L'entretien téléphonique décisif entre Sifi Ghrieb et le Général Abdoulaye Maïga

Dans un contexte sous-régional marqué par des recompositions géopolitiques majeures et des impératifs sécuritaires croissants, l’axe diplomatique reliant Alger et Bamako vient de franchir un nouveau palier vers la normalisation et le renforcement de ses liens historiques.

09 Août 2026 - 18:45
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L'entretien téléphonique décisif entre Sifi Ghrieb et le Général Abdoulaye Maïga

À la suite d'instructions directes émanant du Président de la République algérienne, Abdelmadjid Tebboune, le Premier ministre algérien, Sifi Ghrieb, s’est entretenu par téléphone avec le Premier ministre de la Transition malienne, le Général Abdoulaye Maïga. Cet échange au plus haut sommet de l'Exécutif a jeté les bases d'un réamorçage stratégique entre les deux nations voisines, culminant par une invitation officielle adressée au chef du gouvernement malien pour effectuer une visite de travail en Algérie.

Cet entretien téléphonique, qualifié de constructif par les deux parties, traduit une volonté politique manifeste de surmonter les phases de réserves diplomatiques pour rétablir un canal de communication direct, fluide et permanent. Selon le communiqué rendu public par la Primature algérienne, les deux chefs de gouvernement ont saisi cette occasion pour réaffirmer solennellement leur attachement indéfectible aux liens intangibles de fraternité, de solidarité et de bon voisinage qui unissent historiquement les peuples algérien et malien. Cette prise de parole commune formalise une orientation claire insufflée par les dirigeants des deux pays pour relancer une dynamique partenariale à la hauteur des défis contemporains.

Au-delà des formules d'usage et de la courtoisie républicaine, l'invitation transmise au Général Abdoulaye Maïga par son homologue Sifi Ghrieb s'inscrit dans une démarche pragmatique visant à traduire les intentions politiques en actes opérationnels. Les discussions ont en effet permis de constater une convergence de vues sur la nécessité absolue de redynamiser la coopération bilatérale dans des secteurs multiples et variés. Qu'il s'agisse de la sécurisation des frontières communes, du commerce transfrontalier, de l'énergie ou des échanges techniques, Alger et Bamako entendent réactiver les mécanismes de concertation et les commissions mixtes afin de donner une impulsion nouvelle à leurs échanges économiques et sécuritaires.

L’échange a également offert l'opportunité aux deux Premiers ministres de procéder à un tour d'horizon approfondi de la conjoncture internationale et régionale. Dans cette perspective, Sifi Ghrieb et le Général Abdoulaye Maïga ont insisté sur l'urgence de consolider l'espace sahélien pour en faire un havre de sécurité, de stabilité et de prospérité partagée. Pour les deux capitales, la stabilité du Sahel ne saurait être dissociée d'une approche globale combinant une lutte rigoureuse contre les menaces transfrontalières et la mise en œuvre de projets de développement à fort impact social pour les populations locales.

La diplomatie du dialogue direct, matérialisée par ce contact au sommet, démontre que la recherche de solutions concertées reste la voie privilégiée pour garantir la souveraineté et la paix dans la sous-région. L'annonce de la future visite officielle du Premier ministre malien en Algérie suscite ainsi une attente légitime quant aux retombées politiques et diplomatiques qu'elle engendrera. Ce déplacement à venir permettra de sceller sur le sol algérien les termes de cette alliance renouvelée, réaffirmant la centralité de la relation entre Alger et Bamako dans l'équation sécuritaire du Sahel.

Ce rapprochement officiel réaffirme avec force que, face aux turbulences géopolitiques, la concertation fraternelle et le respect mutuel demeurent les piliers inébranlables sur lesquels reposent la sécurité commune et l'avenir des peuples sahéliens.

 

La Rédaction/ L'Aube

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Commentaires (8)

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Nfp
Nfp 3 mois
" l'entretien téléphonique DÉCISIF " !... Si quoi que ce soit de DÉCISIF pouvait se produire avec ce mini PM uniquement "décoratif", depuis le temps, on le saurait ! LOL LOL Après avoir passé son temps à insulter père et mère l’Algérie pour séduire son public d’illetres, fidèle à elle-même, cette junte de "baroudeurs d'opérette" se rend compte enfin de deux choses simultanément : 1/ Qu’elle ne pèse ABSOLUMENT RIEN face au très puissant voisin, et 2/ Qu’elle ni plus ni moins TOTALEMENT INCAPABLE de faire face à la montée terroriste dans son propre nord, qu’elle est en train de perdre chaque jour un peu plus !... Et comme en plus le GRAND MAÎTRE ABSOLU POUTINE a sifflé la fin de la récréation et renvoyé mini Goita à la niche, on assiste à ce dégonfle en règle du bouffon en treillis, qui de "farouche ennemi" de Tebboun devient maintenant un larbin prêt à lui cirer les babouches ! LOL LOL LOL LOL LOL
Algérie-Mali: Le mea culpa de Maïga
Algérie-Mali: Le mea culpa de Maïga 3 mois
Abdoulaye Maiga a indiqué que «le Mali et l’Algérie ont des liens historiques et partagent une frontière commune qui s’étend sur plus de 1 300 kilomètres»./////////// Après plusieurs mois de crise diplomatique, les relations entre l’Algérie et le Mali s’inscrivent désormais dans une dynamique de rapprochement qui se consolide progressivement.///////// Le Premier ministre malien, le général Abdoulaye Maïga, a confirmé cette nouvelle ère de réconciliation qui caractérise actuellement les rapports diplomatiques entre les deux pays.///////// Dans une première déclaration officielle du gouvernement malien depuis le réchauffement des relations bilatérales avec l’Algérie, le Premier ministre a affirmé qu’«il n’y a pas de rupture diplomatique entre les deux pays».////////// Au cours de son intervention jeudi dernier sur la télévision publique malienne «ORTM 1», Abdoulaye Maiga a avoué qu’il y avait une «convergence totale de vues entre les dirigeants des deux pays concernant la crise sécuritaire qui sévit dans la région du Sahel». Aujourd’hui, a-t-il expliqué, «nous devons nous réjouir et saluer la convergence totale des points de vue entre le général Assimi Goïta, président de la période de transition et chef d’État du Mali, et le président Abdelmadjid Tebboune». Pour lui, «le Mali et l’Algérie ont des liens historiques et partagent une frontière commune qui s’étend sur plus de 1 300 kilomètres».///////////// Ce partage de positions porte spécifiquement, a-t-il fait savoir, sur des principes fondamentaux, notamment le respect de la souveraineté des États, la non-ingérence dans les affaires intérieures et la lutte contre le terrorisme. Abordant les différends qui ont entaché les relations bilatérales ces derniers mois, le Premier ministre malien a réaffirmé que les deux pays ont annoncé le 10 juillet dernier le retour de leurs ambassadeurs respectifs dans leurs capitales, plus d’un an après leur rappel pour consultations.///////////// La décision de rupture des relations faisait suite, pour rappel, à la destruction d’un drone malien par les autorités algériennes en avril 2025, après que celui-ci eut pénétré l’espace aérien sud de l’Algérie, près de la frontière à «Tinzawaten», malgré les avertissements adressés au Mali. Ce qui a provoqué un gel de fait et la fermeture des espaces aériens. A vrai dire, les tensions entre les deux Etats ont commencé, fin 2023, lorsque la junte au pouvoir à Bamako avait révoqué l’accord de paix d’Alger signé en 2015 et lancé une offensive contre les rebelles indépendantistes touaregs dans le nord du Mali. Pourtant, l’Algérie a joué, pendant plus de trois décennies, un rôle central de médiation entre Bamako et les groupes séparatistes. En septembre 2025, lors de l’Assemblée générale de l’ONU, Abdoulaye Maïga, himself, avait accusé l’Algérie de «soutenir le terrorisme international». La diplomatie algérienne a vivement rejeté ces accusations, dénonçant en retour les méthodes de la junte de Bamako./////////////// MAIGA ENTONNE KASSAMAN////// Une chose est certaine, l’Algérie et le Mali ont officiellement mis fin à 15 mois de crise diplomatique aiguë en rétablissant leurs relations dès le mois de juillet 2026. Les deux pays ont acté ainsi le retour de leurs ambassadeurs respectifs et la réouverture réciproque de leurs espaces aériens aux vols civils et militaires. La démarche d’apaisement suivie par Bamako s’est avérée salutaire. Car la brouille a fragilisé la coopération bilatérale au moment où le Mali fait face à la menace croissante des groupes séparatistes et jihadistes, dont les attaques conjointes d’avril ont ébranlé le pouvoir. Cela dit, afin d’expliquer l’importance des relations bilatérales et illustrer la profondeur du combat partagé pour la dignité et l’indépendance, le Premier ministre a récité, en arabe, un passage de «Kassaman», l’hymne national algérien, avant de le répéter en français. «Nous nous sommes soulevés, pour la vie ou la mort, et nous avons juré que lfAlgérie vivra, soyez-en témoins, soyez-en témoins», a-t-il entonné. Abdoulaye Maiga a voulu, surtout, faire le parallèle entre ces mots forts et lourds de sens avec des passages de l’hymne malien et souligner que les deux peuples partagent les mêmes valeurs fondamentales de sacrifice et de patriotisme./// Il convient de souligner que le Premier ministre malien, à l’instar de nombreux responsables financiers, a été formé en Algérie, à l’École nationale d’administration, avec une spécialisation en «Diplomatie et droit international» et a obtenu un certificat en 2005. Il est ensuite retourné à Alger pour y réaliser un mémoire de Master en gestion des entreprises à l’Institut supérieur de management et de planification. «Nos deux peuples partagent les mêmes valeurs» Abdullah Maiga a fait part de la volonté de son pays de surmonter les conséquences persistantes de la crise diplomatique et sécuritaire qui a mis à rude épreuve les relations bilatérales.
Matt
Matt 3 mois
Après l'interview de Maïga, où il a chanté l'hymne national algérien en arabe et en français tout en louant les relations entre les deux pays, cette nouvelle étape était plus que prévisible. Je prévois d'ailleurs un voyage officiel de Goïta en Algérie très prochainement. Tant mieux si cela peut ramener la paix au Mali, une paix dont les Maliens ont cruellement besoin !
Matt
Matt 3 mois
Quel imbécile heureux ce lastus au QI négatif!
Lastus
Lastus 3 mois
Salut viel homme.... Pour une fois dans ta vieille vie de pommé tu arrives à rédiger 4 ligne et demi.... chapeau doyen!!!!!!!
Cleanup
Cleanup 3 mois
C'est amusant, après toutes les tonnes d'insultes déversées par ces putschistes. Leur plus grand échec reste la perte du nord, ils n'ont plus vraiment le choix que de faire machine arrière toute, mais un accord ne pourra plus être aussi favorable que celui qu'ils ont déchiré, les rapports de force ne sont malheureusement plus les mêmes.
Matt
Matt 3 mois
Quel imbécile heureux ce lastus au QI négatif et à la gueule puante!
Lastus
Lastus 3 mois
Les accords d'Alger n'étaient favorables qu'à la france!!!! Un torchon signé par IBK etvite rejeté par les autorités actuelles et la société civile malienne, au grand dam de l'élysée!!!!!!!!
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