BICIM disparition de 800 000 000 FCFA : Hamadoun Boré : victime ou pas ?

22 Août 2014 - 04:20
Mis à jour: 12 ans
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Le lundi dernier, le personnel de la Banque Internationale du Commerce et d’Industrie du Mali (BICIM), a organisé un grand sit-in devant ladite banque. L’objectif consistait à manifester contre l’arrestation de leur collègue, M. Hamadoun Boré, une interpellation par eux, jugée arbitraire.   bicimSelon le jeune banquier qui nous a reçus, à savoir, M. Hamadoun Bah, Hamadoun Boré, Directeur Commercial Entreprise de la BICIM a été écroué à la prison centrale de Bamako pour Huit Cent Millions de nos francs (800 000 000 FCFA). Et pour cause. Un client nommé M. Cissé Mohamed aurait ouvert un compte à la BICIM pour son entreprise ‘’Cissé Technologie’’. Au moment de l’ouverture dudit compte, il aurait présenté son agent comptable, comme étant apte à faire des opérations sur son compte via une procuration dûment élaborée, chose faisable selon Mr Bah.   C’est ainsi qu’après quelques mois de régularité, l’agent comptable ayant pouvoir de gérer le compte aurait détourné la somme de huit cent millions sur le compte de son patron, Mr Cissé. Ainsi, le Directeur Commercial de la banque Mr Boré aurait été sollicité par le client Cissé pour aller témoigner au tribunal. Mais à la grande surprise, il a été immédiatement conduit à la maison centrale d’arrêt de Bamako.   D’ajouter que leur collègue Hamadoun Bore a fait ce que n’importe quel autre banquier du monde aurait fait et que c’est dans l’exercice de sa fonction qu’il a été pris pour cible par rapport à un forfait qu’il n’a pas commis.   Les collègues banquiers du Directeur Commercial Hamadoun Bore estiment ne plus être en sécurité dans l’exercice de leur fonction.   A en croire, Mr Bah, ces pratiques sont devenues monnaie courante dans les services banquiers du pays ; ‘’les banquiers sont toujours victimes car très souvent illégalement détenus dans le but de faire pression sur leurs employeurs ».   «Nous exigeons la libération de notre collaborateur dans les meilleurs délais. Sans quoi, la lutte continuera et avec toute les banques de la place. S’il le faut, toutes les banques seront fermées», a-t-il conclu.   Il est important de signaler que la direction de la BICIM a tout mis en œuvre pour régler la question à amiable et obtenir la libération du détenu. En vain, du moins, jusque là. A suivre donc !   Ballo

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Commentaires (4)

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Kbk
Kbk 12 ans
Il faut dire tout simplement que le banquier n a pas jouer sont rôle ou il est complice du voleur une entreprise qu on peut détourner une tel valeur est une entreprise ou la banque ne doit jamais donner ou transféré une grande valeur sans appeller le proprieteur du compte surtout quand il y a changement de fournisseur la liquidité n en parlons pas .800000000 n est pas une petite somme et puis dans la procuration il y a une limite de fonction pour ce gèrent parce que c'est pas lui qui signait il s appelle voleur avec complice le banquier pour l entrpreneur comment il peut faire des mouvement sans consultation de ton partenaire ..?????????tres complique Tout ça c'est le manque de contrôle des 2cotes .La confience n exclu pas le contrôle le manque de contrôle qui est la faute de tous les malien le patron n aime pas contrôle et le contrôle n aime pas qu on lui contrôle
Laye
Laye 12 ans
En général tous les banquiers et comptables sont de grands voleurs.
Karo
Karo 12 ans
Encore heureux que vous dites "en général". Comment pouvez vous traiter les membres de deux corporations de voleurs? Il n'y a dans le cas de M. Boré aucune complicité encore moins de vol. Dans aucun livre de droit bancaire il n'est dit que le banquier doit appeler le client avant de payer le chèque. Le chèque est payable à vue; dès que toutes les mentions obligatoires du chèque sont présentes, le banquier paye si la signature est conforme. Il n'a aucune obligation d'appeler qui que ce soit. Il commet une faute en ne payant pas parce qu'il n'a pas pu avoir le titulaire du compte au téléphone par exemple. Dès que la signature est conforme le banquier est tenu de payer s'il y a provision et si le chèque n'est pas frappé d'opposition.
Kassin 12 ans
LES FAITS Les faits, selon un communiqué du 19 août de la direction générale de l'entreprise C.TECH SARL diffusé sur MW par le journal L'indicateur du Renouveau: "CISSE TECHNOLOGIE (C.TECH-SARL) est une importante société de la place. Au sein de cette société, un certain A.T occupait les fonctions de comptable et détenait par devers lui l’ensemble des documents comptables dont les chéquiers de Banque effectuait à cet effet les opérations de banque sur les comptes ouverts au nom de la société. Suite à des soupçons sur des opérations doute uses accomplies par le sieur A.T (plusieurs fournisseurs n’ont jamais reçus les paiements pourtant effectués) la société CISSE TECHNOLOGIE entreprit des investigations auprès de la BICIM. Ces investigations ont permis de révéler que le nommé A.T a effectué plusieurs retraits d’importantes sommes d’argent sur le compte de la société dont-il n’a, à ce jour pu donner la moindre justification. En vérité, il imitait la signa ture du gérant de la société sans éveiller l’attention de la banque qui pourtant se devait naturellement de protéger son client. L’importance des sommes détournées (environ 800.0 00.000FCFA) et la façon d’opérer compromettent irréfutablement le nommé A.T et les services de la BICIM. Ce sont ces faits graves qui ont poussé la société CISSE TECHNOLOGIE à port er plainte contre son comptable A.T." LE CONSTAT Un individu occupant "les fonctions de comptable" dans une "importante société", "détenait" "l'ensemble des documents comptables". Il y a manifestement un gros problème de contrôle interne dans cette "importante société de la place". En effet plus une entreprise est grosse ou "importante" plus il est nécessaire pour ses propriétaires, ses dirigeants, son personnel, et mêmes ses partenaires, que son patrimoine soit protégé donc que ses actifs mais aussi sont passif soit protégé. Cette protection du patrimoine de l'entreprise est faite contre les malversations, mais aussi contre les négligences, erreurs ou omissions qui puissent générer de pertes importantes d'avantages économiques pour l'entreprise. À ce titre, les dirigeants des entreprises mettent sur place, sous leur responsabilité, une politique de définition et de conduite de la protection des avoirs de l'entreprise appelée: Contrôle interne. Celui-ci constitue un moyen de maîtrise des procédures et édicte des règles claires de fonctionnement dans l'entreprise. C'est ainsi que pour toutes les opérations des "entreprises importantes" il y a une procédure et le respect de ces procédures incombe d'abord aux dirigeants de l'entreprise. Le plus souvent il y a un audit externe qui complète le contrôle interne pour aider les dirigeants à mieux maîtriser les risques de pertes de patrimoine de l'entreprise. Les opérations de banques font partie justement des opérations les plus surveillées par le contrôle interne. Il faut une SÉPARATION DES TÂCHES dans les fonctions de l'entreprise pour assurer une meilleure protection des avoirs de l'entreprise. Or, dans le cas d'espèce, un seul individu possédait "tous les documents comptables" de l'entreprise. Il est impératif que celui qui occupe les "fonctions de comptable" dans une entreprise ne doit pas avoir accès aux chéquiers ni à la caisse ni à aucun autre moyen de paiements de l'entreprise. Sinon le risque et la tentation sont grands de se servir soi même. Et visiblement, c'est ce qui semble être le cas ici. Il faut impérativement que les entreprises comprennent au Mali que celui qui comptabilise les opérations de banque (en dépenses comme en recettes) ne doit pas avoir accès aux moyens de paiements de l'entreprise (espèces en caisses, cartes bleues, bon de réduction, chèques, etc). Sinon les mêmes qui dépensent ou encaissent l'argent de l'entreprise seront les mêmes qui les traduisent en chiffres en comptabilité et cela leur donne un POUVOIR ILLIMITÉ de voler l'entreprise et même s'ils ne volent pas quand ils se trompent c'est difficilement détectable, à temps, par l'entreprise. Dans ce dossier, c'est ça qui est la faille et le tort de l'entreprise, C TECH SARL, c'est à dire son contrôle interne est défaillant. Ce qui est le tort du banquier ou de la banque BICIM c'est de ne pas détecter la falsification de la signature sur les chèques incriminés si jamais la signature a été falsifiée comme le prétend le communiqué de l'entreprise. En effet, lors de l'ouverture d'un compte, le client de la banque appose sa signature dans les documents d'ouverture de la banque. Je ne sais pas pour le Mali, mais en France ces signatures sont scannées et peuvent être consultées par le conseiller bancaire de l'entreprise quand il veut dans la banque dès qu'il a un doute. Reste le problème d'une bonne imitation de la signature (qui est pratiquement indétectable par le banquier donc cela dégage sa responsabilité) ou du problème d'une signature facilement imitable (qui dégage aussi la responsabilité du banquier ca
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