Intervention militaire au Mali-relations Algérie-Mali : Discours de clarifications !

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a réaffirmé le jeudi 23 juillet 2026 la doctrine de souveraineté du Mali lors du lancement officiel du BAMEX 202, le Salon International de la Défense et de la Sécurité.

27 Juillet 2026 - 01:50
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Intervention militaire au Mali-relations Algérie-Mali : Discours de clarifications !

La cérémonie s’est tenue sous le haut patronage du ministre de la Défense et des Anciens Combattants, en présence de plusieurs membres éminents du gouvernement : le vice-ministre de la Défense Oumar Diarra, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile Général Daoud Aly Mohammedine, et le ministre de la Jeunesse et des Sports Abdoul Kassim Ibrahim Fomba.

L’ambassadeur de Türkiye au Mali, Efe Ceylan, et le directeur de BAMEX, Harun Sarac, étaient également présents aux côtés d’officiers supérieurs des Forces Armées Maliennes (FAMa).

Abdoulaye Diop a été interrogé sur un article du Washington Post et de The Daily Beast évoquant des discussions au sein de l’administration américaine sur d’éventuelles frappes ciblées contre le GSIM/JNIM au Mali.

Le ministre a d’abord appelé à la prudence et à la rigueur institutionnelle : «Nous savons qu'il y a beaucoup de journaux qui ont repris cette information. Nous n’avons aucune confirmation, aucune déclaration officielle des États-Unis ou d'officiels américains sur cette question. Nous attendons de voir quelle posture le gouvernement américain aura».

Il a ensuite martelé la position immuable de Bamako : «Mais je peux vous assurer que le Mali n’est pas assis en train d’attendre que d’autres viennent régler notre problème. Le Mali compte sur lui-même, sur son intelligence, sur ses ressources, sur ses forces de défense et de sécurité, sur ses propres moyens pour régler les problèmes».

Rappelant les fondements de la diplomatie malienne, il a réitéré les impératifs non négociables de toute coopération : respecter la souveraineté du Mali ; respecter les choix souverains du Mali ; prendre en compte les intérêts des populations maliennes.

Il a conclu : «La moindre des choses que nous pouvons attendre d'un partenaire, c'est de venir demander au Mali de quoi le Mali a besoin ?».

 

Algérie : Plaidoyer pour une approche pragmatique et le bon voisinage

Interrogé sur les relations avec l’Algérie, le chef de la diplomatie malienne a plaidé pour la détente et le dialogue constructif : «Le Mali est condamné à travailler et à chercher des solutions pour une coexistence pacifique avec tous nos voisins. Des premiers pas ont été posés pour le dégel de nos relations avec l’Algérie et reconstruire la confiance entre nos deux pays».

Il a posé clairement le cadre relationnel : «Tout ce que le Mali souhaite, c’est que notre pays soit respecté, que sa souveraineté soit observée et qu’on ne s’ingère pas dans ses affaires intérieures».

Un repositionnement géopolitique assumé

Cette sortie intervient dans un contexte de rapprochement renforcé entre le Mali et la Türkiye dans le domaine hautement sensible de la défense.

Elle coïncide également avec les signaux d'un possible réajustement de la posture de Washington au Sahel, marqué par des ouvertures diplomatiques répétées ces dernières semaines dans un climat de compétition géopolitique accrue.

La question désormais posée est celle de l’ampleur d’un éventuel rapprochement entre Bamako et Washington, alors que le Mali réaffirme avec intransigeance ses principes cardinaux : le respect absolu de sa souveraineté, l'indépendance de ses choix stratégiques, et la défense exclusive des intérêts de ses populations.

Sambou Diarra