Années 2026–2027 : l’epreuve de vérité pour l’école malienne Assimi Goïta décrète année 2026 « année de l'éducation et de la culture» au Mali

L'année 2026-2027 a été officiellement décrétée « Année de l'éducation et de la culture » au Mali, annoncée le 5 février 2026 pour renforcer le capital humain et la refondation de l'État.

17 Fév 2026 - 10:37
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Années 2026–2027 : l’epreuve de vérité pour l’école malienne Assimi Goïta décrète année 2026 « année de l'éducation et de la culture» au Mali
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Années 2026–2027 : l’epreuve de vérité pour l’école malienne Assimi Goïta décrète année 2026 « année de l'éducation et de la culture» au Mali

 Cette initiative vise à relever des défis structurels, après une rentrée 2025-2026 marquée par des difficultés scolaires. Cette annonce, aussi porteuse d’espoir soit-elle, soulève une question fondamentale : s’agira-t-il d’un simple slogan politique ou d’un véritable tournant historique pour l’éducation nationale ? Une institution face à des défis structurels

Depuis plus d’une décennie, l’école malienne traverse des zones de turbulences caractérisées par l’insécurité territoriale, la fermeture d’établissements et une insuffisance criante d’infrastructures. Dans de nombreuses localités, les apprenants évoluent encore dans des conditions précaires, souvent privés de manuels et d'encadrement stable. Ces réalités ne sont pas de simples données statistiques car elles représentent des destins et des talents que la nation a le devoir de préserver.

Les aspirations légitimes de la jeunesse

Pour les élèves et étudiants, ces années dédiées à l’éducation incarnent la promesse d’une égalité des chances retrouvée. La jeunesse malienne aspire à fréquenter des établissements dignes de ce nom, dotés de bibliothèques fonctionnelles, de laboratoires modernes et d’un accès structuré aux outils numériques. Elle ne réclame aucun privilège indu, mais sollicite simplement les moyens de bâtir son avenir par la force du travail et la reconnaissance du mérite.

L’enseignant, pilier de la refondation

Il est impératif de souligner qu’aucune réforme ne saurait porter ses fruits sans placer l’enseignant au cœur du dispositif. Véritables colonnes vertébrales du système, les formateurs attendent aujourd’hui une reconnaissance institutionnelle accrue, une stabilité professionnelle garantie et un accompagnement pédagogique de qualité. Investir dans la condition de l’enseignant revient, par essence, à investir dans l’avenir de chaque enfant du Mali.

Modernisation des savoirs et défi technologique

Les années 2026–2027 doivent impérativement amorcer une refonte des programmes pour favoriser l’esprit critique, la créativité et l’autonomie intellectuelle. À l’ère de la transformation digitale, l’intégration des technologies de l’information doit être maîtrisée afin de transformer le numérique en un levier pédagogique puissant. Cela nécessite la création de plateformes nationales et la production de contenus locaux d'excellence.

Une responsabilité collective pour une souveraineté durable

L’éducation n'est pas l'unique responsabilité d'un ministère ; elle requiert l’implication de toute la société, des familles aux chefs religieux en passant par la société civile. Un pays qui valorise l’intelligence prépare sa liberté et se dote d’une arme pacifique contre la pauvreté et l’extrémisme. Faire de cette période un succès, c’est bâtir les fondations d’un Mali souverain, stable et prospère.

Les autorités actuelles portent une responsabilité historique et ont l’opportunité de transformer durablement le paysage éducatif national. Si le succès est au rendez-vous, elles auront posé un acte fondateur pour les générations futures. L’école malienne attend, la jeunesse observe et l’histoire, en dernier ressort, rendra son verdict.

Kolly Kamissoko