Charte des Nations Unies : Le ministre diop porte la voix du mali et l’AES
Vendredi dernier au siège des Nations unies à New York, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop a pris part à la 8è réunion ministérielle du Groupe des amis pour la défense de la Charte des Nations Unies.
Prenant la parole en premier après le discours introductif du président de séance, le ministre Diop a expliqué que cette réunion qui se tient dans un contexte international extrêmement tendu, est marquée notamment par une multitude de foyers de tension. Il a souligné que quasiment aucune région du monde n’échappe à ces crises, y compris le Sahel.
« Avant de revenir sur le Sahel, je voudrais souligner que les différentes crises sécuritaires auxquelles nous faisons face partagent une constance : elles sont nées et progressent en raison du non respect de la Charte des Nations Unies », a fait remarquer le ministre des Affaires étrangères. En effet, les violations répétées de la Charte des Nations Unies ; la menace ou le recours à la force ; et l’imposition de mesures coercitives unilatérales, sont autant d’entraves à la paix et à la sécurité internationale et au bien-être de nos populations, a relevé le chef de la diplomatie malienne.
Cette triste réalité, qui affecte toutes les nations du monde, doit amener l’ensemble des États membres des Nations Unies à redoubler d’efforts pour conjurer cette tendance dangereuse à la confrontation et au non-respect du droit international, afin de prévenir les générations présentes et futures du fléau de la guerre, comme la Charte des Nations Unies nous y invite.
Notre Groupe a un rôle particulièrement important à jouer dans cette perspective. Le Mali estime que la voix du Groupe doit continuer de résonner avec force, au sein de l’Organisation et de l’opinion publique internationale, pour défendre la Charte des Nations Unies, seul garant crédible de l’égalité souveraine et de l’intégrité territoriale des États, du règlement pacifique des différends, de la non-ingérence dans les affaires intérieures des États.
Le Sahel est victime des agissements contraires à la Charte des Nations Unies, de la part de certains pays, nostalgiques d’empires coloniaux et animés d’une volonté de domination. Pour répondre à ces menaces existentielles, le Burkina, le Mali et le Niger ont, dans le cadre de la Confédération des États du Sahel (AES), engagé une lutte coordonnée, afin d’éradiquer le terrorisme sous toutes ses formes et manifestations dans notre espace commun.
Il s’est réjoui des succès fort importants que nos trois armées continuent de remporter sur le terrain contre l’hydre terroriste ainsi que des progrès enregistrés dans les domaines du développement et de la diplomatie. « C’est l’occasion pour reconnaître et saluer la coopération ô combien précieuse de la Fédération de Russie aux côtés du peuple malien et de ses Forces de défense et de sécurité. Je salue également l’ensemble des partenaires qui continuent de soutenir le Mali et les pays du Sahel central dans ce contexte difficile. Cependant, des défis restent importants à relever. Le Mali souhaite que les États membres du Groupe des amis manifestent plus de solidarité avec les peuples du Sahel. Nous condamnons fermement les sponsors étatiques du terrorisme au Sahel et les narratifs mensongers conçus par certains organes de presse de pays impérialistes. Sur la situation au Moyen-Orient, je voudrais réaffirmer le soutien constant du peuple et du gouvernement du Mali à la cause palestinienne », a réaffirmé le ministre Diop.
Avant de clore son discours, le ministre Diop s’est réjoui de l’attachement du Gouvernement aux principes et aux objectifs du Groupe des amis pour la défense de la Charte des Nations Unies. Il en a appelé à l’unité et à la solidarité entre ses membres, afin de faire face aux défis existentiels de notre temps.
Moriba COULIBALY
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