Entre Nous : Enième drame dans le désert saharien !

«Une nouvelle tragédie humaine s'est produite dans l'immensité du désert sahélo-saharien.

8 Juin 2026 - 12:56
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Entre Nous : Enième drame dans le désert saharien !

Plus de quarante ressortissants nigériens ont trouvé la mort de soif dans une zone reculée située à plus de 80 kilomètres à l'ouest d'Assamaka, au niveau du triangle frontalier entre le Niger, le Mali et l'Algérie », souligne le Gouvernorat de la région d’Agadez au Niger dans un communiqué diffusé sur les réseaux sociaux.

Ils étaient en route pour leur pays afin de célébrer la fête auprès de leurs familles respectives, rapporte le Gouvernorat de la région d’Agadez, qui a envoyé une mission sur place. Au total, ils sont 49 Nigériens à trouver la mort dans cette tragédie. Des corps sans vie que le sable commençait à engloutir sous le camion immobilisé ! « Après évaluation de la situation, les membres de la mission ont procédé à l'inhumation de 49 victimes dans des fosses communes aménagées sur place. Une tâche particulièrement délicate et émotionnellement éprouvante pour les équipes engagées, confrontées à l'obligation d'offrir une sépulture digne à leurs compatriotes dans des conditions extrêmement difficiles ».

Les images et vidéos diffusées sont difficilement soutenables. Impossible de retenir ses larmes. Quel destin cruel pour des citoyens qui étaient allés à la recherche d’une vie meilleure.

« Selon les premiers témoignages recueillis, le véhicule, parti de la localité malienne de Telhandek, située à environ 300 kilomètres de la frontière nigérienne, se serait perdu avant de tomber en panne après plusieurs jours de route dans le désert. Privés d'eau et incapables de réparer le véhicule malgré les efforts du chauffeur, de ses apprentis et des passagers, les voyageurs se sont retrouvés piégés au cœur d'un environnement hostile où les températures extrêmes et l'absence de points d'approvisionnement rendent toute survie extrêmement difficile », détaille le gouvernorat d’Agadez qui souligne que deux personnes ont toutefois survécu à cette épreuve. « Il s'agit de Mohamed Bachir Souley, originaire de Say et d'Issa Omar, natif de Bourbour Kabé à Niamey. Selon les informations recueillies, les deux hommes ont parcouru plus de cinquante kilomètres à pied avant d'atteindre une mare, puis de rejoindre Assamaka où ils ont pu donner l'alerte ».

À l’image de ces 49 Nigériens, de milliers de migrants à la recherche d’un meilleur cadre de vie reposent quelque part dans le grand désert. Cette énième tragédie humaine interpelle la conscience humaine en général et l’élite dirigeante en particulier. L’élite dirigeante est responsable à cause de son incapacité à créer les conditions pouvant retenir une partie des personnes candidates à la migration. L’élite dirigeante est responsable à cause des détournements de deniers publics. Une poignée d’individus se graissent avec des milliards volés des caisses publiques au moment où la majorité de la population rase les murs pour survivre. L’élite dirigeante est responsable à cause de son manque de vision.

Sans être alarmiste, de tels drames continueront en plein désert tant que la corruption généralisée demeure le système de gouvernance des dirigeants avides de richesses.

Par Chiaka Doumbia