L’internationale de la déstabilisation à pied d’œuvre: La coalition des trois États contre le Mali

Qui en veut tant au Mali et aux Maliens et Maliennes ?

28 Avr 2026 - 13:34
Mis à jour: 6 mois
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L’internationale de la déstabilisation à pied d’œuvre: La coalition des trois États contre le Mali
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L’internationale de la déstabilisation à pied d’œuvre: La coalition des trois États contre le Mali

Le 25 avril 2026, le Mali a été frappé par une offensive terroriste d’une ampleur inédite. Derrière les colonnes ennemies infiltrées dans Kati, Bamako, Gao, Kidal, Sévaré et Mopti, se dessine une coalition internationale de la déstabilisation : France, Algérie et Mauritanie, avec l’appui de certains relais extérieurs. L’objectif est clair : briser la souveraineté malienne et s’emparer des ressources stratégiques du pays. Mais la riposte populaire et militaire, la rancœur nationale et la résilience collective annoncent une contre-offensive qui fera date.

Une guerre hybride prolongée

Depuis 2012, le Mali est la cible d’une guerre hybride où se mêlent terrorisme, ingérences diplomatiques et opérations militaires par procuration. Après les parenthèses Serval, Barkhane, Takuba et Minusma, la France impérialiste n’a jamais renoncé à ses visées néocoloniales. L’Algérie, irritée par le retrait malien de la reconnaissance de la RASD, a choisi de sévir en instrumentalisant le JNIM et les supplétifs du Front Polisario. La Mauritanie, pays frontalier devenu passoire, héberge des groupes djihadistes armés et facilite leur contournement du blocus des FAMa au nord, à Tinzaouaten, Anefis et Kidal.

Cette coalition a jugé bon de frapper un grand coup en plein cœur du pays. À Kati, un camion-bélier chargé d’explosifs a été lancé à l’aube contre la résidence du ministre de la Défense, le général Sadio Camara, tué avec d’autres fidèles alors qu’il se rendait à la mosquée pour la prière de l’aube. Simultanément, des attaques ont visé Mopti, Sévaré, Gao, Kidal et des quartiers de Bamako. Le message est limpide : il s’agit d’une guerre totale contre la souveraineté malienne.

Les objectifs cachés : ressources et domination

Le Mali est riche en uranium, or, lithium, pétrole, gaz et terres rares. C’est ce trésor que convoite l’internationale de la déstabilisation. La France veut maintenir son emprise économique et militaire ; l’Algérie nourrit des prétentions insensées sur le nord du Mali ; la Mauritanie joue le rôle de relais faible et complice.

Le Mali, en reprenant son destin en main et en s’affranchissant du joug néocolonial, a montré la voie de la libération des peuples africains. C’est cette audace qui lui vaut d’être ciblé. Les attaques du 25 avril ne sont pas seulement dirigées contre Bamako : elles visent à dissuader tout État africain de suivre l’exemple malien. 

La riposte populaire et militaire

La coalition des trois États n’a pas anticipé la réaction du peuple malien. À Kidal, Gao et Sévaré, les habitants ont pris part aux combats, pourchassant les assaillants et épaulant les FAMa dans la neutralisation des infiltrés. À Kati, la population a contribué à appréhender des terroristes après l’attentat contre la résidence du ministre Sadio Camara. À Bamako, dans les quartiers de Sénou et Djikoroni, des assaillants perdus ont été interceptés et remis aux forces de sécurité.

Les FAMa ont neutralisé d’autres assaillants et capturé des survivants, désormais entre les mains des services de renseignement. Le bilan officiel fait état de blessés, de victimes civiles et militaires, ainsi que de destructions matérielles, notamment la mosquée effondrée et des habitations endommagées. Dans le secteur de Kolokani, quelques heures après les attaques, les Fama ont infligé une défaite cinglante à près de 500 assaillants, démontrant la capacité de riposte immédiate et l’efficacité des forces armées maliennes. 

Une lecture stratégique des événements

L’objectif des attaques du 25 avril n’était pas de prendre le pouvoir - la population ne l’accepterait pas - mais de faire tomber Bamako pour avoir plus de marge au nord à Kidal. En cherchant à provoquer une fracture au sein des Forces de défense et amener les militaires à un putsch, les coalisés veulent atteindre au moral des troupes. En cas de basculement un officier prendrait alors la tête du pays et négocierait avec le JNIM et le FLA, en leur laissant le nord du Mali.

Ce scénario rejoint les calculs de certains cercles français qui rêvent de remplacer Assimi Goïta par un président plus favorable à Paris. Dans ces milieux, on évoque même l’idée de parrainer l’indépendance promise aux séparatistes touaregs et au FLA. L’Algérie et la Mauritanie, alliées de circonstance, ainsi que l’Ukraine, pourraient soutenir ce plan, tandis que le retrait partiel des paramilitaires russes d’Africa Corps faciliterait la tâche.

Cette stratégie s’inscrit dans une posture plus offensive adoptée par la France depuis la tentative de putsch au Bénin en décembre 2025 : reconquérir les «territoires perdus» en Afrique et laver l’affront que les régimes du Burkina, du Niger et du Mali ont infligé à Paris. Mais en jouant à nouveau aux apprentis-sorciers avec les rebelles indépendantistes, la France et ses alliés risquent de reproduire les erreurs du début des années 2010, avec les conséquences désastreuses que l’on connaît pour le Mali. 

Recommandations et vigilance

Face à cette internationale de la déstabilisation, le Mali doit renforcer la vigilance nationale à tous les niveaux, militaire et civil. Il doit contrer les initiatives de déstabilisation, démanteler les réseaux du Polisario et du FLA, instruments de l’Algérie pour affaiblir le pays, et exiger une condamnation internationale unanime. Le silence complice est une trahison. 

Le Mali est aujourd’hui au cœur d’une guerre internationale de la déstabilisation. La coalition des trois États - France, Algérie, Mauritanie - veut briser sa souveraineté et s’emparer de ses ressources. Mais le peuple malien, conscient et uni derrière ses forces armées, refuse de plier par la peur et la panique diffusées en permanence.

Le sacrifice du général Sadio Camara devient le symbole d’un Mali qui ne cède rien sur l’essentiel : sa souveraineté, ses choix stratégiques et son droit à décider seul de son avenir. L’internationale de la déstabilisation est à nos portes. À Kati pour contrôler Bamako, mais aussi à Sévaré pour contrôler tout le Nord avec des mercenaires qui ont lamentablement échoué dans leur tentative de faire tomber le régime en frappant à sa tête. Ils ont trouvé face à eux une internationale de la résistance conduite par le peuple en corps social déterminé. Et quand le Mali frappera fort, ce sera encore ensemble, et cela fera mal. 

L’Aube / Rédaction

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Commentaires (17)

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DIARRA
DIARRA 6 mois
Pour les ennemis qui voilent leurs faces. Allez leur dire de se dévoiler car le Mali est en marche...
TankerTanker
TankerTanker 6 mois
Au sujet du chaos qui règne aujourd’hui au Mali, on entend souvent les mêmes accusations répétées : la France, l’Algérie, la Mauritanie, l’Ukraine… Mais ces affirmations reviennent rarement avec des preuves vérifiables et solides. Elles relèvent davantage du discours politique ou émotionnel que d’une analyse rigoureuse des faits. Pendant ce temps, la responsabilité des autorités en place — notamment la junte militaire — reste trop peu interrogée. Gouverner un pays, surtout dans un contexte aussi fragile, implique d’assumer des choix, de rendre des comptes et surtout de travailler à restaurer l’ordre, la stabilité et la confiance. Or, au lieu de rassembler, on observe souvent des dynamiques qui accentuent les divisions internes : tensions politiques, crispations sociales, manque de dialogue inclusif. Cette fragmentation affaiblit davantage un pays déjà confronté à de sérieux défis sécuritaires et économiques. Il est toujours plus simple de désigner des responsables extérieurs. Mais sans une remise en question interne, sans institutions solides, sans vision claire et sans efforts réels pour unir la population, aucune solution durable ne pourra émerger. Le Mali mérite mieux que des discours accusatoires. Il a besoin de lucidité, de responsabilité et d’un véritable projet de stabilité construit de l’intérieur.
Red
Red 6 mois
Ai cessé de gober tout ça à la lecture d'une "alliance France-Algérie"... Sérieusement, leurs relations sont plus glaciales qu'un iceberg et pourtant elles arriveraient à s'entendre sur un sujet annexe telle que la situation nationale ? (Oui, navré pour ceux qui le vivent actuellement mais la situation au Mali n'est pas une priorité pour la majeure partie de la population mondiale) Il faut arrêter de se prendre pour le nombril du monde, actuellement les yeux de celui-ci sont braqués sur le détroit d'Ormuz ! S'il fallait réellement sortir de la propagande de base (celle qui fait dire à tous les régimes "imposés" de la planète qu'à chaque fois ce sont des agents étrangers qui provoquent les troubles, les gens sont trop heureux pour y penser, sinon) on pourrait chercher un éventuel soutien logistique du côté de l'Ukraine... Celle-ci doit être plus que ravie de la situation et de constater la façon dont les russes (qui devaient avoir réglé le problème terroriste en 6 mois maximum selon certains commentateurs ici...) sont partis la queue entre les jambes sans même combattre... Et vu qu'elle est en guerre avec la Russie depuis à présent 4 ans, fournir aux rebelles ne serait-ce que quelques drones de reconnaissance pour emmerder Wagner/Africa Corps ce n'est pas cher payé pour ce petit plaisir.
Africain
Africain 6 mois
Une coalition mondiale (France, Algérie, Mauritanie… ) aurait organisé une opération ultra-complexe dans tout le Mali… …mais aurait été immédiatement neutralisée par des citoyens et des FAMa omniprésentes, qui capturent même des terroristes “perdus” dans les quartiers. On nous parle d’une guerre internationale sophistiquée, mais les assaillants se font arrêter par des habitants dans les rues. On évoque une stratégie globale pour “prendre Bamako”, tout en expliquant que personne ne pourrait jamais prendre le pouvoir parce que le peuple ne le permettrait pas. - Aucun mot sur le Maroc, pourtant régulièrement présenté comme une porte d’entrée stratégique de la France vers l’Afrique. - Silence également sur certains choix diplomatiques récents, comme l’abandon de la position traditionnelle sur le Sahara occidental, pourtant historiquement lié aux principes fondateurs de l’Union africaine. - Silence aussi sur les accords signés avec les Touareg , unilatéralement déchirés par la junte, à l'époque les touarègues avaient déjà la possibilité de marcher sur Bamako. - Silence aussi sur l'Or du Mali vendu au émiraties via le Maroc à des prix défiants toute concurrence. On accuse tout le monde (France, Algérie, Mauritanie, Ukraine…) sans jamais présenter une seule preuve vérifiable. Mais en même temps, tout est parfaitement sous contrôle. Donc : - L’ennemi est à la fois surpuissant et totalement inefficace - L’État est à la fois menacé et totalement maître de la situation - Et toute critique devient forcément une “complicité avec l’internationale de la déstabilisation” À ce niveau, ce n’est plus une analyse… c’est un délire .
VADIM KIRPITCHENKO
VADIM KIRPITCHENKO 6 mois
Voici une version plus sarcastique, toujours autour de 1000 caractères : ⸻ Ah, quel chef-d’œuvre… On tient là un scénario digne d’un blockbuster : une « internationale de la déstabilisation » où la France, l’Algérie et la Mauritanie comploteraient dans l’ombre comme des méchants de dessin animé. Il ne manque plus que la musique dramatique et un générique de fin. Ce qui est fascinant, c’est l’absence totale de preuves : pas de sources solides, pas de faits vérifiables, juste des affirmations assénées avec aplomb. Mais visiblement, plus c’est gros, plus ça passe. Plutôt que d’analyser sérieusement une situation sécuritaire complexe, l’article préfère empiler les clichés : néocolonialisme, ressources convoitées, guerre hybride… le bingo est complet. C’est quand même pratique ce genre de récit : tout expliquer par un complot extérieur évite soigneusement de regarder les problèmes internes en face. Au final, on n’apprend rien, mais on comprend une chose : on n’est pas en train de lire une analyse, mais un exercice de storytelling politique assez paresseux.
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