Minusma Sabali !

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Mali: les casques bleus à Kidal pour établir la zone de sécurité
Les casques bleus de la Minusma, la mission des Nations unies au Mali, ici, à Kidal, le 22 juillet 2015. Les soldats ont commencé, ce mardi, à établir une zone de sécurité autour de la ville REUTERS/Adama Diarra

Depuis l’attentat et la prise d’otages à l’hôtel Radisson Blu, les Maliens voient en mirage la paix. Chaque jour apporte son lot d’alertes à la Minusma. Voici le genre de message que les Maliens reçoivent : «message d’urgence : 2  véhicules bourrés d’explosifs seraient récemment entrés à Bamako, pour une destination inconnue. Prudence et vigilance alors… des lieux de regroupements à éviter, les restaurants, hôtels, etc. ».  Il me semble que ce genre de message n’est point une surprise pour les Maliens, la Minusma en a l’habitude. Mais, dans ce cas, elle ne fait pas son travail. Comment elle peut être au courant de l’entrée de deux véhicules suspects à Bamako et ne pas les neutraliser, ou bien c’est juste des messages pour faire peur. Même dans ce cas, la mission onusienne fuit ses responsabilités et sa mission de stabilisation au Mali. Mais ce n’est point surprenant parce que c’était la même chose à Gao, où toutes les deux semaines, des roquettes étaient lancées sur la ville. Il a fallu que le maire de Gao Sadou H Diallo monte au créneau afin que les roquettes cessent. Ces messages ne doivent pas faire peur aux Maliens. Les autorités savent à quoi s’en tenir. Minusma «ka sabali» !

 

Déchéance de nationalité

Selon Jean Louis Sagot-Duvauroux, le dĂ©bat est riche et fervent. C’est normal. Nous parlons tous en citoyens blessĂ©s. Voici ce qu’une amie et parente rĂ©pond Ă  mon analyse : “Et les tueries en Tunisie, au Mali, au Nigeria, etc. c’est la faute de la sociĂ©tĂ© ?” Je lui ai rĂ©pondu ça : “Les tueries sont le fait des tueurs. Il y a un rapport entre l’Ă©tat de la sociĂ©tĂ© et sa capacitĂ© Ă  engendrer des tueurs. Si, en plus des morts qu’ils font, les tueurs parviennent Ă  abĂ®mer les fondements de ce qui tient ensemble les sociĂ©tĂ©s qu’ils attaquent, leur Ĺ“uvre de mort gagne deux fois. En disant Ă  ces centaines de milliers de Français, vous n’ĂŞtes que des demi-Français, c’est comme si on mettait du carburant dans le moteur du terrorisme et qu’on retirait de l’oxygène Ă  l’esprit rĂ©publicain. Deux balles dans le pied, ça n’aide pas Ă  conduire des assauts efficaces.” C’est mon point de vue, c’est-Ă -dire la description de ce que je vois de lĂ  oĂą je suis. Et vous ? Votre point de vue ?

Tunisie, grand pourvoyeur

Personne n’aime se moquer de la mort d’un humain. Mais il y a des situations qui font que nous sommes obligés de dire à certaines personnes de balayer devant leur propre porte. Le Tunisien patron de la Minusma, dont la tête avait été demandée par les organisations de la société civile à cause de ses propos va-t-en-guerre à l’endroit de notre peuple, de son comportement partisan en faveur de la CMA, Mongi Hamdy dit quoi actuellement à propos des terroristes. Son pays, la Tunisie, est le plus grand pourvoyeur de terroristes en Syrie. Des gens qui se battent aux côtés de l’état islamique. Ce sont des jeunes revenus de la Syrie qui ont attaqué la voiture des militaires tunisiens. Ce Monsieur ne connaît pas le Mali. Ce pays n’est pas votre ennemi. Regardez où se trouvent aujourd’hui, à travers le monde, tous ceux qui ont mal parlé de notre Maliba. Mongi, on vous demande seulement de respecter le Mali. On sait comment Abdoulaye Bathily a quitté la Minusma ; on sait pourquoi vous avez précipité la retraite d’Arnauld Akodjenou. Et tant d’autres qui vous disaient la vérité sur la crise malienne, dont la fin ne fait pas votre bonheur.

L’hôtel assure sa sécurité

Le bilan de l’attaque de vendredi pouvait être pire n’eussent été certaines circonstances défavorables aux assaillants. À commencer par la promptitude de l’intervention des forces de l’ordre et de sécurité appuyées par des forces amies dont l’action a dépassé les deux terroristes qui, pris de court, n’ont pu faire usage de tout leur arsenal. Une valise contenant des grenades a été ramassée dans les halls de l’hôtel par les enquêteurs. De plus, le système sécuritaire de l’établissement a permis de réduire considérablement les capacités de nuisance des terroristes bloqués au 4e étage par un dispositif de blocage automatique impossible à déverrouiller de l’intérieur. C’est pourquoi, guidé par un agent de l’hôtel, les forces spéciales ont vite repéré les terroristes dont les tentatives de mettre le feu aux poudres ont échoué à cause des dispositifs anti-incendie incorporés dans les murs. Prévention étant mère de sûreté, les acteurs de l’hôtellerie, à défaut d’innover, devront néanmoins s’inspirer des quelques principes sécuritaires arrêtés en amont par Radisson. Ils ont eu le mérite d’amoindrir les conséquences de l’attaque terroriste de vendredi.

Du nouveau

Ce 24 novembre, on en sait plus sur le dĂ©roulement des attentats Ă  Paris et Ă  St Denis. Le procureur de Paris François Molins s’est adressĂ© Ă  la presse. Une confĂ©rence riche d’enseignements et de nouveaux Ă©lĂ©ments. François Molins a confirmĂ© qu’Abdelhamid Abaaoud, l’organisateur prĂ©sumĂ© des tueries, avait bien pour projet de commettre un attentat dans le quartier de la DĂ©fense dans la semaine qui a suivi les attaques de Paris. L’homme qui s’est fait exploser lors de l’assaut du raid Ă  Saint-Denis aurait fait partie du commando qui a participĂ© aux fusillades des 10e et 11e arrondissements. Les empreintes relevĂ©es sur son corps ont Ă©galement Ă©tĂ© retrouvĂ©es dans la voiture de marque Seat qui a servi Ă  cette attaque. La troisième personne morte dans l’assaut de Saint-Denis, Hasna AĂŻt Boulahcen, est celle qui a trouvĂ© la planque pour Abaaoud, son cousin, et elle savait qu’il Ă©tait mĂŞlĂ© aux attentats. Salah Abdeslam, lui, est toujours recherchĂ©. Il est suspectĂ© d’avoir convoyĂ© les trois kamikazes du Stade de France Ă  bord d’une Clio noire. On a Ă©galement retrouvĂ© une ceinture d’explosifs en banlieue parisienne, et tout porte Ă  croire que c’Ă©tait la sienne, son tĂ©lĂ©phone a en effet Ă©tĂ© localisĂ© non loin de lĂ .

ATT sur l’ORTM

L’ancien président de la République du Mali Amadou Toumani Touré,  en exil à Dakar, est apparu en gros plan dans un documentaire sur le Centre Mérieux. Il avait à ses côtés le Premier ministre de l’époque Ousmane Issoufi Maïga, son épouse Touré Lobbo Traoré, les membres du gouvernement. Le film est réalisé par le Centre Mérieux du Mali qui présentait ses activités, le bilan et les perspectives, les premières analyses et les activités quotidiennes avec les patients. Dans ce film, l’ancien président a pris la parole, on le voit au micro en train de parler. Mais le son est dominé par la voix OFF du réalisateur. La cérémonie d’inauguration de ce centre, les visites d’ATT avec les personnalités, tout y passe sans oublier les parents qui accompagnent leurs enfants malades. Le centre est constitué d’un laboratoire d’analyses médicales, le Laboratoire Rodolphe Mérieux, où sont réalisés quotidiennement des examens de biologie clinique en bactériologie (mycobactéries), en hématologie, en sérologie (Toxoplasmose, VIH), en parasitologie (paludisme), en biochimie et en biologie moléculaire (charge virale VIH, diagnostic moléculaire de la tuberculose).

Bonne ou mauvaise

L’hôtel Radisson Blu a une réputation internationale, selon le président du groupe Rezidor dont Radisson Blu est membre. Mais force est de reconnaître qu’il a été encore plus connu, en bien ou mal. Parce que même les grands ou petits médias ont parlé de cet hôtel, ont tous utilisé le nom Radisson Blu. Ça peut être une bonne ou mauvaise publicité pour cet établissement hôtelier. Ceux qui apprendront à travers le monde que c’est le meilleur hôtel du Mali en matière de sécurité, et qui doivent venir au Mali après l’attentat du 20 novembre 2015, devront réfléchir. Ils pourraient aussi venir dans cet hôtel par curiosité. Radisson, Radisson Blu ou hôtel Radisson, ce nom a sonné partout le vendredi 20 novembre 2015. Mais dès la fin de l’assaut, les médias occidentaux ont commencé à dire l’attentat dans un grand hôtel à Bamako. Les termes varient chez nos confrères en fonction des circonstances. Quand c’est chaud ou froid, quand c’est une bonne ou mauvaise chose. Que Dieu garde Radisson dans un Mali en paix.

Le bar des chefs

Non loin de l’hôtel Radisson, il y a un bar très fréquenté : le bar des chefs. C’est le lieu de rendez-vous par excellence pour les ministres, les directeurs de cabinet, les chefs de cabinet et autres DFM. C’est le lieu des vraies discussions autour de l’alcool. Ah,  oui ! «C’est là que les hommes se rencontrent, bien ivres, ils se disent tout surtout les questions de sous, les passations de marchés, les sanctions contre certains, les grandes décisions du conseil des ministres, et bien d’autres». Selon notre source, la place des chefs est connue dans le bar ; personne ne se trompe. Actuellement, ils commencent à faire venir des députés dans le lot. Les envoyés du questeur, disent-ils, car le questeur de l’Assemblée nationale n’est pas un noctambule, encore moins un maquisard. Et malgré l’attentat à Radisson, le vendredi 20 novembre 2015, les chefs étaient les rares clients du bar. Ils ont même fêté l’anniversaire d’une certaine Zeïnabou Diallo, très connue dans les maquis de la place. La belle guinéenne fraîchement venue de la Guinée, suite à la défaite de Cellou Dalein Diallo à la présidentielle guinéenne, est une créature de la nature. «Elle coûte les yeux de la tête. Tous les chefs ne peuvent pas passer la nuit avec elle», parole de source.

Une foule curieuse

Le Mali fait toujours exception à la règle. Les Bamakois sont curieux. Ils  étaient des centaines de personnes à converger le vendredi 20 novembre 2015 vers l’hôtel Radisson. Chacun muni de son téléphone pour avoir des images, prendre des photos, suivre de près le déroulement de la prise d’otages. Du jamais-vu ! Le périmètre de sécurité délimité par la Minusma a été débordé par la foule curieuse. Des jeunes, des femmes et des vieux, tout le monde, tous voulaient être témoins de la fin de la prise d’otages. Alors que dans les autres pays, la circulation serait coupée, les populations priées de se mettre à l’abri. Mais au Mali, rien à faire. Les autorités de la commune IV ont décidé de fermer les écoles de leur  commune, les banques et autres établissements. Mais, ce sont les jeunes gens qui devraient être très loin de la zone d’intervention, qui ont grossi le lot des curieux. Au lieu de rentrer à la maison, ils sont restés devant Radisson. Alors que les revendeurs de cartes de recharge téléphoniques qui ont vu le début de l’opération, qui ont échappé, avant de voir les assaillants ouvrir le feu sur les vigiles à la porte, ne sont plus revenus sur les lieux. Certains ont failli en faire dans leur culotte : la diarrhée de peur !

 

 

Tous «Journalistes»

L’inconvénient de l’entassement des populations devant Radisson a rendu la tâche très difficile aux hommes de médias, les journalistes qui sont venus un peu en retard ont eu tous les problèmes du monde. Au même moment, tout le monde était devenu journaliste. Les curieux venus ont fait passer toutes sortes d’informations. En lieu et place du journaliste, c’est le commun des Maliens, posté devant l’hôtel Radisson, qui a juré la main sur le cœur qu’il y avait plus de 40 morts, mélangeant les morts, les blessés et les personnes évanouies. Ces curieux devenus informateurs ou journalistes de circonstance ont contribué à la diffusion de la mauvaise information au niveau de l’opinion publique. Une situation déplorable. Le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, que nous saluons, a fait tout contenir et donner la vraie information. Salif Traoré, qui était entre le PC et la devanture de l’hôtel, a été obligé de dire aux journalistes maliens de se méfier des informations colportées. Mais que faire si sur nos radios aussi abondaient dans le même sens. On  a fait le bilan avant la fin de l’assaut : 40 morts ont été annoncés alors qu’il y a en avait que 22. 15 au niveau de l’ascenseur, 3 dans une salle, un corps retrouvé sous l’escalier principal, le jeune gendarme MDL Moussa Sangaré, et les deux assaillants. Ce qui fait un total de 22 morts. Même  dans sa première déclaration, le chef de l’Etat avait annoncé 21 morts. Avant de corriger après. Actuellement, les travailleurs de Radisson parlent de 3 assaillants tués sur 6.

Plus de moyens

On ne cessera jamais de saluer les forces armées et de sécurité du Mali, la DGSE malienne, avec sa force spéciale. Ces hommes qui crachent le feu, avec la manière et l’assurance. Ces hommes sont déterminés à se battre comme le stipule leur slogan : «Efficacités et discrétion». Mais force est de reconnaître que ces hommes ont besoin de plus de moyens, d’armes, de machines afin de faire face aux nouvelles situations. C’est vrai que sans gilets, sans drone, sans moyen logistique efficace, ils donnent des résultats. Ils font de nos jours le nécessaire pour combattre le terrorisme, au-delà des aspects de droits, des questions de renseignement qui nécessitent de l’argent. Le Mali a certes gagné le vendredi 20 novembre 2015 une bataille, mais pour gagner la guerre, cela nécessite beaucoup d’efforts, de sacrifices de la part d’abord des populations, qui doivent accepter un changement dans leur comportement de tous les jours, ensuite se soumettre aux fouilles et autres contrôles partout dans la ville. En plus de tout cela, les autorités ne doivent plus se contenter de dire : «nous allons équiper nos forces, elles doivent agir maintenant». Il y va de l’intérêt de nous tous.

Des voitures abandonnées

Les attentats à Paris du vendredi 13 novembre 2015 ont créé une grande frayeur chez les populations de la capitale française. Certains ne sont pas remis jusqu’à présent de la psychose née des attentats. Cela malgré toutes les formes d’assistance. Une semaine après les attentats, plusieurs voitures abandonnées ont été récupérées par les forces de sécurité. En plus de certains objets et motos, selon les agents de la police. Mieux, d’autres parents de victimes sont encore sous le choc de l’assassinat de leurs parents, ils ne pensent aux voitures. Ils leur font attendre le temps du deuil. Mais il y a d’autres voitures qui sont sans document ; d’autres étaient stationnées bien avant l’attentat. Les policiers ont attendu l’aval du procureur de Paris avant de toucher à ces voitures et autres objets. Car à part les objets ramassés à l’intérieur du Bataclan, tous les autres n’étaient pas concernés par l’enquête dans un premier temps. Lors de sa récente sortie, le procureur dit avoir ne rien oublié mais que objet, effet, voiture, moto seront examinés par la police scientifique afin d’établir leur provenance.

La malheureuse Pamela Badjogo

Ă€ l’occasion de la sortie de son nouvel album «Mes Couleurs», la chanteuse gabonaise Pamela Badjogo devrait se produire en concert dĂ©dicace le 14 novembre 2015 Ă  21h Ă  l’Institut français du Mali. Malheureusement, cela a Ă©tĂ© reportĂ© Ă  cause des attentats Ă  Paris. Les organisateurs de ce concert et la direction de l’Institut français du Mali avaient remis le concert au vendredi 20 novembre 2015. Cela a aussi coĂŻncidĂ© avec l’attaque contre l’hĂ´tel Radisson de Bamako. Le concert de Pamela a Ă©tĂ© reportĂ© Ă  cause du deuil national et de l’état d’urgence en cours. Ce qui veut dire qu’elle doit attendre, en espĂ©rant qu’il n’y ait pas un autre attentat en France ou au Mali. Et pourtant Pamela et son groupe avaient bien prĂ©parĂ© la sortie de son premier album, tout comme le concert pour prĂ©senter aux mĂ©lomanes le contenu de cet album. Mais face Ă  la volontĂ© de Dieu, on ne peut rien.

La culture se meurt

La culture malienne est riche, diverse et variée, mais les acteurs du monde de la culture souffrent. Bien avant la crise, les artistes-musiciens, chanteurs se battaient contre la piraterie. Aujourd’hui, le métier de producteur d’artistes n’a plus son sens ; la piraterie et les nouvelles technologies de la communication ont tué ce métier. Les activités et initiatives culturelles se font rares ; le ministère de la culture est absent sur toute la ligne. Mais où va le budget de la culture ? Les artistes sont dans l’oubli total. Seule satisfaction, les activités culturelles à Ségou. Malgré la bonne volonté de Mamou Daffé et son staff, tout le monde ne peut pas aller à Ségou. Au département de la culture, on se cache derrière la crise ; on ne peut pas parler de la biennale parce qu’IBK n’aime pas la biennale. Les salles de spectacles ne font aucune production. L’Ensemble instrumental national, le Ballet national et le Badema n’existent que de nom. Aucun financement pour le cinéma, encore moins la création des pièces de théâtre. Les peintres, sculpteurs, qui sont les parents pauvres, rasent les murs. Ce grand pays assiste malheureusement à l’agonie de sa plus grande richesse. Alors qu’elle peut être l’arme fatale pour faire face à tout ce que nous voyons actuellement

Rassemblées par la Rédaction

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1 commentaire

  1. heidi:Lenta, tak da, te, kto strojat i te, kto ih porzvddhieajet i dobivajutsja etogo: chtoby ludi tusovalis v torgovih zentrah, chtoby nachisto zabyli, chto jest jeshe drugije zennosti v etom mire pomimo potrebitelskih i materialnih!U nas razvivajut zhadnost, zavist, stremlenije k nazhive.Voobshe eto politkia nashego gosudarstva.Ponajtno, chto byla nuzhda v torgovle, razvitii biznesa, no ne do takoi zhe stepeni.Kak-to nado meru znat: eto apokalipticheskoje razvitie: nichego pozitivnogo ono ne prineset. Evropa i mir uzhe davno zadumalis ob ekologii, razumnom razvitii ekonomiki, o garmonii s prirodoy: narod kazhdoje derevo berezhet, na velosipedah vse jezdjat…a u nas:( ja ne znaju ili gospoda biznesmeny u nas takije, ne vidjat, chto krasivo, chto urodlivo…privyk zhit na pomoike.

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