MALI et non la satisfaction du colonisateur.TENONS BON MES FRERES
gat 15 ans
«Les Touaregs qui formaient une partie importante de l’armée de Kadhafi ont déferlé sur le Mali et, n’espérant plus retrouver l’Eldorado perdu, ont choisi de retourner leurs armes contre ceux qui les ont toujours considérés comme leurs frères.» Par Mamadou Dramane Traoré, ancien directeur d'école à Koulikoro, au Mali. Monsieur, En cette triste période pour vous comme pour moi (pour des raisons apparemment bien différentes), je me vois contraint par les événements de prendre ma plume pour vous exprimer les préoccupations que suscite en moi une situation créée et entretenue par votre imprévoyance, si ce n’est par un esprit machiavélique. En 2011, sous le mandat 1979 de l'ONU dévoyé par vos soins, vous avez, avec l’aide de certains de vos alliés et sur les conseils de Monsieur Lévy, fait attaquer la Libye par des forces coalisées. Cependant, par reconnaissance pour Kadhafi, vous lui aviez, quelque temps auparavant, déroulé le tapis rouge pour le recevoir en grandes pompes à Paris. Chez nous, on appelle cela «mordre le dos de celui qui t’a porté». Le prétexte évoqué pour justifier votre implication personnelle dans cette campagne anti-Kadhafi était votre engagement à protéger les braves populations de Benghazi et de Misrata, menacées, par le Guide libyen, d’extermination; ceci a abouti à son assassinat et à la dislocation totale des structures de l’État libyen. Je ne suis ni un politologue, ni un expert en géostratégie. Je ne suis qu’un simple citoyen d’un pays qui aspire à seulement un peu de vie tranquille sur cette terre dominée par l’injustice, la cupidité, l’exploitation, et la domination des peuples érigées en modes de gouvernance. La-France-Forte le veut ainsi. Loin de moi la prétention d’entreprendre une étude objective de votre politique étrangère, car je n’en ai ni les compétences, ni les données nécessaires. Votre dessein dans cette affaire était-il louable? Le problème est qu’en tant que président de «la France forte», soit vous avez agi sans grand discernement en n’ayant pas suffisamment apprécié toute l’étendue des immenses dommages collatéraux auxquels votre intervention allait aboutir; soit vous aviez tout prévu grâce à vos géo-stratèges. Dans l’un ou l’autre des cas, incommensurable est votre responsabilité morale, car les conséquences en sont dramatiques. A travers quelques constats, je me contenterai ici d’en citer quelques-unes, dont certaines affectent particulièrement mon peuple dans ses droits les plus fondamentaux, droits stipulés dans la Déclaration universelle des droits de l’homme dont vous devriez pourtant être le garant de par vos fonctions, et dont à chaque occasion, vous exhibez la paternité pour la France. Oui, les populations de Benghazi et de Misrata ont été préservées du massacre, oui, Kadhafi a été sauvagement assassiné, grâce à quoi, maintenant, le pétrole et les marchés tant convoités de Libye sont à vos pieds. Mais en revanche, • de nouvelles milices armées terrorisent, rackettent, torturent et massacrent chaque jour les populations en question. • la Libye redeviendra difficilement une entité géographique, politique et économique stable puisqu’elle est en voie de dislocation et de morcellement. La Cyrénaïque a ouvert le bal. • Des groupuscules infiniment plus dangereux que Kadhafi se positionnent çà et là et menaceront désormais la quiétude et la stabilité du monde entier dont celle de la France Forte, à la longue, malgré son éloignement géographique. • Des armes en tous genres de l’armée libyenne se sont disséminées dans toute la sous-région, et se retrouvent entre les mains de groupes à desseins multiples. • Les Touaregs qui formaient une partie importante de l’armée de Kadhafi ont déferlé sur le Mali et, n’espérant plus retrouver l’Eldorado perdu, ont choisi de retourner leurs armes contre ceux qui les ont toujours considérés comme leurs frères. Ce faisant, ils sèment chaque jour la désolation et la souffrance auprès de milliers de vieillards, de femmes et d’enfants réduits à l’état de réfugiés dans leur propre patrie ou jetés sur les routes de l’exil dans des pays voisins. • Ces rebelles et les soldats de l’armée malienne s’entretuent dans des combats fratricides, causant mort, deuils, larmes et douleur dans des familles ainsi éprouvées et déstabilisées. • Les trafics en tous genres prolifèrent et sèmeront progressivement la désolation dans les rangs de la jeunesse du monde entier. Comme vous devez vous en douter, Monsieur, l’énumération n’est pas exhaustive. Voici entre autres, quelques-uns des exploits de « la France forte », comme vous la concevez ! L’agitation sociale et la déstabilisation des pays pauvres viennent compléter ce tableau reluisant ! Et pendant ce temps, Monsieur, chaque soir à la télé, pour convaincre les Français que vous êtes le meilleur, je vous vois remuer la tête à gauche et à droite; arquer et froncer les sourcils lors des shows médiatiques, pendant que des
La France croit nous avoir etonner ? Non , nous ne sommes pas du tout etonné de la position de la France car des le debut de cette crise nous avons vu juste la position de la France . la France de Sarko est un Etat voyous qui crée le desordre à tout le monde . Un pays qui a comme ministre des Affaires Etrangeres un EX TOLARD , on imagine vite dans quelle situation ils voudront mettre le monde . On s'en fout de votre soutien militaire . Des minables militaires qui font 36 Heures pour deloger un petit vagabon de Merah . Combien de siecle vont - ils faire pour degager nos bandits de touaregs . Tout le monde sait que sans les militaires Americains vos forces ne sont que des PD qui se font massacrés comme des poulets .
Ne nous tuons pas inutilement en diffusant des rumeurs entrainant des scenes de panique . Ce qui etait le cas hier à Mopti . Moi personnellement j'etais entre la colère et la desolation face au comportement de certaine personne au sein de nos services publics et militaires . Comme je vous l’ai dit hier , je suis à Mopti depuis le Vendredi .Voici les faits hier à Mopti 2 vehicules BJ contenant des ouvriers de la SATOM ( une entreprise de BTP en travaux sur la route GAO-BAMAKO )rentrent par Djondjori (un village au nord de sévaré) abandonant la route nationale de crainte d’etre face à face avec les militaires paniqués en deployement sur la route GAO-SEVARE .Les militaires du camp de Sevaré sont aussitot alertés par des personnes ayant vu ces 2 vehicules avec leurs passagers turbanés se dirigeant vers la ville de Sevaré. Les militaires se redeployent ainsi vers ce village en traversant toute la ville de sevaré avec des troupes au sol , des BRDM , des chars et des BJ munis de mitrailleurs . C’est la panique generale à Mopti .Au meme moment les militaires en replis de GAO rentrent à vive alure dans la ville de Sevaré. En ce moment tout ce qui peuvent faire evacuer leur femmes et enfants les embarques à destination de Bamako , Koutiala , et Sikasso . Mopti tombe ainsi dans la psyschose et la pannique . Au camp de Sevaré les militaires et les chefs de services regionaux evacuent egalement leur famille à bord de vehicules 4X4 et BJ. La population civile voyant les militaires evacués les siens pensent à une defaite de l’armée face au rebelle en conquete de Mopti. Voila la situation réelle à Mopti , sans quoi aucun rebelle au jour d’aujourd’hui ne se trouve dans la ville et il n’y a egalement aucune attaque iminente de la ville .Les parents des uns et des autres ne cessent d’appeler les siens se trouvant à Mopti pour s’enquerir de leur nouvelle car à 15 heures dejà les premiers à quitter Mopti arrivent à Bamako panniqué . La nouvelle circule ainsi donc sur la conquete de Mopti . Voila toute l’information sur la situation aujourd’hui . dans cette meme vague de pannique , les banques ont vidées toutes leurs caisse et beaucoup de service public n’ont ouvert leur porte car plusieurs parmi les agents ont dejà quitté la ville de Mopti .
Ndy 15 ans
L’heure est grave, mais l’espoir est permis. Que toutes les personnes qui pensent que ces bandits vont progresser s’apaisent car des dispositions sont prise pour les repousser et même reprendre sous peut nos villes. J’ai eu des informations très crédibles que la contre offensive sera sous peu. Nous avons été trahit à l’interne, ça été une surprise que l’ennemi à profiter, maintenant que l’effet de surprise s’est estomper, nous feront face et : « Si l'ennemi découvre son front Au dedans ou au dehors Debout sur les remparts Nous sommes résolus de mourir Pour l'Afrique et pour toi Mali Notre drapeau sera liberté Pour l'Afrique et pour toi Mali Notre combat sera unité O Mali d'aujourd'hui O Mali de demain Les champs fleurissent d'espérance Les cœurs vibrent de confiance »
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