Procès Ras Bath – « Rose Poivron » : la Cour d’appel sous haute surveillance, le public interdit d’accès
La Cour d’appel de Bamako est placée sous haute surveillance ce mardi 11 août 2026, à l’occasion de la poursuite du procès de Mohamed Youssouf Bathily, dit Ras Bath, et de Rokiatou Doumbia, surnommée «Rose Poivron ».
Un important dispositif des forces de sécurité a été déployé aux abords de la juridiction. Plusieurs axes menant à la Cour d’appel sont fortement surveillés et l’accès à l’enceinte du tribunal fait l’objet d’un filtrage strict.
Contrairement aux précédentes audiences, le public n’est pas autorisé à pénétrer dans la Cour. Seules les personnes disposant d’une autorisation ou concernées directement par une audience peuvent accéder à l’enceinte.
« Nous avons reçu des instructions fermes de ne laisser entrer personne, sauf ceux ou celles qui ont une autorisation », a indiqué un officier de police présent sur place.
Même le parking destiné aux motos est concerné par les mesures. Des personnes présentes sur les lieux ont été invitées à retirer leurs motos afin de libérer les abords de la Cour.
En principe ce mardi, l'audience de ce procès qui tient en haleine l'opinion malienne devrait être consacrée au réquisitoire de la défense. Beaucoup de partisans de Ras Bath et Rose Poivron voulaient assister aux débats du duo Me Mohamed Aly Bathily-Me Kassim Tapo contre le procureur.
Cette restriction intervient au lendemain d’une forte mobilisation autour du tribunal. Lundi, des partisans de Ras Bath et de « Rose Poivron » s’étaient massivement rassemblés aux abords de la Cour d’appel, provoquant des mouvements de foule.
« Vous avez vu ce qui s’est passé hier. Nous avons été débordés. Pour éviter que les mêmes dérapages ne se répètent, il a été décidé de ne pas autoriser l’accès au public », a expliqué le même responsable de la sécurité.
Ce mardi matin, des sympathisants des deux prévenus étaient néanmoins visibles aux alentours du dispositif sécuritaire.
Le procès se poursuit devant la Chambre criminelle de la Cour d’appel de Bamako dans un climat particulièrement tendu.
Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net