5 ans du Gal. Assimi Goita à Koulouba : Les bons points du Ministre des Mines Pr Amadou Keita

Le mercredi 8 juillet 2026 dans la salle de Banquet du CICB, le ministre des Mines Pr Amadou Keita a présenté les réalisations de son département dans le cadre des cinq ans du Général Assimi Goita à la tête de la transition au Mali.

21 Juillet 2026 - 02:33
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5 ans du Gal. Assimi Goita à Koulouba : Les bons points du Ministre des Mines Pr Amadou Keita

Le Bilan du ministre Keita est plus que élogieux plus de 760 milliards de F CFA récupérés auprès des compagnies marinières avec l’adoption du nouveau code minier 2023 et le Mali reprend le contrôle de l’exploitation de ses ressources minières.

De 2020 à nos jours, le ministère des Mines a profondément transformé la gouvernance de l’industrie extractive sous le principe de la souveraineté économique, résumé par le mot d'ordre « que l’or brille pour les Maliens » sous l’impulsion du président de la Transition, Chef de l’Etat, le Général d’Armée Assimi GOÏTA. Les réalisations majeures s'articulent autour, entre autres, de réformes législatives historiques, de la modernisation technologique et de la diversification des ressources. Ces explications ont été données hier au cours d’une rencontre qui a regroupé autour du ministre des Mines, le Pr Amadou KEITA, les acteurs du secteur, de la société civile, et de la presse dans le cadre de la célébration de l’an 5 de la Transition.

Expliquent le contexte de la guerre des ressources, le ministre KEITA, a indiqué que notre pays a décidé de reprendre en main l’exploitation de ses ressources à travers un contrôle accru, mais également des actions visant à faire profiter les maliens.

Ces actions ont concerné la refondation de la gouvernance extractive et de l'affirmation de sa souveraineté économique avec en toile de fond l’adoption du code minier et de la loi relative au contenu local (2023),  l’assainissement du secteur, à travers un audit qui a permis des recouvrements financiers massifs, la modernisation et la digitalisation de l'administration minière. A cela s’ajoutent  l’industrialisation locale et la diversification des ressources d’exploitation, l’inclusion du genre et  la promotion du leadership féminin ou encore l’offensive diplomatique et commerciale en faveur du secteur.

18,4 MILLIARDS DE F CFA AUX COMMUNES

Outre l’adoption d’un Code minier et d’une loi relative au Contenu Local ces réformes ont enregistré des résultats probants qui se traduisent par la création et de la redynamisation de cinq (5) fonds miniers.

Ainsi dans le cadre du recouvrement d’arriérés, le gouvernement a récupéré plus de 760 milliards de francs CFA auprès des compagnies minières sous forme de redevances ajustées et d'impôts impayés.

De même,  en 2026, le Fonds minier de développement local a permis la redistribution historique de 18,4 milliards de F cfa au profit de 819 communes maliennes pour des infrastructures de base (santé, eau, éducation). Le 12 mars 2026, le Chef de l’État a procédé à la remise officielle des chèques géants aux collectivités territoriales à Koulouba.

Autre résultat : l’adoption du code minier de 2023 a porté la participation de l'État et des investisseurs privés nationaux jusqu'à 35 % dans les projets miniers (contre 20 % auparavant).

La Loi sur le Contenu Local impose aux multinationales d'employer prioritairement des cadres maliens. Elle les oblige aussi à sous-traiter avec des entreprises locales afin de créer des champions nationaux. Aujourd’hui, les organes de gouvernance (Cadre de concertation et Secrétariat permanent) de cette structure sont opérationnels, a expliqué le ministre des Mines.

SUPPRESSION DES AVANTAGES FISCAUX EXCESSIFS

La réforme a également permis la suppression des avantages fiscaux excessifs. Ainsi, elle a supprimé les clauses de stabilité fiscale qui empêchaient l'État d'ajuster les taxes lors de la flambée des cours de l'or. De même les exonérations douanières ne sont plus octroyées aux sociétés pendant la phase d’exploitation.

Dans le cadre de lutte contre l’exploitation illégale de nos de ressources, la Brigade Spéciale des Mines a été créée pour veiller à l'application stricte des réglementations environnementales, lutter contre l'usage des produits chimiques (cyanure, mercure) à proximité des villages, et sécuriser les couloirs d'orpaillage artisanal au profit des populations locales.

Aussi le projet de lithium de Bougouni qui constitue la deuxième exploitation de lithium entrée en production au Mali après celle du Lithium de Goulamina s'inscrit au cœur de la stratégie de diversification minière menée par le ministère des Mines.

Ce gisement de classe mondiale propulse le Mali au premier rang des producteurs de lithium en Afrique pour l'année 2026, avec des prévisions combinées (avec le projet voisin de Goulamina) atteignant plus de 590 000 tonnes de concentré de spodumène.

Dans le cadre du renforcement de son architecture institutionnelle, notre pays s’est doté de plusieurs structures dont le Commissariat chargé des Activités minières,  l’Office malien des substances précieuses, (OMASP), la Société du Patrimoine minier du Mali, (SOPAMIM), ou encore la Société d’Exploitation des Ressources Minérales de Mali (SOREM) en plus de l’Inspection des Mines, de l’Energie et de l’Eau.

Dans le cadre de la coopération avec la Russie, le ministère des Mines supervise la construction d'une usine de raffinage locale pour exporter de l'or certifié, capturant ainsi la valeur ajoutée directement au Mali. De même, le projet d'usine locale d'explosifs industriels a été initié pour réduire la dépendance de notre pays aux importations d'intrants miniers critiques.

Le ministre KEITA a également mis l’accent sur les perspectives du ministère des Mines qui s’articulent, entre autres, autour du renforcement du capital humain, l’opérationnalisation de l’Ecole des Mines et du Pétrole, ou encore la poursuite de la diversification de l’exploitation minière.

 

 A.B.D