Médias en temps de guerre : « Informer juste, vérifier toujours »

L’Union des journalistes solidaires du Mali et l’Association Perspective Sahélienne appellent les journalistes à renforcer leur responsabilité face à la désinformation

04 Sept 2026 - 09:06
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Médias en temps de guerre : « Informer juste, vérifier toujours »

En période de guerre, informer devient une responsabilité particulière. C’est autour de cette conviction que l’Union des journalistes solidaires du Mali, en collaboration avec l’Association Perspective Sahélienne, a organisé, hier jeudi, une rencontre consacrée au « rôle des hommes de médias en période de guerre ». La session, animée par le journaliste Demba Soumaré, a permis de mettre en lumière les défis auxquels sont confrontés les professionnels de l’information, mais aussi leur rôle dans la résilience des populations. Dans un contexte de conflit, la bataille ne se déroule pas uniquement sur le terrain militaire, elle se joue également sur le terrain de l’information. Pour Demba Soumaré, le journaliste doit avant tout rester attaché à son devoir de vérité. Face aux rumeurs, à la propagande et à la désinformation, il lui revient de rechercher les faits, de les vérifier et de les présenter avec responsabilité. Le premier devoir du journaliste en période de guerre reste donc la vérification de l’information. « Le journaliste doit vérifier tout ce qu’il publie », rappelle-t-il au cours de la rencontre. Cette exigence est d’autant plus importante que les réseaux sociaux permettent aujourd’hui à une information non vérifiée de se propager en quelques minutes. « Une fausse information, dans un contexte de guerre, peut provoquer la peur, exacerber les tensions entre communautés ou compromettre des opérations sur le terrain », assène le conférencier.

  D’après lui, le rôle du journaliste ne se limite cependant pas à rapporter les événements. Il doit aussi chercher à comprendre les causes profondes des crises afin de permettre au public de mieux comprendre les enjeux. « Les hommes de médias doivent chercher à connaître les causes de la guerre et, en retour, les exposer au peuple », a-t-on souligné lors des échanges. Les participants ont notamment évoqué les enjeux stratégiques liés à certaines zones du territoire malien, notamment Tessalit, dont la position géographique a été présentée comme particulièrement importante dans les rapports de force régionaux et internationaux. Cette approche invite les journalistes à aller au-delà de l’événement immédiat pour analyser les dimensions historiques, politiques, économiques et géostratégiques des conflits.

Les discussions ont également porté sur la situation particulière du Mali, confronté depuis plusieurs années à une crise sécuritaire complexe. Les intervenants ont rappelé que le Mali est un pays à majorité musulmane depuis plusieurs siècles, bien avant l'apparition des groupes djihadistes. Selon le journaliste Demba Soumaré, ces groupes cherchent à imposer aux populations leur propre vision de l'islam. Les ressources naturelles du pays et sa position géographique ont également été présentées comme des éléments à prendre en compte dans la compréhension des enjeux qui entourent la crise malienne.

Autre élément considéré comme une force du pays : le brassage entre les communautés. « Malgré les tentatives de division, la diversité culturelle et ethnique du Mali demeure », a déclaré le conférencier, affirmant que cela constitue un facteur important de cohésion nationale.

Journaliste en zone de conflit : un métier à haut risque

Si le devoir d'informer demeure essentiel, les professionnels des médias sont eux-mêmes exposés à de nombreux dangers. « Censure, menaces, attaques, enlèvements, traumatismes psychologiques, abus ou violences : les risques sont multiples pour les journalistes travaillant dans les zones de conflit », relève Demba Soumaré.   Pour lui, cette réalité impose aux professionnels de renforcer leur préparation et leur connaissance des règles de sécurité en situation de guerre. Dans certaines circonstances, le journaliste est également appelé à jouer un rôle proche de celui d'un acteur humanitaire. Il s’agit, selon toujours lui, lorsqu’il contribue à transmettre aux populations des informations utiles sur les risques, les déplacements, les services disponibles ou les dispositifs d'aide.

En bref, le conférencier a retenu que les médias ont ainsi la responsabilité de donner aux populations des informations fiables, de déconstruire les fausses nouvelles et d'éviter de devenir des instruments de propagande. Pour lui, une presse professionnelle, rigoureuse et responsable peut contribuer à renforcer la cohésion sociale et la résilience nationale. « Informer en temps de guerre, c'est donc bien plus que raconter les événements. C'est rechercher la vérité, protéger les populations contre la désinformation et contribuer, par une information responsable, à la défense de la cohésion nationale », a-t-il conclu.

Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net

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Commentaires (8)

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Nfp
Nfp 1 mois
https://youtu.be/3yvunvByuYQ?si=3jVIVgN-xU3a59i0
Kinguiranke
Kinguiranke 1 mois
@kan nous suivons Radio Fausses Informations ou RFI pour debunquer ses gros mensonges et desinformations!
kan
kan 1 mois
Ba oui le débile !!!! on te croit sur parole comme d'habitude .....
Nfp
Nfp 1 mois
« Informer juste, vérifier toujours » JE PARIE QUE C'EST LA DEVISE DE LA DIRPA !... LOL LOL LOL LOL
Kankan
Kankan 1 mois
Article share journalists realize what their duty is in reporting on war efforts. Above all they should write from total circumstances position knowing properly contexting article makes a difference. I know of terrorists in Mali improperly contesting situation to make it appear they won battle they clearly loss plus surviving terrorists fled in fear but, media of terrorists supporters gave much different contexting of condition plus omit information that indicate proper context of situation. We expect Malian media to be truthful but sometimes due to ongoing military operation that necessitate short delay in publishing article with media acknowledging something is ongoing plus being investigated. Thereof information from terrorists is far from always being reliable plus is given with intent of pleasing financial supporters of terrorists. We are our brother's keepers. Africa first people of books. Henry Author Price Jr aka Kankan
kan
kan 1 mois
@Kingui le débile , c'est sans doute la raison pour laquelle, toi même et autres tarés de ce site vous êtes branchés sur les médias francophones 24/24 ? Vous devriez vous en tenir à la Pravda, RT et autres spunik machin .....
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