Editorial : le Reboisement

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Par définition ,il s’agira de planter des arbres  sur des terrains qui  ont été au paravent occupés par les forets mais transformés pour être utilisés à d’autres fins .Faire   des trous  d’une  profondeur et d’une largeur terminée, pour enfin  y planter les jeunes pousses. Cette plantation peut se faire avec un arrosage abondant ou avec une quantité fable d’eau, dépendant de la technique utilisée  et ou même sans eau comme la méthode plazza : « Planter sans arroser ».Le reboisement de terres agricoles offre d’intéressantes possibilités quant à la restauration du paysage forestier  dans les  espaces  dégradés   à cause de l’abandon ou de l’exode rural. Les types de plantations  les plus utilisés au Mali sont: Les plantations de production de bois, les plantations de biocarburants, les plantations des espaces verts, les plantations d’agroforesterie. L’initiative consiste à séquestrer le carbone par photosynthèse des arbres plantés. Ce qui permet de réduire les  émissions de gaz à effet de serre. Selon une estimation de Eco sécurité, chaque  hectare planté permet de réduire 4.5 crédits par an. La campagne nationale du reboisement dénommée « opération pour un Mali Vert » est organisée chaque année. Cette campagne a été renforcée par l’élaboration d’une stratégie nationale adoptée en 2004.Elle s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des plans d’action de la politique nationale de la protection de l’environnement et de la politique forestière  nationale.A cela il faut ajouter l’adoption d’un plan quinquennal du reboisement avec un résultat  de 550000ha  entre 2010 et 2014.Des campagnes du genre, le Mali en a connu par le passé. Malheureusement les résultats ont été en deçà des attentes. D’année en année les prévisions ont largement dépassé celles de 2014 surtout avec des initiatives citoyennes impliquant désormais les associations  de protection de l’environnement, les ONG, qui visent le même objectif.2019,lorsque le ministre l’environnement de l’assainissement et du développement durable arguait que sur 32 millions d’hectares au Mali, il ne reste plus que 17 millions d’hectares ,chaque malien s’est senti interpeller .Jusqu’à ce jour  des regroupements d’hommes et femmes s’y activent inlassablement dans plusieurs localités du pays. Si l’enjeu est connu et que l’objectif visé soit à notre portée, un dose de volonté doit nous permettre de rendre le processus permanent et tous les moyens techniques doivent nous aider à cela, comme signalé  plus  haut. He ! Oui. Un Mali vert est possible

                                                                                                                    Baba Diarra

Source : Vert Infos

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