ONU : l’AES demande à la communauté internationale de condamner tous ceux qui financent les terroristes
Lors de la Déclaration du Burkina Faso au nom de la Confédération des Etats du Sahel, prononcée à la 81e Assemblée générale de l'ONU
Le Ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso, Karamoko Jean Marie Traoré, a prononcé lundi, la Déclaration du Burkina Faso au nom de la Confédération des États du Sahel (AES) devant la 81e Assemblée générale de l'ONU, appelant la communauté internationale à condamner, "sans calcul géopolitique", tous ceux qui financent les terroristes.
"Derrière le bras meurtrier du terroriste se dessinent des soutiens structurés, y compris étatiques, mus par la volonté de reconquérir des avantages et des privilèges perdus", a déclaré Traoré sans citer de noms.
Pour le chef de la diplomatie burkinabè, la Confédération des États du Sahel "n’est pas confrontée à une simple addition de groupes terroristes isolés". "Nous faisons face à une entreprise persistante de déstabilisation, soutenue par des moyens considérables et orientée contre le droit de nos peuples à vivre en paix, à choisir leurs dirigeants, à disposer de leurs ressources et à exercer pleinement leur souveraineté", a-t-il soutenu.
Il a cité entre autres, les attaques terroristes, notamment celles perpétrées les 25 avril et 04 juillet 2026 en République du Mali, et le 18 juin et les 29 et 30 août 2026 en République du Niger, qui illustrent "parfaitement ce constat".
"Nous demandons à la communauté internationale de regarder les faits en face, d'enquêter avec sérieux et de condamner, sans calcul géopolitique, tous ceux qui financent, arment, renseignent ou protègent les terroristes. Le silence, face à de tels agissements, n'est plus de la prudence, mais une complicité", a lancé le ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso, Karamoko Jean Marie Traoré.
Le 16 septembre 2023 le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont adopté par la Charte du Liptako-Gourma avant de créer la Confédération des États du Sahel le 06 juillet 2024.
Pour Traoré, cette dynamique confédérale engagée et assumée "loin d’être un isolement", est la "traduction du refus de la fatalité et de la tutelle chronique ainsi que du rejet de l’indignation sélective devant le drame humain".
"Elle est le signe de la volonté partagée de nos États, de sortir du cercle vicieux de la domination structurelle et de l’exploitation profondément enracinées dans les relents colonialistes et néocolonialistes. Elle porte en elle l’espérance de la renaissance du Sahel central, longtemps étiqueté sous tous les qualificatifs dévaluants", a-t-il dit.
Il a salué le leadership des trois chefs d’Etat à savoir le capitaine Ibrahim Traoré, le général d’Armée Assimi Goita et le général d’Armée Abdourahamane Tiani, qui multiplient les actions de développement et de lutte contre le terrorisme dans l’espace AES.
Source: https://www.aa.com.tr/fr
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