Sadiola : Le vol du coffre-fort tourne au vinaigre
Les éléments de la brigade de recherches (BR) du Commissariat de police de Sadiola viennent de mettre la main le 16 août 2026 dernier, sur quatre individus particulièrement dangereux. Ces bandits de grand chemin sont suspectés d’être impliqués dans une sale histoire de coffre-fort.
La gravité des faits a nécessité une opération policière conduite par le premier responsable du commissariat lui-même, le Commissaire de police Ibrahima Abdina Guindo, assisté de son adjoint, le Commissaire de police Nouhoum Cissé. Cette histoire rocambolesque fait suite au cambriolage d’un bureau des cambistes spécialisés dans le domaine du métal jaune. C’était dans la nuit du 5 au 6 août dernier à Sadiola. Au cours de cette opération nocturne, les malfaiteurs avaient réussi à emporter un coffre-fort pesant environ 50 kilogrammes. À l’intérieur de cette caisse hautement sécurisée se trouvait une importante somme d’argent estimée à plus de 34 millions de Fcfa. à cette coquette somme d’argent s’ajoutent deux barres d’or d’une valeur marchande évaluée à 2,9 millions de Fcfa. Une fois informés, ces bribes d’informations étaient suffisantes pour que les limiers entre dans la danse afin de tirer cette affaire au clair.
Ils recoupèrent ainsi les informations durant les heures suivantes pour en avoir le cœur net. C’est ainsi que les limiers enquêteurs ont remonté progressivement une piste qui leur semblait très sérieuse pour tout clarifier dans cette histoire. Avec à leur tête, le commissaire Amadou Sékou Fomba, chef BR dudit commissariat, les éléments enquêteurs parvinrent à localiser l’un des suspects à Kayes-ATTbougou. En professionnels, ils l’ont encerclé discrètement avant de l’interpeller sans difficulté.
Ainsi, la suite était facilitée pour les éléments enquêteurs. Ces derniers poursuivirent leurs investigations qui leur permettront d’identifier trois autres suspects. Tout comme le premier, ces mis en cause furent à leur tour coincés et interpellés. Désormais au nombre de quatre : C.C. (28 ans), G.T. (20 ans), (N.M.T. alias « Emi », (34 ans), et A.B. (16 ans), ils seront soumis à plusieurs heures d’interrogatoires. Cela a permis aux limiers de comprendre leur mode opératoire, confirmant donc leur implication à ce cambriolage.
Les premiers éléments des investigations policières, ont permis aux policiers de comprendre un peu comment les malfrats s’en sont pris à ce coffre fort. Les suspects expliqueront qu’après avoir fait main basse sur leur butin, ils l’ont transporté à moto jusqu’au bord du canal d’eau communément appelé « Sadiola Barrage ». Là, ils auraient décidé de forcer les cadenas avec des outils spécifiques pour accéder à son contenu d’argent. Quelques minutes d’efforts leur auraient permis de mettre la main sur l’argent entreposé dans ledit coffre fort. Sans perdre de temps, les malfrats se sont partagés l’argent qui s’y trouvait avant d’abandonner le coffre fort dans les broussailles. Puis, ils se sont tous volatilisés dans la nature.
Deux barres de métal jaune- Dans la foulée, sur indications d’un des suspects, les policiers ont eu recours aux services d’un plongeur afin que ce dernier fasse remonter le coffre fort tapi dans les profondeurs des eaux du canal. C’est dans un état défectueux que la caisse hautement sécurisée a été remontée à la surface. Elle contenait encore deux barres de métal jaune et plusieurs documents personnels de la victime.
Ajoutés aux autres indices recueillis déjà au cours de l’enquête ces éléments devraient permettre aux enquêteurs de mieux cerner les circonstances de ce cambriolage et le rôle exact de chacun des suspects impliqués dans cette histoire. Avec toutes ces preuves accablantes, que les policiers avaient en leur possession, ils n’ont pas trainé avec les dossiers des mis en cause. Ces derniers ont été très rapidement mis à la disposition de la justice afin qu’ils répondent de leurs actes. La police rassure que les investigations se poursuivent pour déterminer avec précision le degré d’implication de chacun des suspects. Et surtout de vérifier si d’autres personnes ne seraient pas mêlées à cette histoire.
Tamba CAMARA