Multiples provocations du MNLA : A la limite de l’humainement supportable

07 Fév 2013 - 03:33
Mis à jour: 14 ans
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Après avoir interdit l’accès de la ville de Kidal aux éléments de l’armée malienne, ne serait-ce qu’aux côtés de leurs frères d’armes de l’opération Serval de la France, le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) ou du moins ce qui en reste (après la déculottée à lui infligée par les troupes du Mujao dans la région de Gao), remet ça en continuant de narguer l’Etat et le peuple maliens à travers la reconquête des villes libérées à la faveur de l’intervention française et le déploiement de la Misma. [caption id="attachment_80440" align="alignleft" width="400"] Moussa Ag Assarid, porte-parole du MNLA[/caption]  Le MNLA poursuit donc sa stratégie de harcèlement moral et de défiance vis-à-vis du Mali et du peuple malien. Sinon, comment comprendre que ce mouvement illégal et illégitime, se réclamant de façon indue de la communauté touarègue, pousse l’outrecuidance de l’affront et de l’humiliation jusqu’à vouloir occuper ou réoccuper les villes nouvellement libérées du joug des islamistes et des terroristes ? L’armée malienne était-elle dans un état si déliquescent pour ne même pas être en mesure d’assurer la sécurisation et la stabilisation des zones libérées grâce à l’intervention française ? Ainsi, selon plusieurs sources concordantes, notamment des images diffusées sur les antennes de TV5 avec la confirmation par RFI, le MNLA aurait réinvesti la ville de Ménaka depuis le mardi dernier. En effet, toujours selon RFI, c’est une colonne d’une vingtaine véhicules avec des combattants du MNLA à bord qui s’est emparée de cette ville et ses environs sans rencontrer d’opposition. Ainsi, il a fallu moins d’une semaine au MNLA pour se reconstituer, se donner une capacité opérationnelle et reprendre l’initiative militaire sur le terrain. Aujourd’hui, ce sont donc toute la région de Kidal et une bonne partie de celle de Gao qui échapperaient encore au contrôle de l’Etat malien. Car, d’après les images diffusées par TV5 et d’autres médias étrangers, ces zones sont "administrées" par "les rebelles touareg" du MNLA avec le drapeau de ce mouvement sur tous les édifices publics. Pour l’écrasante majorité de Maliens, ces images sont non seulement choquantes, mais elles tout aussi humiliantes et insupportables pour une population dont les nerfs sont à bout et qui ne tarderont certainement pas à lâcher si rien n’est fait. L’opération Serval est-elle en train de dévier de ses objectifs initiaux qu’on ne s’en prendrait pas autrement. Car, comment comprendre que malgré tout le mal que ce mouvement a fait au Mali et au peuple malien, que la France continue à le considérer comme "un interlocuteur crédible et un partenaire fiable dans les opérations en cours dans le nord du Mali ?" L’euphorie qui a suivi les premiers succès de l’intervention française qui a valu la libération effective des villes de Konna, Diabaly, Gao, Tombouctou et autres, fait progressivement place à l’amertume et à la frustration quant à l’indulgence et l’incompréhensible bienveillance dont bénéficie le MNLA de la part de "l’ami français". Une attitude jugée troublante, choquante voire révoltante pour bon nombre de Maliens. Il reste établi cependant que dans cette crise malienne se jouent plusieurs enjeux sous le couvert de la libération du territoire et la guerre contre le terrorisme. En effet, il est évident qu’au-delà des objectifs initiaux de l’intervention militaire, l’engagement français vise également à accélérer ou tout au moins à favoriser la libération des otages français détenus par leurs ravisseurs dans cette partie du territoire malien. Une démarche tout à fait est normale et légitime. Car, une opération aussi complexe, coûteuse  et comportant beaucoup de risques, ne saurait se limiter aux seuls intérêts du Mali, quelles que soient la justesse et la noblesse des causes défendues. C’est au Mali, notamment à l’Etat malien, de savoir ce qu’il veut au juste et où se situe véritablement ses intérêts dans ce jeu à symétries multiples et souvent divergentes. Malheureusement, l’Etat malien semble laisser toute initiative à l’ennemi en la matière. En effet, depuis le déclenchement des hostilités en janvier 2012, c’est le MNLA qui décide des agendas, fixe les calendriers des actions diplomatiques et militaires, s’il n’en détermine pas les règles. A ce sujet, il importe de souligner le précieux apport dont bénéficie notre pays de la part de la diplomatie nigérienne qui paraît beaucoup plus agressive et mieux adaptée à la situation actuelle et qui correspond vraisemblablement à la nature réelle de l’ennemi (MNLA et autres). Heureusement que d’autres pays, outre le Niger, sont également profondément engagés dans ce combat pour la défense de l’intégrité territoriale du Mali. En effet, ils sont nombreux ces pays et hommes d’Etat, que l’on peut à juste titre qualifier de vrais amis du Mali, qui se sont révélés tout au long de cette crise. Il s’agit, entre autres, des présidents Mahamadou Issoufou du Niger, Alassane Ouattara de la Côte d’Ivoire, Yayi Boni du Bénin, Idriss Déby du Tchad, Macky Sall du Sénégal, Obiang Nguéma de la Guinée équatoriale, Sa Majesté Mohamed VI du Maroc, François Hollande de la France, etc. Ces hommes d’Etat, ainsi que les membres de leurs gouvernements, ne ratent aucune occasion pour promouvoir le Mali, défendre son intégrité territoriale, faisant ainsi leur l’adage qui voudrait que l’on soit toujours capable de se mettre à la place de la victime afin de mieux apprécier sa situation. Aucun doute que le Mali saura davantage compter sur cette exemplaire solidarité africaine et internationale pour sortir plus renforcé de l’épreuve actuelle. D’ici là, toutes les dispositions doivent être prises d’ores et déjà pour désarmer le MNLA, si nécessaire par la force, afin de ramener à la raison ce mouvement qui "n’est représentatif d’aucune quelconque communauté du Nord du Mali". Toute attitude contraire à cette exigence, contribuerait à créer davantage plus de doute et d’incompréhension dans l’opinion. En effet, il faut éviter à tout prix le risque d’exacerber le sentiment d’indignation qui se mue de plus en plus en celui de révolte chez beaucoup de compatriotes. Pour ce faire, le MNLA doit immédiatement cesser ses provocations outrancières et belliqueuses de plus en plus insupportables et insoutenables. Le peuple malien n’aspire qu’à la paix dans le respect de sa dignité avec toute la considération requise. Est-ce trop demander pour un peuple qui a tant donné à l’Afrique et à l’humanité ? Selon l’adage "mieux vaut prévenir que guérir un mal" ! Bréhima Sidibé

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Commentaires (41)

User
pengyou 14 ans
Dans tout ca est ce que c'est la france qui a decide que l'armee malienne ne rentre pas a Kidal, ou bien juste parce que le MNLA l'a decide?
mort aux terroristes
mort aux terroristes 14 ans
Comment voulez-vous que l’armée malienne fasse quelque chose contre ces voyous pendant que ses fils se tuent entre eux?C'est honteux.
nonalinertie
nonalinertie 14 ans
Que voulez-vous ? Si l’Etat malien n’est même pas foutu de lancer des mandats d’arrêt internationaux contre les traitres, apatrides, destructeurs d’édifices publics, voleurs, violeurs, complices d’assassins appelés MNLA !!!! Avec cette nouvelle tactique de pose de mines par le MUJAO en milieu nomade, le MNLA devrait se faire prisonnier tout seul : s’allier avec le diable pour chasser son armée avant d’y être chassé par le diable, et enfin libéré par son pays. Des milliers de compatriotes réduits à l’exil, et au moment où ils s’apprêtent à rentrer chez eux, poser des mines pour que, les nomades et leurs animaux par définition en déplacement permanent soient les premiers à en être des amputés, des éclopés voire des morts. D’où l’extrême urgence de mettre en place et pérenniser un système de renseignement de l’armée /gendarmerie /police en milieu nomade surtout où se déplacent la majorité des terroristes (en ne confondant pas renseignement et délation) : retour de l’administration, rencontres régulières lors des foires hebdomadaires, convocations des chefs de fraction par l’administration, tournées aériennes et terrestres de troupes solidement armées en milieu nomade pour rassurer les nomades livrés aux représailles des terroristes, mise en place d’un système pérenne de brigades d’autodéfense encadrées par l’armée dans le maximum de villages et de villes de la ligne de front, etc. En attendant que l'armée, la CPI et les mandats d'arrêt internationaux finalisent le reste du travail... Il semble qu'au lieu d'aller au front combattre les vrais ennemis du Mali que les étrangers sont entrain de combattre pour nous, certains bérets rouges et verts sont entrain de se canarder à Bamako ce matin...
Moussa ibou
Moussa ibou 14 ans
C'est vraiment une honte ce qui se passe au mali. Je n'ai jamais su que les maliens sont aussi laches et sans au une sens de dignité. Comment comprendre tout un pays se faire humilier et insulter par ces touaregues ? comment comprendre l'armee d'un pays se comporter comme des femmes et qui de detalent desqu'ils apercoivent un touaregues. Les militaires refusent d'aller a menaka tout simplement parceque le MNLA leur a donné l'ordre de ne pas y mettre pieds. J'ai honte pour les maliens
Momooooooo
Momooooooo 14 ans
Laisse mouton pissée
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