CAN 2032 : les pays de l’AES se positionnent pour son organisation
Le Mali, le Burkina Faso et le Niger, réunis au sein de la Confédération des États du Sahel (AES), ont manifesté leur intention de se porter candidats à l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations de football en 2032.
Rien n’est pour l’instant fait. Toutefois, le Mali, le Burkina Faso et le Niger, réunis au sein de la Confédération des États du Sahel (AES), souhaitent organiser la Coupe d’Afrique des Nations de football en 2032. Les présidents des fédérations de football des trois pays l’ont fait savoir lors de leur rencontre avec le président de la Confédération Africaine de Football (CAF), le Dr Patrice Motsepe, en marge de la finale de la Coupe du Monde de football 2026.
Selon un communiqué publié par la Fédération Nigérienne de Football (FENIFOOT), au cours des échanges, le président de la CAF a pris acte de l’ambition commune d’organiser ensemble la CAN. « Il a salué cette initiative fondée sur une vision de coopération régionale et a encouragé les trois pays à poursuivre leurs efforts dans le respect des exigences et des procédures établies par la CAF pour le processus de candidature », détaille le communiqué de la FENIFOOT. L'information a également été communiquée par la Fédération Malienne de Football (FEMAFOOT).
Ce n’est pour l’instant qu’une déclaration d’intention. Les trois pays doivent désormais répondre aux exigences de l’énorme cahier des charges de la CAF. Même dirigés par des régimes militaires, le Mali, le Burkina Faso et le Niger ne seront pas désavantagés. « Les trois pays auront autant de chances que les autres. Mais les questions de sûreté et de sécurité sont des questions auxquelles nous devrons répondre », a souligné le président Motsepe lors d’une conférence de presse.
Le Mali et le Burkina Faso disposent des infrastructures sportives nécessaires, pour avoir déjà organisé une fois la plus prestigieuse compétition de football africain. Les deux pays ont d’ailleurs procédé à la rénovation de plusieurs de leurs infrastructures sportives. Le Niger, quant à lui, accuse un retard dans ce domaine.
Il reste maintenant l’épineuse question de la sécurité. Car faut-il le rappeler, les trois pays sont confrontés à une grave crise sécuritaire. 2032 paraît toutefois loin, ce qui constitue un argument de poids pour les trois pays.
Abdrahamane SISSOKO / maliweb.net