Après le lancement de l'opération Serval : Iyad Ag Ghali se la coule douce à l'hôtel Laïco de Ouagadougou

22 Jan 2013 - 10:44
Mis à jour: 14 ans
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Entre Blaise Compaoré et Iyad Ag Ghali, c'est le baiser et la poudrière. Le guerrier du désert et le président médiateur, sont ils les grands perdants de cette guerre à laquelle ils étaient opposé? Depuis l'hôtel Laico de Ouagadougou, Iyad Ghali, l'une des victimes collatérales de l'opération Serval, s'informe par SMS. Alors que l'opération Serval se poursuit sur les sables mouvants du nord Mali, le chef de l'Etat burkinabé, Blaise Campaoré et le rebelle diplomate très "policé ", Iyad Ag Ghali, surnommé le Sniper au turban, depuis la chute des villes stratégiques du nord Mali, se chambardent. Loin des rafales et des coups de canon, ils échangent régulièrement au bout du fil via le missi dominici, le mauritanien Moustapha Chafi, l'homme de main et l'oreille du président Compaoré. Le guerrier du désert et le président médiateur, sont ils les grands perdants de cette guerre à laquelle ils étaient opposé ? L'alchimie d'une non intervention d'une force internationale au Mali n'a pas fonctionné au finish. Selon une source autorisée, jointe par Les Afriques, Iyad Ag Ghali, qui s'était vite démarqué des troupes d'AQMI est tombé dans son propre piège. Le Mollah de Kidal, 54 ans, patriarche respecté, à la fois craint et adulé par la communauté des Ifoghas où sa voix est prépondérante, vit dans une suite de luxe du 11 ème étage de l'hôtel Laico, un des bijoux du défunt guide libyen, Mouammar Khadaffi. C'est là qu'il reçoit et consulte. Plusieurs personnalités de renom issues de la haute hiérarchie militaire, du gratin politique et du milieu des affaires défilent à longueur de journée. Djibril Bassolé, Francois Compaoré, Djenderé, Moustapha Chafi, le milliardaire Lancine Diawara le côtoient et le protègent. Chouchouté et cadeauté par l'entourage présidentiel immédiat, Iyad Ag Ghali est une pièce maîtresse du leadership du chef de l'Etat, Blaise Compaoré dans la géopolitique du no man 's land sahélien. Qui le tient, contrôle la nomenclature des chefs de guerre du Nord Mali. C'est le prix à payer, car tout le monde devra s'y accommoder. L'homme fort de Ouagadougou l'a si bien compris en devenant le tuteur attitré aux petits soins de celui qui est par ailleurs très écouté à Doha et à Riyad. Toutefois, depuis l'arrivée des jihadistes, les Fous de Dieu, qui sont passés à la vitesse supérieure dans leur projet absolutiste d' l'instauration de la charia (loi islamique), Iyad Ag Ghali apparaît de plus en plus isolé du jeu. Le pouvoir lui échappe peu à peu et le régime de Bamako ne joue plus sa musique. Mieux, le pouvoir en place a rompu les amarres avec le mouvement islamiste, Ansar Dine qu'il dirige. Ses incessants allers retours Kidal- Ouagadougou pour discuter de la crise qui sévit au Nord Mali ont fait sauter le verrou. Contre toute attente, les cartes ont vite changé de mains. Depuis deux mois, le rebelle Iyad Ag Ghali a déserté son fief et prend les nouvelles de ses combattants via texto. En réalité, selon un haut dignitaire de la rébellion touareg reconverti en homme d'affaires, avant même la chute de l'ancien président Toumani Touré, les membres d'AQMI ont pris leur distance avec les cadeaux dispendieux et les antichambres diplomatiques qu'ils considèrent comme des officines d'espionnage. "En voulant gagner du temps, avec la bénédiction de son parrain, Blaise Compaore, il s'aperçoit que les choses lui échappent et son leadership se fragilise" commente notre source. Les deux hommes impuissants face à la machine militaire mise en branle par la communauté internationale ont ils perdu la guerre diplomatique d'avance ? Surement, puisque Iyad, loin du théâtre d'opération, sans armes, se la coule douce à Ouagadougou et son mentor, Blaise Compaoré, est déconnecté du dispositif. Après le doux baiser c'est le temps de la poudrière. La France, tête de pont de l'opération Serval, qui surveille de très près l'axe Ouaga- Nord Mali, a confié cette mission au diplomate Éric Bosc, qui débarque à Ouaga, valises et blocs notes en main. Par Ismael Aidara (www.lesafriques.com)

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Commentaires (61)

User
EL TORO
EL TORO 14 ans
Une très grande affirmation; est ce vrai? Sinon ne pas diffuser des informations non vérifiées SVP.
filos
filos 14 ans
VOUS NOUS FAITES HONTE LES JOURNALEUX MALIENS ET DU RESPECT POUR LE PRESIDENT BURKINABE QUI NOUS SOUTIENT AVEC TOUT LE PEUPLE DU FASO
SE.NFALY .T
SE.NFALY .T 14 ans
"qui nous soutient il ne peut faire autrement,sinon il se devoilerait"
Minikka
Minikka 14 ans
C'est incroyable, Ouaga est devenu l'autre sanctuaire des islamistes narcotrafiquants. Si cet article dit vrai, c'est que Blaise Compaoré est aussi coupable que ces assassins islamistes qui ont tués de sang froid des militaires maliens à Aguel Hoc. A mon avis, un mandat d'arrêt doit être émis contre cet assassin.
Si_leRidicule_tuait
Si_leRidicule_tuait 14 ans
Y'aurait il un concours d'intox en ce moment au mali?...Pas mal celui là..mais la 1ere place reste toujours à celui qui a annoncé la mort du journaliste Touré ,et de la replique des habitants du gao... Bonne chance à tous les journaleux..
Anikante
Anikante 14 ans
Blaise sait qu'un Touareg chasse du Mali ne peut aller nulle part autre qu'au Burkina. Il n'est pas bete. Il cherche a mettre son pays a l'abri. Les Maliens ont voulu faire la force avec les Touaregs au final on a completement perdu le nord. Il y aura forcement un etat Azawad independant et Blaise veut s'assurer que ca ne s'etend pas chez lui.
diakyand
diakyand 14 ans
qui a voulu fait la force avec les touaregs au Mali.Il arreter la propagande raciste.
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