Fin du Conseil de Direction 2026 de la DGI : Vaste opération de mobilisation des recettes enclenchée sur fond de modernisation

C’est sur une note d’engagement et de confiance quant aux réformes envisagées pour renforcer la performance de l’administration fiscale ...

3 Juin 2026 - 12:57
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Fin du Conseil de Direction 2026 de la DGI : Vaste opération de mobilisation des recettes enclenchée sur fond de modernisation

C’est sur une note d’engagement et de confiance quant aux réformes envisagées pour renforcer la performance de l’administration fiscale malienne que la Direction générale des Impôts (DGI) a clôturé le samedi 23 mai 2026, les travaux de son Conseil de Direction 2026 commencés l’avant-veille. Pendant trois jours, responsables administratifs, partenaires techniques et acteurs du secteur privé ont échangé autour des grands défis liés à la mobilisation des recettes fiscales, à la modernisation des outils de gestion et à la souveraineté financière du Mali. Le Ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances avait fixé le cap lors de la cérémonie d'ouverture.

Dans son discours de clôture, le Directeur général des Impôts a rappelé les principaux sujets examinés au cours des assises, notamment la stratégie de mobilisation des recettes, les difficultés liées au recouvrement, le contrôle interne, la gestion du personnel, ainsi que le cadre juridique et institutionnel de l’administration fiscale. Les discussions ont également porté sur la gouvernance administrative et organisationnelle de la DGI, le contrôle fiscal 2025 et la nécessité d’adapter l’administration fiscale aux nouvelles formes d’économie.

Facture électronique instituée, télé procédures généralisées

 Le Directeur général des Impôts s’est particulièrement réjoui du consensus obtenu autour de plusieurs réformes majeures. Parmi celles-ci figurent la mise en œuvre de la stratégie 2026-2030, la formation continue des agents, l’adoption prochaine du Code général des Impôts refondé, l’institution de la facture électronique ainsi que la généralisation des téléprocédures. Les participants ont également validé la création de brigades spéciales de recouvrement et l’opérationnalisation des brigades dédiées aux sociétés minières afin d’améliorer le suivi fiscal du secteur extractif. A l’en croire, ce conseil n’a pas été  seulement un lieu de discussions, mais surtout de décisions. Il a assuré que l’administration fiscale prendra rapidement les dispositions nécessaires pour mettre en œuvre les recommandations issues des travaux. Il a également insisté sur les défis liés à la digitalisation de l’administration fiscale, au respect du plan de carrière des agents et au renforcement de la cohésion sociale au sein des services.

L’administration fiscale : pilier de la refondation de l’État 

A la cérémonie de clôture, le représentant du ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances, a salué la résilience et l’engagement des agents de la DGI dans un contexte marqué par de nombreux défis économiques et sécuritaires. Pour lui, l’administration fiscale constitue aujourd’hui un pilier de la refondation de l’État et un levier essentiel de souveraineté nationale. Il a rappelé que les travaux ont permis d’aborder des questions essentielles, telles que la modernisation de la DGI, la digitalisation des outils de gestion, l’élargissement de l’assiette fiscale et la sécurisation des recettes. Il a souligné que l’ambition du gouvernement, à travers l’Agenda 2063 et le Programme national de Transition fiscale, est de faire de la fiscalité intérieure le moteur du développement national.

Programme National de Transition Fiscale

Pour lui, l’ambition du Département pour l’Agenda 2063 est de contribuer au développement de notre pays en donnant au Mali les moyens de sa souveraineté, en faisant de la fiscalité intérieure le moteur du développement national. Avec le Programme National de Transition Fiscale, les recettes fiscales augmenteraient en moyenne annuelle de 15 % contre 10,3 % dans un scénario à politique inchangée. Ainsi, le taux de pression fiscale atteindrait en moyenne 15,5 % sur la période 2024-2033, avant d’atteindre l’objectif de 20 % à l’horizon 2030. Un défi qui n’est pas, selon lui, au-dessus de leurs forces. Il a également annoncé que la refonte du Code général des Impôts sera engagée sans délai et que la feuille de route numérique de la DGI sera exécutée avec rigueur. Les préoccupations liées au nouveau siège de la DGI, aux équipements informatiques et à la formation du personnel seront examinées en priorité par son département, a-t-il affirmé. Insistant sur la nécessité d’une relation de confiance entre l’administration fiscale et les contribuables, il a salué la mise en place prochaine d’un programme de communication destiné à informer et sensibiliser les citoyens sur les réformes fiscales engagées.

 Alousséni Sanou, ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances, à l'ouverture des travaux: «Chaque franc mobilisé doit désormais contribuer directement au financement des infrastructures, de l’éducation, de la santé, de la sécurité et de l’industrialisation du pays»

C'est une évidence que le ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, s'est fait fort de rappeler à l'ouverture, le 21 mai 2026, des travaux du Conseil de Direction de la DGI, cette instance stratégique de pilotage pour l'économie qui revient après dix années d'hibernation.

En effet dans un contexte marqué par les défis sécuritaires, économiques et sociaux, la mobilisation des recettes fiscales devient plus que jamais une question de souveraineté nationale.

Et, plus que jamais, le Mali doit pouvoir miser sur ses  ressources propres pour financer ses priorités telles que les a énumérées le patron de l'hôtel des finances.

Au premier rang des protagonistes de mobilisation des ressources financières, des soldats de l'économie malienne, la Direction générale des Impôts est abonnée aux performances. Cette année encore, nul ne serait surpris de la voir dépasser l'objectif de recettes assigné qui est de 1 537 milliards de FCFA, soit environ 150 milliards de FCFA de plus par rapport à l’exercice 2025.  

                           

Drissa Togola