Le bilan des inondations au Népal et en Chine franchit le cap des 1000 victimes

Les inondations catastrophiques qui ont ravagé des localités à travers l'Himalaya, au Népal et en Chine, la semaine dernière, ont fait plus de 1000 morts, selon le plus récent bilan humain fourni par les autorités.

1 Sep 2026 - 10:51
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Le bilan des inondations au Népal et en Chine franchit le cap des 1000 victimes
Le bilan des inondations au Népal et en Chine franchit le cap des 1000 victimes

L'agence népalaise responsable de la gestion des catastrophes a annoncé mardi que 987 décès avaient été recensés dans le pays, et que 3916 personnes étaient toujours portées disparues, dont 583 ressortissants étrangers.

Les autorités chinoises, dans leur dernier bilan publié dimanche, ont fait état de 16 morts et de 546 personnes toujours portées disparues, dont 261 étrangers.

Sur le terrain, des équipes de secours accompagnées de chiens de recherche continuent de passer au peigne fin la boue, les rochers et les débris à la recherche des milliers de personnes toujours portées disparues.

L'ampleur de la catastrophe — glissements de terrain, routes détruites et dégâts généralisés isolent les zones reculées — entrave les opérations de sauvetage dans les deux régions.

Les équipes de secours doivent faire face à des conditions difficiles pour fouiller des terrains instables et des amoncellements de débris, ce qui fait craindre une augmentation du bilan des victimes à mesure que les sauveteurs atteignent les communautés isolées.

Ouvriers d'hydroélectricité disparus

Au Népal, les sauveteurs tentent toujours de rejoindre des centaines d'ouvriers qui seraient piégés à l'intérieur de tunnels sur des chantiers hydroélectriques. Environ 900 ouvriers sont portés disparus sur 12 chantiers, dont environ 500 seraient piégés dans des tunnels, selon les autorités népalaises.

Le général de brigade Raja Ram Basnet, porte-parole de l'armée népalaise, a mentionné que des équipes, assistées par des experts étrangers, intervenaient sur plusieurs chantiers hydroélectriques.

Des images diffusées par l'armée montraient des équipes de secours pénétrant dans des tunnels sombres et encombrés de débris, pataugeant dans la boue et l'eau et escaladant des rochers à la recherche de signes de vie.

Du côté chinois, les équipes de secours ont passé au peigne fin les zones touchées par les coulées de boue, en particulier autour du poste-frontière du port de Gyirong, qui a été détruit.

Certains sauveteurs, aidés par des chiens de recherche, ont fouillé les interstices entre les rochers et les débris à la recherche de signes de vie. D'autres équipes ont utilisé des engins de chantier pour dégager une autoroute principale menant au poste-frontière de Gyirong Port.

Communautés isolées

Au moins 11 814 personnes ont été secourues à ce jour, selon les autorités népalaises. Les équipes d'urgence utilisent des hélicoptères et d'autres appareils pour atteindre les communautés isolées dans les zones où les routes et les ponts ont été détruits.

Mardi, les autorités ont également intensifié leurs efforts pour venir en aide aux survivants dans les zones où les routes et autres voies de communication ont été endommagées ou coupées.

Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Guo Jiakun, a affirmé que la deuxième tranche d'aide humanitaire de la Chine destinée au Népal devait être expédiée mardi.

Celle-ci comprendra notamment des drones, du matériel de tests ADN et des équipements de purification de l'eau. Des experts chinois en tests ADN aideront également le Népal à identifier les corps, a-t-il ajouté.

Bimal Sharma, un pilote d'hélicoptère qui effectue des missions de sauvetage et de secours depuis le début de la catastrophe, s'est dit choqué par l'étendue des dégâts à Timure, une ville frontalière proche du Tibet qu'il connaît depuis des années.

«J'avais l'impression de survoler un paysage complètement différent», a-t-il raconté.

M. Sharma a expliqué qu'il avait eu peu d'occasions de s'entretenir avec les personnes qu'il avait secourues, mais que leurs expressions lui avaient révélé à quel point la catastrophe les avait profondément affectées.

«Je peux voir la douleur dans leurs yeux. C'est déchirant», a-t-il avoué.

Effondrement glaciaire

La catastrophe du 26 août a été déclenchée par une série d'événements survenus dans les hauteurs de l'Himalaya. L'effondrement d'un glacier a projeté d'importantes quantités de roches, de glace et d'eau de fonte dans les vallées en contrebas, provoquant de puissantes inondations en aval.

Les scientifiques qui ont étudié les images satellites ont indiqué que cet effondrement semblait attribuable à une rupture du substrat rocheux sous un glacier de la région himalayenne. La chute de roches a été suffisamment puissante pour être enregistrée comme un séisme de magnitude 5,2.

Le déferlement d'eau et de débris qui en a résulté s'est déversé dans les rivières qui traversent les vallées du Tibet et du Népal, provoquant une montée rapide de leur niveau. Les eaux de crue ont emporté des habitations, des bâtiments, des routes et des ponts, et ont entraîné de la boue et des rochers en aval.

Le premier ministre du Népal, Balendra Shah, a fait valoir que cette catastrophe soulignait la nécessité de prendre des mesures pour lutter contre les changements climatiques.

«Cet incident montre que les risques auxquels nous sommes confrontés dans la région himalayenne s'accroissent avec les changements climatiques», a écrit M. Shah lundi soir sur les réseaux sociaux.

«Cette région doit donc rester vigilante, et il est temps pour nous de porter avec force à l'attention de la communauté internationale la question des catastrophes liées aux changements climatiques», a-t-il ajouté.

Shristi Kafle et Sheikh Saaliq, The Associated Press

Source: https://www.lapresse.ca/