Le ministre Temé sur la controverse de l’homosexualité à l’école : "Tout ce que nous faisons intègre nos valeurs"

16 Déc 2018 - 09:40
Mis à jour: 8 ans
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Le ministre Temé sur la controverse de l’homosexualité à l’école : "Tout ce que nous faisons intègre nos valeurs"
Pr. Temé face aux syndicats d’enseignants
Gagné par le souci de la clarté, le ministre de l’Education nationale, Pr. Abinou Témé, depuis que la polémique sur l’homosexualité à l’école a éclaté, sort de son silence pour balayer d’un revers de la main la rumeur qui a alimenté les réseaux sociaux sur ce sujet controversé. Tout est parti des propos, relayés dans la presse locale, de l’imam Dicko, président du Haut conseil islamique du Mali, soutenant que les "écoles allaient bientôt être assujetties à l’enseignement de l’homosexualité". "Pas possible" ! Répond le ministre de l’Education qui ajoute tout de go que "l’école sera toujours le reflet de nos valeurs". Entretien…   Depuis que la rumeur a enflé sur les réseaux sociaux, suite à la sortie publique de l’imam Mahmoud Dicko affirmant que "l’enseignement de l’homosexualité serait bientôt une réalité dans nos écoles", c’est la première fois que le ministre de l’Education nationale, Pr. Abinou Témé intervient publiquement sur ce sujet pour redresser les torts et recadrer les choses s’agissant de la série d’activités techniques et pédagogiques qui se déroulent à Ségou et qui regroupent les représentants de plusieurs départements ministériels, dont le ministère de l’Education nationale, pour permettre aux enfants de mieux apprendre leurs corps. En rentrant dans le cœur de la polémique sur "l’enseignement de l’homosexualité dans les écoles", une déclaration publique de l’imam Dicko, président du HCI, relativement aux travaux d’un atelier à Ségou qui regroupe des spécialistes de l’Education nationale, le ministre Témé répond que les modules et outils pédagogiques dont il s’agit sont forcément conçus à partir de nos réalités socio-culturelles. Il ne pouvait d’ailleurs en être autrement dans la mesure où, assure-t-il, l’école participe à la valorisation des ressources humaines du pays : en les dotant de qualités à la fois intellectuelles et morales. Pour le ministre de l’Education, l’école, creuset du savoir pour nos enfants, ne peut pas ne pas intégrer les valeurs culturelles de notre pays. C’est bien dans cette logique que l’école, depuis toujours, ici comme ailleurs, reste attachée à l’enseignement de l’homme. Et, dans notre pays, reconnaît le ministre, depuis des années, il y a un souci d’amélioration de l’éducation sexuelle à l’école. Il s’agit, selon lui, de donner une information saine aux enfants sur leurs corps dans le but justement de leur permettre de gérer, en toute responsabilité et sans complexe, les nombreux problèmes liés à leur sexualité à l’école. "On leur apprend sans complexe leurs corps pour que leurs parcours scolaires ne soient pas perturbés par des difficultés de la vie", explique le ministre Témé. Et de rappeler la tenue, récente, à Abidjan (Côte d’Ivoire), d’un important rendez-vous international, sous l’égide de l’Unesco, ayant regroupé des pays comme le Niger, le Sénégal, la Mauritanie, la Gambie, le Mali, etc., lié à la problématique de l’éducation sexuelle des enfants. C’est dans cette logique que des programmes de modules scolaires sont en discussion à Ségou, regroupant plusieurs représentants de départements ministériels, notamment l’Education nationale, la Femme, l’Enfant et la Famille, la Jeunesse et la Construction citoyenne, qui ont en charge la gestion de cette problématique. Il est clair, pour le ministre Témé, que "tout ce que nous faisons, intègre nos valeurs culturelles et sociales". Il affirme sans ambages qu’"aucun Malien ne peut raisonnablement croire que l’école malienne va intégrer des concepts que nous ignorons dans notre culture". Le ministre Témé, sans détour, l’avoue : "Il ne peut pas être question, pour le ministère de l’Education nationale, gardien également des valeurs sociétales, d’enseigner l’homosexualité à l’école, contrairement à ce qui a été annoncé sur les réseaux sociaux". Une recherche documentaire et non des modules à enseigner Pour le ministre de l’Education, qui tient à lever toute équivoque sur cette question, les activités, jusqu’ici techniques, ne répondent qu’à un besoin de recherche documentaire sur l’étude de la question et ne sauraient donc être considérés comme des modules ou des outils définitifs. Abordant la logique d’ouverture qui guide le département de l’Education vis-à-vis des partenaires des écoles, le ministre Témé se souvient, il n’y a pas encore longtemps, de l’atelier qu’il a co-présidé avec l’imam Dicko et dont le thème portait sur "l’intégration des écoles coraniques dans le système éducatif malien". A l’image de cette activité phare, développe le ministre de tutelle, tout ce que l’école fait dans le cadre des programmes scolaires destinés aux enfants est un processus participatif impliquant tous les acteurs de l’école avant d’être définitif. C’est pour cela que le ministre Témé réitère que l’école est ouverte à toutes les suggestions, pourvu qu’elles contribuent à améliorer ses méthodes et ses pratiques. D’où son souhait ardent de voir le président du HCI, l’imam Dicko, se prémunir de précautions pour prendre attache avec les autorités scolaires, leur exposer ses préoccupations avant de les mettre sur la place publique. Et cela, pour l’intérêt bien compris de l’école malienne. Et pour cause. Selon lui, du fait que l’école est avant tout une affaire de tous, il importe que les agissements des uns et des autres, vis-à-vis d’elle soient constructifs et positifs plutôt que de viser à jeter inutilement sur elle la polémique malsaine qui ne peut que l’affaiblir. Telle est la vision du ministre Témé pour le meilleur accompagnement dont l’école a besoin de la part de tous ceux qui sont soucieux de son devenir et qui savent qu’elle ne peut relever la tête que lorsqu’elle affronte sereinement les multiples défis auxquels elle est confrontée pour son épanouissement. Ccom/MEN  

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Commentaires (12)

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Apache
Apache 7 ans
Bonjour resistancerepublicaine.com/wp-content/uploads/2019/12/29c.jpg https://resistancerepublicaine.com/wp-content/uploads/2019/12/29u.jpg resistancerepublicaine.com/wp-content/uploads/2019/12/29z.jpg resistancerepublicaine.com/wp-content/uploads/2019/12/29y.jpg resistancerepublicaine.com/wp-content/uploads/2019/12/29b-1.jpg resistancerepublicaine.com/wp-content/uploads/2019/12/29k.jpg leparisien.fr/faits-divers/paris-une-femme-retrouvee-egorgee-dans-son-appartement-08-12-2019-8212239.php
Apache
Apache 7 ans
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homonyme
homonyme 8 ans
Merci Vincent sinon que Teme donne raison a Dicko pourquoi enseigner la sexualite dans nos ecoles pourqoi ?
Kinguiranke
Kinguiranke 8 ans
La sexualite fait partie integrale de l'humain ou sinon de l'homosapien, alors pourquoi ne pas l'enseigner au Mali alors que partout on l'enseigne? Le Mali bascule dans l'ignorance et l'obscurantisme de Dicko, il faut laisser les gens en paix.
El Hajj Niyefôkoyésegou
El Hajj Niyefôkoyésegou 8 ans
Le BODA HARAM ,c'est à dire l'homosexualité ne marchera pas ici,nous nous dresserons comme un seul contre les partisans,bailleurs et exécutants!
tolérance
tolérance 8 ans
L'imam est est projeté sur cette scène afin de destabiliser le pouvoir D' IBK .La bonne logique fait que certaines déviances ne sont pas tolérées chez.L'imam se laisse tromper par son porte parole ,qui est sur tous les FRONTS pour faire échouer la cause IBK.Il était un fervent défenseur du régime du pouvoir en place,n'ayant pas eu gain de cause est devenu l'enemis n°1.Si l'imam veut un respect éternel au Mali; qu'il fasse attention à certaines personnes.""Quand un pervers vous apporte une nouvelle,vérifier auprès du ministre avant d'agir.Une chose est sûre au Mali ,plus jamais un chef réligieux ne portera un candidats au pouvoir,cela a été vérifié lors des dernières élections.
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