Commissariat chargé des activités minières (CCAM) Les ambitions du ministre-commissaire du CCAM Hilaire B. Diarra ! pour l’émergence d’un secteur minier souverain, transparent et créateur de valeur

Faire du Comité technique un véritable outil d'aide à la décision au service de l'État

12 Juin 2026 - 10:27
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Commissariat chargé des activités minières (CCAM)  Les ambitions du ministre-commissaire du CCAM Hilaire B. Diarra ! pour l’émergence d’un secteur minier souverain, transparent et créateur de valeur

Le ministre-commissaire chargé des activités minières, Hilaire Bébian Diarra, nourrit de grandes ambitions pour cette nouvelle structure stratégique. Avec la tenue de la première session du Comité technique, le vendredi 5 juin 2026, une étape décisive a été franchie dans le processus d'opérationnalisation du Commissariat chargé des activités minières (CCAM). L'objectif affiché est clair : faire de cette instance un véritable instrument d'aide à la décision au service de l'Etat et un levier majeur pour l'émergence d'un secteur minier souverain, performant, transparent et créateur de valeur pour le Mali. Une vision portée avec conviction par Hilaire Bébian Diarra, qui souhaite également voir le secteur minier contribuer durablement à la croissance économique, à la création d'emplois pour les jeunes, à la promotion du contenu local, au renforcement des compétences nationales et à l'amélioration des conditions de vie des populations, conformément à la Vision Mali Kura et à la Stratégie nationale d'émergence et de développement durable (Snedd 2024-2033).

Par décret en date du 19 janvier 2026, le Président de la Transition, le Général d'armée Assimi Goïta, a nommé Hilaire Bébian Diarra à la tête du Commissariat chargé des activités minières (CCAM), avec rang de ministre. Cette nouvelle structure, placée directement sous l'autorité de la Présidence de la République, constitue l'une des innovations majeures introduites par la réforme du secteur minier.

Avant cette nomination, Hilaire Bébian Diarra occupait les fonctions de conseiller spécial du Chef de l'État. Il possède également une solide expérience dans le domaine minier, notamment après avoir dirigé durant plusieurs années la mine d'or de Tongon, en Côte d'Ivoire, exploitée par le groupe canadien Barrick Gold.

C'est donc sans surprise que sa nomination a été favorablement accueillie par les acteurs du secteur minier, qui saluent unanimement son expertise, son professionnalisme, sa rigueur et sa parfaite connaissance des enjeux liés à l'exploitation des ressources naturelles.

Depuis sa prise de fonction, le ministre-commissaire affiche sa volonté d'accélérer les réformes et de donner un nouvel élan à la gouvernance minière. Pour lui, il n'y a pas de temps à perdre. Son ambition demeure constante : faire en sorte que "les ressources minières du Mali servent notre prospérité, notre souveraineté et notre développement durable". Cette vision a commencé à prendre forme avec la tenue de la première session du Comité technique, le vendredi 5 juin dernier, dans les locaux du CCAM à Koulouba, sous la présidence du ministre-commissaire lui-même.

Il convient de rappeler que ce Comité technique a pour mission d'examiner les dossiers techniques et stratégiques relevant du secteur minier et de formuler des avis et recommandations destinés à éclairer les décisions du Commissariat. Il constitue également un cadre privilégié de concertation entre les différents départements ministériels, les institutions publiques et les acteurs du secteur.

Outre les représentants de la Présidence et de la Primature, la rencontre a enregistré la participation des secrétaires généraux de plusieurs départements stratégiques, notamment ceux de la Justice et de la Défense. Le représentant de la Chambre des mines a également pris part aux travaux.

Le ministre-commissaire Hilaire B. Diarra n'a pas caché sa satisfaction à l'occasion de cette première session qu'il considère comme "une étape importante dans l'opérationnalisation du CCAM et dans la mise en place des mécanismes de concertation et de coordination nécessaires à une gouvernance efficace du secteur minier".

Selon lui, les défis auxquels fait face le secteur minier restent nombreux. Ils concernent notamment l'amélioration de la gouvernance, le suivi des engagements des différents acteurs, le renforcement du contenu local, la protection de l'environnement, la valorisation optimale des ressources minières ainsi que la maximisation des retombées économiques et sociales au profit des populations maliennes.

C'est justement pour répondre à ces préoccupations et permettre au secteur minier de jouer pleinement son rôle dans le développement économique du pays que les autorités ont adopté les nouvelles lois relatives au Code minier et au contenu local.

Sous l'impulsion du président de la Transition, le général d'armée Assimi Goïta, ces réformes réaffirment la souveraineté de l'Etat sur les ressources minérales du pays.

Comme l'a expliqué Hilaire Bébian Diarra, ces textes introduisent plusieurs innovations majeures, notamment la réorganisation du régime des titres miniers, la réforme du dispositif fiscal et financier ainsi qu'une meilleure prise en compte des questions liées au traitement par péage, à la réglementation des charges, à la participation de l'Etat dans les projets miniers, à l'utilisation des ressources humaines et matérielles nationales, au transfert de technologies, à la sous-traitance des entreprises locales et à la promotion des biens et services produits localement.

L'objectif recherché est de favoriser la création de valeur ajoutée au bénéfice de l'économie nationale. C'est pourquoi l'adoption du nouveau Code minier a été largement saluée par les observateurs et les professionnels du secteur.

Comme l'a rappelé le ministre-commissaire, "le nouveau code permet désormais au gouvernement de prendre une participation de 10 % dans les projets miniers et l'option d'acquérir 20 % supplémentaires au cours des deux premières années de production commerciale.

Une participation additionnelle de 5 % peut également être accordée au secteur privé malien, portant ainsi les intérêts publics et privés nationaux à 35 %, contre 20 % dans l'ancien dispositif".

Parmi les innovations majeures introduites par le Code minier de 2023 figure également la création du Commissariat chargé des activités minières, conçu comme "un instrument de coordination et d'appui stratégique du président de la Transition dans le cadre de la mise en œuvre de la politique minière".

Les missions assignées au CCAM sont clairement définies. Il s'agit notamment de renforcer la cohérence de l'action publique dans le secteur minier, d'assurer le suivi-évaluation de la mise en œuvre de la politique minière nationale, de conduire des études prospectives, de proposer les réformes nécessaires à l'amélioration du secteur et d'éclairer la prise de décision du Chef de l'État sur les questions stratégiques liées aux ressources minières.

Dans cette architecture institutionnelle, le Comité technique occupe une place centrale.

"Les conclusions de vos travaux constituent la base des avis et recommandations soumis au Conseil stratégique composé du Premier ministre et des membres du gouvernement, sous la présidence du Président de la Transition.

J'attends donc de ce Comité qu'il soit un cadre dynamique de réflexion, de dialogue, d'anticipation et de proposition.

 J'attends de chacun de vous une contribution active fondée sur l'expertise, l'expérience et le sens de l'intérêt général. Les travaux de ce comité devront nous permettre d'identifier les défis émergents, d'anticiper les évolutions du secteur, de proposer des solutions adaptées et de renforcer la coordination entre les différentes institutions impliquées dans la gouvernance minière.

Notre ambition commune doit être de contribuer à l'émergence d'un secteur minier souverain, performant, transparent et créateur de valeur pour notre pays", a déclaré le ministre-commissaire.

Il a conclu son intervention en rappelant le message porté par le président de la Transition, le général d'armée Assimi Goïta : "Notre responsabilité collective est de faire en sorte que les ressources minières du Mali servent notre prospérité, notre souveraineté et notre développement durable. Le succès de nos actions sera mesuré à travers les résultats concrets obtenus pour notre pays et pour nos concitoyens".

                   El Hadj A.B. HAIDARA