Femafoot-Airness : Une séparation à l'amiable et un consensus patriotique
Les correspondances croisées et officielles datées du 29 mai 2026 entre le Comité Exécutif de la FEMAFOOT (Fédération malienne de football) et le président fondateur d’Airness, Malamine Koné...
Les correspondances croisées et officielles datées du 29 mai 2026 entre le Comité Exécutif de la FEMAFOOT (Fédération malienne de football) et le président fondateur d’Airness, Malamine Koné, révèlent une réalité historique implacable, c'est à dire une volonté manifeste, consensuelle et digne de tourner la page sans animosité, afin de rebâtir le football malien sur de nouvelles bases.
Le communiqué de la FEMAFOOT et la lettre de Malamine Koné parlent le même langage, celui de la responsabilité. Contrairement aux rumeurs de rupture conflictuelle distillées par des esprits malveillants, l’équipementier a lui-même pris les devants. « C’est dans une volonté d’apaisement et afin de préserver l’intérêt supérieur du football malien, que j’ai récemment proposé une résiliation amiable du contrat actuel qui courait jusqu’en 2028 », écrit le patron d’Airness. Un geste fort, complété par l'effacement de toutes les dettes liées aux dépassements de dotations.
Du côté de la fédération, l'attitude reste élégante mais ferme. Dans son communiqué officiel, elle rappelle que cet engagement historique de 25 ans est « reconnu, respecté et apprécié à sa juste valeur ». La convergence de vues est donc totale. En toute souveraineté, la FEMAFOOT a validé cette résiliation à l’amiable et attend la signature finale des documents pour lancer un appel d'offres international, transparent et ouvert, un processus d'ailleurs ouvertement salué et encouragé par Malamine Koné lui-même. La polémique stérile est donc définitivement close.
A nouvelle équipe, nouvelle ambition
Cet épisode assumé démontre une chose essentielle, l’actuelle gouvernance de la FEMAFOOT n’a pas d’amis à privilégier, elle n'a que les intérêts du football malien à défendre. Gérer une fédération moderne, ce n'est pas faire de la philanthropie sentimentale, c'est basculer dans l'ère du professionnalisme.
Le football de haut niveau à l'échelle internationale est devenu une industrie extrêmement coûteuse. Financer la modernisation, assurer des conditions d'élite à nos sélections nationales et structurer la formation de nos jeunes talents exigent des ressources financières massives. Pour sortir le football malien de sa précarité historique, la FEMAFOOT se devait d'optimiser ses ressources contractuelles. La remise à plat du dossier équipementier n'est pas un désaveu du passé, c'est une exigence comptable et stratégique pour capter les milliards indispensables au football de demain.
Le Comité exécutif de la FEMAFOOT doit poursuivre sa route sans se soucier des langues malveillantes. Ces détracteurs de salon ignorent tout de la rigueur managériale et des réalités économiques du sport moderne, ils préfèrent le confort de la stagnation aux efforts qu’impose le vrai professionnalisme.
Les vérités de l'histoire
Dans leur volonté de nuire, certains commentateurs ont tenté d'exhumer de vieux dossiers, notamment le fait que Malamine Koné ait personnellement pris en charge, pendant 5 ans, les salaires de sélectionneurs nationaux (à l'instar de Jean-François Jodar à l'époque).
Il convient de remettre les pendules à l'heure : ces accords contractuels datent d'il y a deux décennies. Ils découlaient d’un commun accord direct, à l'époque, entre le ministère des Sports, la fédération de l'ère passée et le patron d'Airness, qui avait d'ailleurs eu toute latitude pour choisir lui-même le sélectionneur. Cette époque est révolue et ces arrangements passés n’engagent absolument en rien l’actuel Comité exécutif de la FEMAFOOT, qui n'en sait strictement rien et n'a pas à commenter cet héritage.
Aujourd'hui, sous la direction de Mahazou dit Baba Cisset, la FEMAFOOT a instauré une ère de redevabilité et de transparence absolue, calquée sur les standards internationaux (comme l'a prouvé le récent recrutement rigoureux du sélectionneur national). Le protocole est clair, les discussions économiques se font dans la discrétion des bureaux, mais les constats de faits sont publics.
Le message envoyé par les deux parties est limpide. Malamine Koné conclut avec noblesse : « Le Mali restera toujours au-dessus de tout. » La FEMAFOOT, quant à elle, avance vers l'avenir libérée de ses chaînes. Les avocats du diable peuvent ranger leurs dossiers vides car le train du renouveau du football malien est déjà en marche.
A. Diallo