Sabalibougou Courani : Elle tue son mari à coup de machette

Le Commissariat de Police de Yirimadio, grâce à son professionnalisme a pu élucider une affaire de crime et appréhender l’auteure présumée. Il s’agit du meurtre de I.Koné, âgé de 42 ans, retrouvé mort dans sa chambre à coucher à Sabalibougou Courani le dimanche 12 juillet

20 Juillet 2026 - 02:17
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Sabalibougou Courani : Elle tue son mari à coup de machette

L’enquête ouverte a permis de détecter la présumée auteure, qui n’est autre que l’épouse du défunt, B. F (initiales de son identité). Elle a reconnu avoir porté un coup à la tête de son époux avec une machette, entrainant sa mort, dans la nuit du samedi 11 au dimanche 12 juillet. 

Lorsqu’on évoque la question de VBG (Violences basées sur le genre) de nombreuses personnes pensent que c’est le gente féminine qui reste la seule victime. Loin s’en faut, tous les deux sexes en souffrent. De nombreux hommes sont aussi agressés et violentés au quotidien par leurs conjointes, mais à cause de certaines considérations de notre société, ils préfèrent se murer dans un silence de cimetière, souvent pour finir au même cimetière. Comme ce fut le cas du nommé I. Koné, 42 ans, peintre-autos de son état, domicilié à Sabalibougou Courani, près de la mosquée ‘’Bôgô Missiri’’. Lui n’a jamais pensé que la femme qu’il a épousée parmi d’autres, allait être celle qui mettrait fin un jour à sa vie. Malheureusement, cela fut son triste sort, ce dimanche 12 juillet 2026. Pourtant, les traces de ce crime pouvaient vite être effacées, n’eut été la rapidité des amis du défunt à vite informer le Commissariat de Police de Yirimadio sur la présence du corps (apparemment sans vie) de leur ami et collègue de travail dans sa chambre à coucher à Sabalibougou courani près de la mosquée Bôgô Missiri. Une fois cette information reçue, faisant preuve de professionnalisme, les officiers dudit commissariat, sur instruction de la hiérarchie, se sont déployés sur les lieux du crime en compagnie d’un médecin légiste. Le constat du spécialiste en santé est sans conteste : un cas de meurtre qui remonte à 06 heures de temps environ, suite à une agression avec un objet métallique qui a occasionné une plaie ouverte sur la tête. Avant d’autoriser le dépôt du corps à la morgue de l’hôpital du Mali, les limiers du Commissariat de police de Yirimadio ont fait appel à l’expertise de la Police Technique et Scientifique afin de les aider dans la reconstruction des faits ayant occasionné la mort de I. Koné.

Selon nos sources, après avoir réuni les pièces à conviction et passé aux interrogatoires, les uns et les autres, le Commissaire en charge du dossier, dans une posture sereine a donné l’occasion à la conjointe du défunt de donner sa version des faits. Visiblement sous le masque d’une affliction fomentée, B.F, l’épouse concernée n’a pas réussi longtemps à narguer ou enrouler dans la farine l’officier de police en face d’elle. Interrogée sommairement, elle finit par avouer être l'auteur du meurtre de son propre mari. Comment et pourquoi ?

La réponse de la bonne Dame ne se différencie point de celle donnée par d’autres présumées auteures d’un tel crime. A savoir : « suite à des incompréhensions terribles et suite à une dispute ». Ce faisant, elle aurait donné un coup de machette à ce dernier qui finit par succomber de ses blessures. Fin de l’histoire…Plutôt fin de la vie d’un époux par l’entremise de l’élue de son cœur. La Justice saura juger au temps opportun cet énième crime conjugal dans notre pays.

Mariam Sissoko