Nord du Mali : Sale temps pour le MSA

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La CPA, le MSA et la CMFPR2 dénoncent la duplicité du ministre et l’accuse de complicité avec le MNLA et le HCUA

Selon RFI, dimanche 15 octobre, un haut gradé du MSA a été abattu alors qu’il rentrait chez lui. L’officier abattu était un « élément clef » dans le dispositif de sécurisation de Ménaka, confie Moussa Ag Acharatoumane, le leader du Mouvement pour le salut de l’Azawad (MSA).

Cet assassinat vient s’ajouter à la longue liste des difficultés rencontrées par ce groupe armé depuis plusieurs mois. D’abord, le départ de son allié historique, le Gatia, qui a dû délocaliser ses troupes plus au nord cet été pour combattre les ex-rebelles de la Coordination des mouvements de l’Azawad. Laissant dans le même temps, le MSA seul face aux nombreuses attaques, terroristes ou non, perpétrées dans la zone, notamment à la frontière avec le Niger.

Profitant de la débâcle du Gatia, les ex-rebelles ont également signé leur retour surprise dans la région de Ménaka, à la fin du mois de juillet. Depuis, « rien ne va plus », confient des sources locales. « L’insécurité a progressé », affirment-elles.

La CMA s’emploie à contester l’hégémonie du MSA sur la zone. Il y a quelques jours, un document signé par de nombreux chefs de factions indiquait qu’ils quittaient le MSA pour rejoindre les rangs de la CMA. Derrière ces prétendus ralliements, rapidement démentis, se cache une partie d’échecs, un jeu d’influence locale, dans lequel chaque camp essaye de s’attirer les faveurs des populations.

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