Procès Kassoum Goïta et coaccusés : 20 ans de réclusion criminelle requis

Ouvert le mardi 14 juillet dernier, le procès de l'ancien directeur général de la Sécurité d'État (DGSE), le colonel major Kassoum Goïta, et de ses coaccusés se poursuit devant la chambre criminelle de la Cour d'appel de Bamako. Après la comparution du témoin principal hier lundi, Soumaïla Bagayoko, qui n'a pas ménagé les accusés, l'audience a repris ce mardi avec la présentation des prétentions du Contentieux de l’État ainsi que le réquisitoire du ministère public.

21 Juillet 2026 - 14:38
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Procès Kassoum Goïta et coaccusés : 20 ans de réclusion criminelle requis

Dans sa réquisition, le représentant du ministère public a demandé à ce que Kassoum Goïta et certains de ses coaccusés soient retenus dans les liens de l’accusation pour des faits de complot contre le gouvernement et association de malfaiteurs. Il s'agit notamment de l'adjudant-chef Abdoulaye Ballo, Sandi Ahmed Saloum, Issa Samaké dit « Djoss » et le Dr Kalilou Doumbia. Par ailleurs, le magistrat Koké Coulibaly a requis la peine de 20 ans de réclusion criminelle contre ces accusés. 

En revanche,  il a demandé l’acquittement pour le commissaire principal de police Moustapha Diakité dont l’implication dans cette affaire,  a-t-il argumenté, se limite à son lien amical avec Sandi Ahmed Saloum. De son côté, le représentant du Contentieux de l'État, Mahamadou Tibo Kéïta,  a demandé le payement d'un franc symbolique pour "préjudices moraux" subis.

Après l'intervention de ces derniers, l’audience a été suspendue en attendant la plaidoirie des avocats de la défense.

Pour rappel,  Kassoum Goïta et ses coaccusés sont poursuivis pour association de malfaiteurs, tentative d'attentat et de complot contre le gouvernement, ainsi que complicité, dans l'affaire dite de la tentative de déstabilisation des autorités de la Transition.

Alassane CISSOUMA