Procès Abderhmane Keïta : Renvoyé pour vacations judiciaires

Mis sous mandat de dépôt le 9 juin dernier, le journaliste Abderhmane Keïta attend d’être fixé sur son sort par le Pôle national de lutte contre la cybercriminalité.

20 Août 2026 - 10:29
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Procès Abderhmane Keïta : Renvoyé pour vacations judiciaires

Alors que son procès était prévu pour le lundi 17 août passé après deux mois de détention, l’affaire vient d’être renvoyée au 31 août prochain. Selon une source judiciaire, le procès  a été renvoyé pour raison de « vacations judiciaires ». D’après la même source, cette période est généralement observée dans les tribunaux afin de permettre aux magistrats de prendre leurs congés

Toutefois, en de pareilles circonstances, il est de coutume que les juridictions ne ferment pas totalement. Les dossiers urgents sont alors traités par une équipe de permanence. 

Directeur de publication du journal « Le Témoin », Abderhmane Keïta est poursuivi par le Pôle national de lutte contre la cybercriminalité pour des faits qualifiés de « délit à caractère régionaliste qui tend à porter atteinte à l’unité nationale et au crédit de l’État » et « publication et diffusion d’informations fausses et trompeuses dans l’intention que ces informations soient considérées comme authentiques par le biais d’un système d’information ». La mise sous mandat de dépôt du  journaliste fait suite à des propos tenus, le 4 juin, au cours d’une émission animée sur une chaine de  télévision privée de Bamako. 

Dans la foulée de sa mise sous mandat de dépôt, la Maison de la presse du Mali, à travers un communiqué signé de son président  Bandiougou Danté, avait déclaré prendre acte de cette décision judiciaire en plus d’avoir exprimé sa « préoccupation face à la détention d’un professionnel des médias ». En outre, la faîtière des médias avait appelé au respect des droits de la défense et à la tenue d’un procès juste et équitable. Elle avait également invité l’ensemble des professionnels des médias à demeurer solidaires, responsables et attachés à la défense des libertés fondamentales.

Alassane CISSOUMA