Entretien avec Assarid Ag Imbarcawane, 2e Vice-président de l’AN : «Le langage du porte-parole du gouvernement divise les Maliens»

12 Juil 2012 - 02:06
Mis à jour: 14 ans
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L’Honorable Assarid Ag Imbarcawane, député élu à Gao et 2e Vice-président de l’Assemblée nationale du Mali, dans cette interview qu’il nous a accordée, se dit choqué les propos tenus par le ministre de la Communication, de la Poste et des Nouvelles Technologies, Porte-parole du Gouvernement, Hamadoun Touré, selon lesquels, «le gouvernement ne sera pas ouvert à ceux qui nous sont hostiles». Car Assarid estime que personne n’est contre le gouvernement de transition, lequel doit être ouvert à tout le monde. [caption id="attachment_47366" align="alignleft" width="310" caption="assarid Ag Imbarcawane"][/caption] 22 Septembre: L’Assemblée nationale vient de participer à la rencontre du Groupe de contact de Ouagadougou. Ce forum a-t-il été une réussite ou un échec? Assarid Ag Imbarcawane: Le sommet des chefs d’Etat s’est tenu à Ouaga le samedi 7 juillet 2012. En tout cas, pour moi, il a été une réussite. C’était un sommet d’un niveau politique extrêmement élevé. Je pense que tous ceux qui ont été là-bas, que ce soit l’Assemblée nationale, le Haut conseil des collectivités, les partis politiques représentés ou non à l’Assemblée nationale, la société civile, la Chambre de commerce et d’industrie du Mali, le Conseil national de la jeunesse, ont transmis le message qu’ils souhaitaient transmettre aux chefs d’Etat qui forment ce Groupe de contact. Il s’agit du Président du Burkina Faso, Blaise Compaoré, du Président de la Côte d’Ivoire, Président en exercice de la CEDEAO, Alassane Dramane Ouattara, du Président du Bénin et de l’Union africaine, Thomas Boni Yayi, du Président du Togo, Président de l’UEMOA, Faure Gnassimbgé, du Président du Niger, Mahamadou Issoufou, très concerné par le problème du Mali, du Président Goodluck Jonathan du Nigéria. Tous ces chefs d’Etat ont accepté de faire le déplacement, naturellement avec le représentant du Président de la transition et du Premier ministre maliens, Mme le ministre des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration Africaine. Cette conférence s’est très bien déroulée. Je pense que vous avez écouté les résolutions. Contrairement à ce que les gens pensaient, nous ne sommes pas allés à Ouaga pour former un gouvernement. Nous sommes partis faire le point, avec ces chefs d’Etat, des acquis par rapport à la gestion de la crise et des perspectives d’avenir. Voilà pourquoi nous avons été à Ouaga. En quoi la rencontre a-t-elle été utile? La réunion  a été utile pour la simple raison qu’il y a eu des missions précises qui ont été confiées aux uns et autres. Il y a des missions qui doivent être exécutées par le Groupe de contact de la CEDEAO et d’autres qui ont été très clairement confiées au Président de la transition et au Premier ministre. Je pense que c’est ça qu’il faut retenir. Naturellement, tout cela doit faire l’objet de concertations entre les deux plus hautes autorités de notre pays, les partis politiques, la société civile et l’armée. On ne peut rien faire dans notre pays sans l’armée Le communiqué final de cette rencontre parle de gouvernement d’union nationale. Au même moment, le porte-parole du gouvernement laisse entendre que celui-ci ne sera pas ouvert aux gens qui leur sont hostiles. Qu’en pensez-vous? D’abord, il a été dit au cours de la réunion, par le ministre des Maliens de l’Extérieur et de  l’Intégration Africaine, comme message du Premier ministre, qu’il était prêt à ouvrir le gouvernement mais qu’il n’était pas prêt à faire entrer des gens qui sont hostiles à la transition ou qui sont hostiles à l’équipe gouvernementale actuelle. En tout cas, on ne sait hostile à qui? Ensuite, le Porte-parole du gouvernement a repris la même chose. Je pense, pour ma part, à la situation dans laquelle se trouve le Mali aujourd’hui, non seulement au niveau de Bamako, où nous connaissons une crise institutionnelle que nous n’avons jamais connue, mais aussi à la crise du nord, où nous avons des régions entières qui sont occupées par des groupes armés intégristes, salafistes. Aucun Malien ne doit être hostile à un autre. Je pense que, de la part d’un Porte-parole du gouvernement, cela ne devait pas être dit. Ce sont vraiment des bêtises, il ne devait pas tenir de tels propos. Le gouvernement, c’est le gouvernement de la République, de tous les Maliens. Dans la situation actuelle, nous ne sommes pas dans une situation normale ou dans des conditions normales, où nous aurions une majorité et une opposition. Nous ne sommes pas dans ce contexte. Le gouvernement n’a pas présenté de Déclaration de politique générale à l’Assemblée nationale pour savoir qui est contre lui.  C’est un gouvernement de transition. Dans les conditions normales, personne ne doit être hostile à un gouvernement de transition. Tout le monde doit faire en sorte que la transition marche. Donc, ce genre de déclaration creuse davantage de fossés entre les Maliens. Et pour ma part, très honnêtement, j’estime qu’on doit arrêter de faire ce genre de déclaration. Pour moi, personne ne peut être hostile ni au Premier ministre, ni au gouvernement. Quelle que soit la nature du gouvernement et des hommes qui animent celui-ci dans la situation actuelle. Ce que nous voulons, ce sont des hommes qui soient là pour faire le travail à eux demandé par le peuple malien. Nous avons besoin seulement de régler la crise institutionnelle ici, nous avons besoin de rapidement récupérer les régions occupées et nous avons besoin d’organiser des élections libres et transparentes sur l’ensemble du territoire, pour sortir notre pays de la crise. Je crois que de tels propos, on doit les arrêter. On doit  arrêter de parler d’hostilité vis-à-vis de quelqu’un. C’est un langage avec lequel, personnellement, je ne suis pas d’accord et je ne serai jamais d’accord. Je parle en mon nom. Je ne suis pas d’accord qu’un porte-parole du gouvernement dise qu’ils ne vont jamais y mettre des gens qui leur sont hostiles. Ce ne peut être que des Maliens. Ce n’est pas un gouvernement qui est fait dans les règles de l’art. Ce n’est pas un gouvernement issu d’élections transparentes. Donc, personne ne doit lui être hostile. Je pense très honnêtement que si les gens ont le souci d’amener les Maliens à s’entendre, pour faire aux défis auxquels notre pays fait face aujourd’hui, on doit cesser de tenir de tels propos. Selon vous, à qui s’adressaient-t-ils? Je ne sais pas. En tout cas, moi, je ne suis pas hostile au gouvernement. Je ne connais et n’ai jamais rencontré quelqu’un qui est le soit. Au contraire, tout ce que le gouvernement a demandé, aux uns et autres, les gens l’ont fait. Donc, je ne sais pas comment on se lever un beau matin et dire que les gens sont hostiles au gouvernement. Je ne comprends pas. Je n’ai jamais entendu cela. Je suis dans les rouages administratifs et politiques depuis 40 ans, je n’ai jamais entendu de tels propos. Je pense qu’ils doivent cesser. Les gens sont obligés de travailler ensemble. S’ils ne font pas, eh bien ce pays ne s’en sortira pas. Au moment où le Comité d’évaluation de la CEDEAO se trouve à Bamako, le gouvernement annonce la mise en place d’une force spéciale de 1 200 hommes pour sécuriser la transition. Que vous inspire cette mesure? Je pense que tout cela est prévu par l’Accord cadre. L’aspect militaire de la crise doit être réglé par le gouvernement en rapport avec la CEDEAO. Ce que nous avons dit à Ouaga, c’est que nous devons appuyer simplement l’armée malienne. Si une force militaire doit venir nous aider à récupérer les régions du nord, ce sera en appui aux forces armées et de sécurité maliennes. Il est possible que notre armée, si on lui donne les matériels nécessaires, fasse des choses auxquelles les gens ne pensent pas. Notre armée n’est pas suffisamment équipée et formée. Les militaires qui vont faire l’évaluation, c’est une très bonne chose. Je pense qu’à la fin, les forces armées et de sécurité, le ministère de la Défense, le gouvernement et la CEDEAO se mettront d’accord sur ce qu’il faut faire, non seulement au niveau des organes de la transition mais aussi pour récupérer les régions du nord. Ils ont dit qu’ils ont formé une unité spéciale pour sécuriser pour les organes de la transition. Je pense que, quand un gouvernement dit cela, nous, en tant parlementaires, on ne peut que lui faire confiance. Les gendarmes, les policiers et les gardes dont il a parlé sont des Maliens. Si les Maliens sont décidés à sécuriser les organes de transition, ils le feront. Avez-vous un mot à dire sur la concertation que la COPAM, le mouvement IBK 2012 et leurs alliés projettent d’organiser ce week-end? Je pense que tout ce qui n’est pas organisé sous l’égide du gouvernement ou du Président de la République ne doit pas être fait. C'est-à-dire que, même si nous avons une convention, un forum, un congrès ou une concertation, il faut que ce soit  sous l’égide des autorités en place. Ainsi, les résultats qui en sortent sont ceux de tous les Maliens. Les gens sont libres de prendre leurs décisions, mais tant que ce n’est pas sous l’égide des autorités maliennes et en accord avec la classe politique, cela ne fait que diviser davantage les Maliens. Je ne pense pas que ce soit une bonne chose. Les gens qui occupent aujourd’hui Gao, Tombouctou et Kidal sont un danger pour l’ensemble du monde, pas pour le Mali seulement. D’autres viennent grossir leurs rangs tous les jours. Je ne sais même pas si l’on mesure le danger auquel notre pays est confronté, comme les pays de la sous-région. La situation est très grave et les gens ne mesurent pas sa gravité. On fait du bruit comme si la situation était normale. Moi qui suis en train de vous parler, j’ai attiré l’attention, tant sur le plan national qu’international, sur les risques que courait le Mali après le conflit libyen, il y de cela un an. Je savais qu’il allait avoir des répercussions sur le Mali, qu’il allait créer des problèmes dans le Nord du Mali et nous empêcher d’allers vers des élections libres et transparentes, conformément au calendrier prévu. Interview réalisée par Youssouf Diallo

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Commentaires (86)

User
cosmopolite
cosmopolite 14 ans
not comment! Je dis simplement vive Assarid Ag Imbarcawane!!! Le seul vrai représentant du peuple. Il l´a démontré plus d´une fois.
Dr ANASSER AG RHISSA
Dr ANASSER AG RHISSA 14 ans
ÉVITER LES DIVISIONS ET LES AMALGAMES POUR PRENDRE SES RESPONSABILITÉS, S’ENTENDRE, SE RÉCONCILIER, VIVRE MIEUX DANS L’UNITÉ ET VOIR L’AVENIR AUTREMENT Bonjour, Suite aux échanges avec des milliers d’internautes, en particulier avec des Maliens, concernant la crise Malienne, certains font des amalgames qu’il convient d’éviter au risque de diviser ou d’augmenter la fracture sociale et rendre difficile, voire impossible la vie commune, l’unité nationale et le développement. Vous trouverez, ci-dessous, une liste non exhaustive, mais déjà imposante, de ces amalgames. (1) Le premier amalgame, c’est de penser que tous les Touaregs sont du MNLA ou de Ansar Dine, sont rebelles, islamistes, sont des ennemis du Mali ou des terroristes. Exemple, je suis Touareg de père Malien et de mère du Niger et je ne suis ni du MNLA, ni de Ansar Dine, ni rebelle, ni islamiste, ni ennemi du Mali, ni terroriste. (2) Le deuxième amalgame, c’est de dire que : MNLA=ANSAR DINE= MUJOA=BOKO HARAM=AQMI=TERRORISME MNLA et Ansar Dine ont commis des atrocités d’une extrême gravité comme des actes terroristes et ont eu probablement des liens confus avec les groupes terroristes Aqmi, Mujoa et Boko Haram. MAIS, MNLA ET ANSAR DINE, SONT-ILS VRAIMENT DES GROUPES TERRORISTES ? COMPTE-TENU DE LEURS ACTES ATROCES ET IGNOBLES, A EUX DE DÉMONTRER LE CONTRAIRE. LA COMMUNAUTÉ NATIONALE ET INTERNATIONALE LES SURVEILLE. Le MNLA et Ansar Dine intègrent des Maliens, sans les laver (à la justice de juger) de leurs actes, LE DIALOGUE EST NÉCESSAIRE AVEC CES FRÈRES MALIENS COMME DIT LE PREMIER MINISTRE. (3) Le troisième amalgame, c’est de croire qu’il faut faire la guerre et ensuite les communautés vont se réconcilier. La réconciliation après une guerre ne marchera jamais, elle générera une spirale de révoltes et empêchera l’unité nationale. (4) Le quatrième amalgame, consiste à se faire justice. LES MALIENS NE DOIVENT PLUS ACCEPTER CET AMALGAME. CEUX QUI LE FONT DOIVENT Y RENONCER ET LAISSER LA JUSTICE LEUR FAIRE JUSTICE EN LA LAISSANT JUGER LES CRIMES ET ATROCITÉS COMMIS PAR D’AUTRES, EN PARTICULIER PAR MNLA ET ANSAR DINE. (5) Le cinquième amalgame, c’est croire que les autres vont chasser le terrorisme pour eux. LES MALIENS DOIVENT CHASSER LES TERRORISTES DU MALI EN COLLABORANT A TOUS LES NIVEAUX ENTRE EUX, AVEC LES PAYS VOISINS ET AVEC LES PARTENAIRES, VIA UNE BASE D’INFORMATIONS STRATÉGIQUES D’INTELLIGENCE COLLECTIVE, CONTRE L’ENNEMI COMMUN: GUERRE INFORMATIONNELLE. Cette dernière est la seule solution efficace contre le terrorisme. (6) Le sixième amalgame, c’est croire que la démocratie permet à tout un chacun de faire tout ce qu’il veut, comme insulter les autres et/ou être raciste et/ou favoriser ses intérêts au détriment des autres. Chacun a des droits mais aussi des devoirs tels qu’assumer sa citoyenneté, participer aux décisions à tous les niveaux, respecter les autres, éviter le racisme et contribuer à la durabilité du Mali. (7) Le septième amalgame, c’est penser que les autres vont agir et développer leur pays pour eux. Ce n’est pas aux autres de s’occuper de la crise au Mali, c’est aux Maliens de le faire. La CEDEAO, l’UA et l’ONU ne pourront que conseiller, aider mais ce n’est pas à eux de payer les conséquences d’une fracture sociale et/ou économique au Mali. Ces amalgames, à éviter, créant un cycle de confusions et divisions font qu’une sortie de crise tarde à se faire au Mali. Dr ANASSER AG RHISSA EXPERT TIC ET GOUVERNANCE [email protected]
mohamed
mohamed 14 ans
Voila un article que les Maliens doivent lire pour connaitre leur dirigeants . Je vous remercie pour le bon travail que vous faites, toute l’équipe de RFI et vous-même, au bénéfice des auditeurs africains qui, comme vous le savez, sont majoritairement fidèles de la radio. Cependant je voudrais vous signaler qu’un homme du genre de M. Soumeylou Boubeye Maïga, ancien Directeur de la Sécurité d’Etat et ancien Ministre Malien, ne mérite pas l’honneur de parler sur vos antennes. Ce Monsieur, tristement célèbre pour ses actes ignobles, doit répondre de ses crimes. Il fut le fondateur des Milices Gandakoy qui ont lâchement assassiné d’innocentes populations civiles, et programmé de véritables pogromes dans tout l΄Azawad de 94 à 96. En 1990-92 il a fait partie de l’équipe gouvernementale qui a donné le coup d’envoi de l’opération « Kokadjé », entendez épuration éthnique, et qui a englouti corps et âmes, tant de civils , y compris des intellectuels et notables importants dans tout l΄Azawad. Directeur de la S.E. il a institué la censure sur les communications (téléphone et poste). Les fonds secrets ont été majorés de 240 millions de FCA à 10 milliards pour casser les contre-pouvoirs, partis politiques, syndicats, Etudiants, société civile, administration etc. De cette époque, date du début de la désintégration des institutions au Mali, et l΄ aboutissement de la déliquescence actuelle. Profitant de ses positions officielles occupées, il a fait main basse sur les biens publics (plus de 4 Milliards de FCFA de détournements de fonds publics au Ministère de la Défense, des immeubles de l’Etat à Bamako et Gao, qui sont à ce jour inscrits à son nom propre et à celui de sa famille). La doctrine qu’il partage avec ses commanditaires, consistait à provoquer des événements graves pour polariser l΄attention de l΄opinion publique et empêcher le citoyen de censurer les turpitudes des Gouvernants Maliens. Durant des années ces conflits provoqués et entretenus sciemment par la distribution des armes, de l΄argent, à tous les antagonistes, ont ensanglanté tout le pays, sans aucune intervention des pouvoirs publics pour y mettre fin. Ce qui atteste de l’état d’esprit monstrueux et démoniaque du carré des hauts responsables politiques maliens dont fait partie M. Maïga. Je peux vous dire que ces guerres fratricides ont provoqué une véritable hécatombe savamment encadrée par les Autorités Maliennes de l’époque, sous la houlette de M. Maïga. Lorsque vous aurez connaissance de ce qui précède, vous comprendrez pourquoi nous sommes terriblement outrés d΄entendre des interviews de M. Maïga qui passe ainsi pour un honnête homme. Par respect à toutes les victimes et leurs ayant-droits, M. Maïga devrait se taire en attendant de répondre de ses crimes. En conséquence, je vous serais reconnaissant de demander à M. Maïga de s΄expliquer sur tous les crimes commis par lui de 91 à ce jour, au lieu de pavoiser. Avec tous mes respects. Hamma Ag Mahmoud .
Fama
Fama 14 ans
C'est rassurant de voir qu'il reste encore des sages dans notre pays malgré le chaos actuel. Vraiment merci, vous êtes réellement une chance pour notre pays. Continuez sur cette voie et surtout ne vous laissez pas destabiliser ou décourager par vos contempteurs. Comme vous l'avez si bien dit, beaucoup de gens, y compris en occident ne mesurent pas réellement le mal silencieux qui guette notre pays et au delà. Encore merci et courage cher député, on a plus que jamais besoin des répresentants dignes comme vous. Merci pour tout!
maiga issa
maiga issa 14 ans
Amanokal taglassane!je vous salue vous etes reste constant c est a dire vous meme.je crois que vous etes le suel elu touareg de gao a demeurer a votre poste.vous etes le symbole de tous ces touaregs qui sans boucan contribuent a l unite du mali.bravo et merci
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