Gouvernorat du DISTRICT : IBRAHIMA FÉFÉ KONÉ au centre des POLÉMIQUES
Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’actuel Gouverneur du District, M Ibrahima Féfé Koné, ne fait, en ce moment, pas l’unanimité. Loin s’en faut. Sa gestion des affaires de la cité est aujourd’hui très décriée sur plus d’un registre...
Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’actuel Gouverneur du District, M Ibrahima Féfé Koné, ne fait, en ce moment, pas l’unanimité. Loin s’en faut. Sa gestion des affaires de la cité est aujourd’hui très décriée sur plus d’un registre.
C’est avec M Koné que le phénomène du déguerpissement sauvage des populations s’est particulièrement accentué ces derniers temps. Ces déguerpis font désormais légion un peu partout dans le district : Bacodjikoroni, Niamakoro, Rue Rochester, Hamdallaye derrière le cimetière, Sabalibougou-Est, Sotuba, Djicoroni-Para, etc. Les opérations de déguerpissement ne vont jamais ou presque sans affrontements. Naturellement, nos dirigeants ont toujours de bonnes raisons pour expulser leurs administrés des espaces sur lesquels ils ont des visées plus ou moins légitimes. A Niamakoro, il s’agissait de construire une école ; à Sotuba, l’Etat a prétendu réclamer son dû mais l’a tout simplement proposé plus tard aux plus offrants. A Médina Coura, un Conseiller communal a décidé d’expulser de pauvres gargotières d’un espace qu’il fera lui même occupé pour ses propres ses affaires ; sur la Rue Rochester, au nom de l’aménagement du Territoire, des vendeurs qui occupaient les lieux depuis maintenant plusieurs générations ont été vidés sans ménagement et sans proposition de rechanges; à Samaya, un particulier bénéficiant de la protection de personnes haut placées, a poussé l’outrecuidance jusqu’à vouloir expulser les occupants d’un lieu de culte à son profit…
C’est dire que le phénomène du déguerpissement prend de plus en plus de l’ampleur dans notre capitale et ses environs. Et nul n’ignore que les arguments fallacieux évoqués ne sont motivés que par l’appât du gain et le profit, le tout soutenu par la corruption et le clientélisme. L’Etat, certainement pour se donner bonne conscience, entreprend souvent de timides efforts de recasements des familles déguerpies à l’image de celles de Baco-Djicoroni et de celles de Sabalibougou expulsées dans des conditions inhumaines.
Le Gouvernorat du District chargé de la gestion de ces affaires n’est visiblement pas innocent. L’attitude M Féfé Koné laisse, en tout cas, perplexe. Tous les déguerpis soutiennent les mêmes propos : « il nous a trahi ». Ceux de la Rue Rochester n’ont pas caché leur état d’âme. M Féfé leur aurait fait de grandes promesses avant de procéder nuitamment à la démolition des boutiques avec tous leurs contenus provoquant ainsi des dégâts évalués à plusieurs millions F CFA. Le scénario semble classique et constituerait l’arme favorite de notre Gouverneur. Cette attitude ne sied pas à un véritable homme d’Etat. Les déguerpis ne sont pas les seuls à voir la main du gouverneur dans certaines manigances.
Les hommes politiques à leur tour, n’ont pas une bonne image de M Koné. Le parti Adéma, à travers sa section de la Commune II le soupçonne d’envenimer le litige post-électoral dans ladite circonscription. Pour rappel, les résultats des dernières élections communales ont été contestés par certains candidats. Après plusieurs batailles judiciaires, les plaignants ont été autorisés à siéger au conseil communal. Mais puisque le bureau a été constitué depuis plus d’une année maintenant et se trouve d’ores et déjà en pleine activité, il ne saurait y avoir un bouleversement qui risquera de pénaliser toute la commune. Les plaignant, conscients de cette situation ont, en toute responsabilité, laisser faire. Le Gouvernorat du District aurait dû aller dans la même direction. Ce n’est visiblement pas le cas. Des voix se lèvent de plus en plus pour dénoncer les tentatives de déstabilisation orchestrées par le Gouvernorat lui-même. A quelle fin ? Bien malin qui le sait. A la question si M Koné est véritablement d’obédience Mouvement Citoyen comme il aime à se présenter, les Adémistes de la Commune II, répondent par la négative. Il serait beaucoup plus proche d’un autre parti politique de la place pour lequel il oeuvrerait.
B.S. Diarra