CCAM : première session du Comité technique sous le signe de la souveraineté minière
Le Commissariat chargé des Activités minières (CCAM) a franchi une nouvelle étape dans son opérationnalisation. Il a tenu, ce mardi 3 juin, la première session de son Comité technique à Koulouba. Une rencontre présidée par le ministre Commissaire, Hilaire Diarra.
Identifier les défis, anticiper les évolutions du secteur, proposer des solutions… Tels sont les objectifs assignés à la première session du Comité technique du Commissariat chargé des Activités minières. Le comité s'est également penché sur le renforcement de la coordination entre les différentes institutions impliquées dans la gouvernance minière.
Dans son mot de bienvenue à l'ouverture de la session, le Commissaire a rappelé les réformes apportées par les lois sur le Code minier et le Contenu local. Il s'agit, entre autres, de : la réorganisation du régime des titres miniers ; la réforme du régime fiscal et financier pour mieux prendre en charge les questions liées au traitement par péage, à la réglementation des charges, à la participation de l'État, à l'utilisation des ressources humaines et matérielles locales, au transfert des technologies et à la sous-traitance des entreprises locales.
Ainsi, le nouveau Code permet désormais à l'État de prendre une participation de 10 % dans les projets miniers, avec l'option d'acquérir 20 % supplémentaires au cours des deux premières années de production commerciale. Par ailleurs, une participation supplémentaire de 5 % pourra être octroyée au secteur privé malien, portant les intérêts publics et privés nationaux à 35 %, contre 20 % dans l'ancien Code.
Un appel à l'expertise et à l'engagement collectif
S'adressant aux membres du Comité technique, le Commissaire a tracé des attentes claires. « La qualité des décisions dépend de la qualité des analyses qui les fondent », a-t-il déclaré, appelant chaque membre à une « contribution active, fondée sur l'expertise, l'expérience et le sens de l'intérêt général ».
L'ambition affichée est celle d'un secteur minier « souverain, performant, transparent et créateur de valeur », capable de soutenir durablement la croissance économique, de favoriser l'emploi des jeunes, de promouvoir le contenu local et de renforcer les compétences nationales.
Ces orientations, a conclu Hilaire Diarra, s'inscrivent dans le cadre de la Vision Mali Kuro Nieta Sira ka Ben 2063 et de la Stratégie Nationale d'Émergence et du Développement Durable (SNEDD 2024-2033).
Mamadou TOGOLA / Maliweb.net